Paracha Vayehi (30/12/09)
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha Vayera (03/11/09), 1 h 04
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Maintenant, tout ce qu'il y a dans la paracha de Vayehi. Alors, on va voir les différentes parties. Il y a plusieurs choses qui sont importantes, et on va essayer de se concentrer sur les brakhot. L'essentiel dans la paracha, ce qui se passe, c'est qu'on termine toute cette génération. On voit qu'il y a Yaakov qui va partir, qui va être enterré, et Yossef aussi, qui va décider de la fin de la paracha. On va voir l'essentiel de la paracha.
Ce sont les brakhot de Yaakov, non ? Avant de mourir. On va voir si les brakhot, il y a beaucoup de choses à dire dessus. S'il y a des questions, on va les garder. Il y a aussi des brakhot bizarres. Il y a des choses que vous allez voir, par exemple, qui sont d'ordre d'actualité. Il y a plusieurs choses dans les brakhot qui sont actuelles, c'est ce qu'on doit penser. Donc commençons. D'abord, ça commence par un épisode un peu bizarre où Yaakov appelle Yossef et lui demande quoi ? Vous vous rappelez ? Il lui demande de jurer.
Bon, maintenant, on connaît la personnalité de Yossef. Yossef est quand même tsadik, il aime bien son père. Pas besoin de jurer. C'est clair que si Yaakov a besoin d'être enterré en Israël, Yossef le fera enterrer en Israël. C'est quoi cette histoire ? Pourquoi il a besoin de le faire jurer ? Est-ce que vous savez ? À quel niveau ? Pourquoi ? Au niveau de Pharaon ou au niveau d'Égypte ? Il faut bien comprendre que les Égyptiens ont compris qui étaient Yaakov et nous. Est-ce que vous vous rappelez pourquoi ? Qu'est-ce qu'a fait Yaakov quand il est arrivé en Égypte ?
Dès qu'il a béni Pharaon, la famine... le Nil s'est remis à monter et la famine s'est arrêtée. Donc les Égyptiens ont très bien compris qui étaient Yaakov et nous. Hachem Baroukh. Ce qu'ont dit les Égyptiens, c'est: Yaakov et nous, vivant, très sympa, mais mort, ça peut être pas mal non plus. Donc on va le garder, et son corps, qui va être là, ça va nous aider déjà pour la famine et tout.
Ils ont fait ça avec Yerouchalayim. Oui, ils l'ont mis dans l'île. Ils se sont dit: on va l'enterrer dans l'île, ça va marcher. Il y a un ridouch du Rav Cherki, c'est ça ? Je savais qu'une des raisons, il y a marqué pourquoi Yaakov Avinou ne voulait pas être enterré, c'est quoi ? Il y a plusieurs raisons, et on peut le voir dans la chiche, si vous voulez. Premièrement, être enterré en galout, ce n'est pas le top, parce qu'il y a des guilgoulim. La personne qui est enterrée en dehors d'Israël, il y a une souffrance qui reste attachée au corps à cause du fait qu'il est loin de la Terre d'Israël.
Et en plus, il y a marqué chez eux: Yassou Oni Mitzrayim, Avodah Zara. D'ailleurs, il y a une chose à savoir: dans la Torah, dans la Guemara, dans Rachi, le mot Avodah Zara n'est pratiquement jamais écrit. Ok ? Il y a toujours marqué un autre mot. Qu'est-ce qu'il y a marqué à la place ? Avodah... Avodat Kochavim. Sachez que, dans la Torah, dans la Guemara, dans Rachi, dans toutes sortes de sources, il n'y a jamais eu marqué Avodat Kochavim.
Il y a toujours marqué Oved Elil. Ok ? Et pourquoi il y a marqué ça ? Parce que le Talmud a été censuré par la censure chrétienne, par le Vatican, qui a obligé à effacer toute trace de Talmud, que ce soit dans Rachi ou dans le Drouch, là où on disait que les chrétiens se comportaient d'une manière qui n'était pas la bonne. Vous comprenez ? Maintenant, comme les chrétiens ne veulent pas qu'on dise qu'ils sont des idolâtres, ils ont fait semblant. Ils ont cru que ça allait nous convaincre
que si on marque partout dans la Torah où il y a marqué Avodah Zara, on marque Avodat Kochavim, genre celui qui se prosterne devant des étoiles. Eux, ils font de l'idolâtrie, les chrétiens, mais ils ne se prosternent pas devant des étoiles, ils se prosternent devant un bout de bois. Vous connaissez la blague: imaginez, ils seraient morts noyés, ils se baladeraient avec un bocal, ce serait vachement moins pratique. Donc ils ont quand même eu de la chance que ça se soit passé comme ça. Mais bon, les
chrétiens ne voulaient pas que les juifs soient exclus en disant que ce sont des idolâtres. Ils ont donc exigé que tout texte imprimé soit passé par la censure. Il y a eu de nombreuses censures successives. Et je vois qu'il y a marqué dans la Mara, il y a marqué Hakoum, Avodah Zara. Hakoum ne veut pas dire Hakoum. Hakoum, c'est Oved Avodah, Oved Avodah, Avodat Kochavim. C'est vrai que pour nous, ça ne change rien. Quelqu'un qui se prosterne devant une planche de bois, devant un bocal,
devant une étoile, devant la lune, le soleil, c'est pareil pour nous: c'est un idolâtre. Il n'y a aucune différence dans la halakha entre quelqu'un qui se prosterne devant un bout de bois, devant une pierre, ou devant le soleil ou la lune. Aucune différence, d'accord ? Ce sont les mêmes halakhot. Donc la Torah parle toujours d'Avodah Zara, elle ne parle pas d'Avodat Kochavim de Mazalot. Ça fait partie de la censure. Là, il y a marqué dans Rachi que les Égyptiens, chez Loya Chouti, Avodat Kochavim, que les Égyptiens ne fassent pas d'idolâtrie des étoiles. Ce n'est pas une étoile.
Vous comprenez, c'est simple, c'est la censure. Avodah Zara, qu'ils ne fassent pas d'idolâtrie. Il faut savoir qu'à chaque fois, moi je suis content d'étudier la Guemara avec le Rav Zenit. Quand il lit la Guemara, il lit à l'intérieur; il y a marqué par exemple Avodat Kochavim, il ne lit pas Avodat Kochavim, il lit directement Avodah Zara. Alors il y a des gens, parfois on lui dit: attendez, le Rav, il a marqué ça. Il répond: attendez, moi je ne dis pas la Guemara du Pape, je dis la Guemara de Ravina et Rav Ashi, qui ont marqué Avodah Zara. Maintenant le Pape est venu, il a changé ça, et le Pape peut changer les Évangiles
si bien sûr. Toutes les Guemarot modernes d'aujourd'hui, il y a ça, elles ont été changées. Les Guemarot modernes, qui sont, comme celle du Rajtan Zahal, Cheikh Rajtan et tout ça, il y a marqué qu'elles sont censurées. Parce qu'on a retrouvé de petits manuscrits qui sont antérieurs à la censure: Tavia de Madrid, Tavia de Munich, qui sont d'avant la censure. Donc on les a, ce n'est pas difficile pour nous. En plus, ce n'est pas compliqué. Je crois que vous voyez qu'Avodat Kochavim, c'est Avodah Zara. Ce n'est pas très compliqué. Mais juste pour que vous sachiez: quand il y a marqué Avodat Kochavim, c'est toujours une blague. Ok ? Maintenant, le Rav Cherki a un ridouch là-dessus, …
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