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Paracha Béhar-Bé’houkotaï

59 min

Rav Yossef David

Ensuite : Chaye Sarah : le caveau de Hévron et le choix d'Yitzhak, 13 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Programme du cours

Dans les shiurim que nous avons en général, et dans la formation que je vais vous donner, il y a trois objectifs. Premièrement, lire la paracha et comprendre de quoi elle parle, toutes les parachot de la Torah. Deuxièmement, apprendre un peu l'hébreu, cela fait partie du programme du shiur. Troisièmement, avoir les réponses à des questions, franchement pas religieuses, sur la paracha: en général, on essaie de poser des questions que quelqu'un qui n'est pas forcément religieux, qui vient d'un milieu pas religieux, aurait pu poser sur la paracha.

Ce sont en fait des questions d'émouna, et on va essayer de répondre à tout cela. Donc, première partie: les dinim de la Chemita. Je crois que c'est cette semaine, si je ne me trompe pas: Béhar Bé'houkotaï. La précédente était Emor et les Kohanim. La paracha, c'est Béhar Bé'houkotaï ? Kaf, Kafé, Béréch Kafé. Coupé, oui. Collé, oui. Il y en a deux. On en a donc deux pour le prix d'un. On n'a qu'une heure pour les faire, donc on n'a rien gagné en fait.

## La Chemita

Donc, premièrement, les dinim de la Chemita. Deuxième partie: de quoi parle-t-on ? Vous notez, les stylos, je ne les vois pas trop bouger, je ne sais pas quoi dire. Les dinim de la Chemita, premièrement. Alors, la Chemita, c'est quoi ? C'est une fois tous les sept ans, un commandement très bizarre que la Torah nous ordonne: on n'a pas le droit de travailler la terre d'Israël. On doit la laisser, ou alors on a le droit de la travailler, mais on n'a pas le droit de faire du commerce avec ce qu'on obtient de la production de la terre. Et il y a plein de conséquences à cela. Comment attaque-t-on aujourd'hui le problème en Israël, avec un État moderne, avec des relations internationales et tout cela ? Comment gère-t-on une Chemita ?

La productivité, c'est bien, mais ce n'est pas pour cela. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui on fait ça avec des engrais, et qu'on se débrouille: on a la terre, une fois on met du riz, une fois on met du blé, la terre récupère les sédiments qui manquent ici, elle les récupère là-bas. Ce n'est pas le problème, ce n'est pas pour la productivité qu'elle sert, ce n'est pas ce que Hachem a dit. Et pourquoi Hachem l'a-t-il dit ? On verra après.

## Le Yovel

Justement, deuxième partie: c'est le Yovel. Comme nous, le septième jour, nous devons arrêter de travailler, la terre aussi doit arrêter de travailler. On a le droit de prendre ce qui pousse, et chacun a le droit de le récupérer. On n'a pas le droit de faire trop de commerce avec cela. Il faut voir ce qu'est l'édilime. Mais planter, on ne peut pas. Et il faut savoir si ces lois sont de la Torah, si elles sont midérabanan aujourd'hui. Je vous le dirai quand on verra, on reviendra au plan de la paracha. Je voudrais juste passer à un premier passage vers la paracha.

Donc, première partie la Chemita, deuxième partie le Yovel. C'est quoi, le Yovel ? C'est un sujet encore plus compliqué. Tous les sept cycles de Chemita, c'est encore une année, encore plus que la Chemita, où toutes les terres reviennent à leur propriétaire d'origine. Aujourd'hui, il n'y a rien sur le Yovel. La Chemita, il y en a une, en général, on dit aujourd'hui, d'après la majorité musulmane. Le Yovel, c'est donc tous les 49 ans. Le décompte se fait à partir du premier jour où ils sont rentrés en Israël. Le Rambam, quand il écrit Hilkhot Chemita veYovel, dit: voilà, aujourd'hui, en telle année, on est telle année du Yovel. Il y a donc un décompte qui est fait. Tu sais que tu es rentré en Israël en l'année 2248 selon le compte juif, par exemple. Tu sais compter les années.

Donc ils ont commencé à compter les années à partir de... au bout de 14 ans qu'ils ont terminé la conquête... Non, je parle du compte, pour le moment, d'après le Rambam: on commence à compter les années selon la sortie d'Égypte.

Donc, quand on recommencera le Yovel, on prendra, je pense, une année qui sera compatible, tous les 50 ans. Jubilé. Ce n'est pas compliqué de compter tous les 50 ans: si tu sais la date exacte où l'on est rentré en Israël, il n'est pas difficile de compter. Tu sais quelle année on est aujourd'hui. Ce n'est pas compliqué.

Ensuite, on a des halakhot, troisième partie. Il faut que j'explique: qu'est-ce que la halakha ? Une halakha, c'est une loi. Quelle est la loi concernant le Yovel ? Il y a plusieurs lois. Parmi elles, des lois d'agriculture comme celles de la Chemita, mais aussi des lois qui concernent les esclaves. Les esclaves, c'est encore un sujet dont on a déjà parlé dans les shiurim. Les nouveaux n'auront peut-être pas les réponses, mais voilà.

## Les esclaves hébreux

Celui qui est esclave, un juif, on ne parle pas d'un Cananéen, un juif qui a été vendu parce qu'il avait volé et qu'on l'a attrapé dans son vol, et donc il a été vendu comme esclave à un autre juif: eh bien, quoi qu'il arrive, il ressort. Même s'il voulait rester, parce qu'il y en a qui veulent rester. Pour le Yovel, il est obligé de sortir. Pour la Chemita, il doit sortir, mais pour le Yovel... La Chemita, il peut rester ?

— Il y a marqué léolam, « avadô pour toujours ».

Oui, c'est marqué Rachi. Tu viens dans Rachi. Bon, tu as posé une question intelligente, je vais être puni: je suis venu dans Rachi. Très souvent, quand vous avez des questions intelligentes, Rachi a déjà la réponse. Regarde, tu es dans Rachi, paracha de Béhar. Question bête, c'est moi. Attends, je cherche. Katou vavado léolam. Je me rappelle d'un Rachi comme ça, j'ai lu, je ne sais plus quand.

Bon, il y a plusieurs choses qui se passent la 49e année. D'abord, on a encore une année sabbatique après la Chemita, ça en fait deux, ce n'est pas mal. Deuxièmement, tout celui qui était esclave, qui avait par exemple été vendu parce qu'il n'avait pas d'argent et qu'il s'est vendu pour pouvoir être nourri pendant une période déterminée, ou parce qu'il avait volé: dans tous les cas, même s'il voulait rester, par exemple s'il avait été vendu pour six ans, il doit rembourser sa dette pendant six ans. Contrairement

à la prison, où au lieu de rembourser sa dette, on augmente sa dette puisqu'on va lui facturer sa prison. Là, c'est la vision occidentale. Dans la vision juive, il doit rembourser sa dette pendant six ans. Maintenant, lui dit: « Non, je suis bien en tant qu'esclave, je n'ai pas envie de partir. » Même s'il veut rester, on ne le laisse pas. La 49e année, le Yovel, on le fait partir, obligatoirement.

## Les terres et la sadé ahouza

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