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Paracha Lech-Lecha (27/10/09)

50 min

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Massei (23/07/14), 42 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Parachat Lekh Lekha, une paracha très riche, où apparaît le personnage le plus important de l'histoire des deux mille dernières années: Avraham Avinu. Avraham Avinu est né, comme vous le savez, en quelle année ? Avraham Avinu est né en… 1948. Merci de retenir.

Ne me demandez pas Yitz'hak, Yaakov, Yossef, c'est plus compliqué. Mais un Rameinouf, je vais essayer de le retenir: 1948, il est né. C'est avec lui que commence l'histoire du peuple juif, et cela remet en perspective le fait que le peuple juif soit revenu sur cette terre. C'est une date qui a été retenue pour lui.

Donc, le cours fonctionne comme ça. Vous recevrez une feuille, j'espère à l'avance, et il faut arriver en cours en ayant fait deux choses. Première chose: la paracha. Vous avez lu la paracha ? Et la feuille ? Dans cette feuille, il y a plusieurs passages: je découpe la paracha en plusieurs parties. Cela vous aide, en lisant la paracha, à mettre des repères et à savoir que vous n'avez rien raté, que vous avez compris de quoi elle parle. D'accord ?

Donc, vous avez lu la feuille, et j'imagine que tout le monde n'a pas lu la paracha. Qui a lu la paracha ? C'est en général la première question du jour. Un bout ? Hamsibon, par exemple, tu as lu la paracha ? Alors, l'avantage, quand vous aurez lu la paracha, c'est que vous aurez des questions après. Même des questions sur des pasoukim, ou des questions « méchantes », puisque ce sont toujours les meilleures. Vous avez l'habitude, avec moi, des questions méchantes. Ce sera essentiel dans les chiourim. Ça va venir: vous n'avez pas encore l'habitude de les poser, mais quand vous y serez habitués, vous ne vous poserez plus qu'avec des questions comme ça.

Donc, on va passer d'abord sur le contenu de la paracha. Le chiour a trois objectifs.

Premièrement, voir le contenu de la paracha. Deuxièmement, faire un début d'apprentissage du Rachi: on va essayer de lire du Rachi dans chaque paracha. C'est pour ça que j'ai demandé qu'un Rachi soit fourni en écriture Rachi, parce que cela fait partie de l'apprentissage. Qui ne connaît pas, ou mal, les lettres du Rachi ? Ça vaut le coup de s'y mettre; ça fera partie de l'apprentissage.

Sachez que Rachi est un commentateur difficile, parce qu'il est très concis. Donc, on pourrait se dire: c'est bien, on va vite. Mais le problème, c'est qu'il répond à des questions qu'il ne pose presque jamais. Dans 95 ou 96 % des cas où il répond à une question, il ne pose pas la question à laquelle il vient répondre. D'où la difficulté. Quand on s'est déjà posé la question tout seul, c'est bien: on arrache la réponse. Mais quand on ne s'est pas posé la question, parce qu'on n'a pas encore la sensibilité de la Torah, on n'est pas assez habitué à comprendre pourquoi il arrive là, pourquoi il dit ça alors qu'on a déjà dit ça, des questions comme ça.

Et parfois, Rachi dit quelque chose et on ne comprend pas ce qu'il veut dire. Donc, dans l'apprentissage de Rachi, il s'agit non seulement de comprendre ce qu'il dit, mais aussi de trouver les questions auxquelles il vient répondre. Quand vous avez compris la question à laquelle Rachi répond, vous avez compris Rachi. Faites le test si vous voulez. Il y aura des chiourim où je vous demanderai: donnez-moi les questions auxquelles Rachi répond. Parfois, il y a cinq questions, et cinq réponses. D'accord ?

Troisième objectif du chiour, qui occupe souvent 70 % du chiour, parfois plus: les thèmes de la paracha, les questions sur la paracha. Ce sont souvent des questions un peu « méchantes », d'actualité. Mais en général, tous les chiourim que nous donnerons ont pour but de vous préparer, de vous donner des outils d'émouna, pour affronter le monde en dehors de la yeshiva, c'est-à-dire le monde moderne, le XXIe siècle, un monde occidental.

Un monde qui possède une sensibilité occidentale. Pour lui, il n'est pas normal qu'il y ait des esclaves, il n'est pas normal qu'on tue tant de gens dans les guerres, il n'est pas normal toutes sortes de choses. Des choses qui, dans la Torah, sont parfois normales: il faut savoir les expliquer. Être capable d'expliquer pourquoi la Torah a raison dans notre monde à nous. C'est-à-dire, avec la tête, expliquer les valeurs de la Torah. Et ces valeurs peuvent venir d'un simple passouk, ou même d'une phrase qu'Avraham a dite. C'est en général le but.

Évidemment, plus vous aurez lu la paracha avant, plus vous aurez de questions. Cela rendra le chiour plus dynamique.

Donc, commençons la paracha. Première partie, on l'a dit, du début jusqu'au verset que nous lisons maintenant. Prenez-le, on va se balader avec. Les neuf premiers versets: qu'est-ce qu'il se passe ? Déjà, Hakadosh Baroukh Hou appelle Avraham. Je sais qu'il est quand même nouveau dans l'histoire, parce que généralement, on a vu que jusqu'à présent, la Cause des causes n'avait pas beaucoup parlé avec l'humanité. On ne parle pas d'Adam et Ève…

Est-ce que cela ne ressemble pas au monde d'aujourd'hui ? Oui. Mais il ne lui a pas dit « la terre », cela viendra plus tard. Donc, première partie. Si vous avez un stylo, c'est bien de venir au chiour avec un stylo, et je vous conseille de prendre des notes. J'ai un stylo, c'est sympa… Waouh, il y a des stylos ! C'est un khidouch. Mais je recommande: un chiour qui est difficile, vous avez peut-être appris ça en cours d'histoire, je ne sais pas, c'est prendre des notes pendant qu'on écoute. Très souvent, vous allez apprendre des choses dans les chiourim, pas seulement avec moi, mais avec d'autres personnes. Une idée, quelque chose: si vous pouvez le résumer, prendre des notes va vous aider à le retenir d'abord, et à le ressortir ensuite.

D'une manière générale, plus vous raconterez un dvar Torah, plus vous apprendrez. C'est la meilleure manière de retenir quelque chose: le raconter. Il n'y a pas de meilleur moyen de retenir que de ressortir. Donc, vous arrivez Chabbat dans une famille, vous arrivez Chabbat à table entre amis: vous prenez un petit dvar Torah sur la paracha, quelque chose qui vous a plu, et vous venez le raconter. Une fois raconté, il vous appartient. Dans la vie, on est en général capable de donner ce qu'on a. Donc, si vous

êtes capable de raconter un dvar Torah, c'est que vous l'avez acquis. Si cela vous demande un effort, vous ne serez pas capable de raconter tout de suite ce que vous avez compris, parce que vous allez voir que la différence entre comprendre quelque chose et le ressortir, il y a plusieurs niveaux. Ce n'est pas évident, il faut de l'entraînement, et même si vous êtes habitué à prendre des notes, cela viendra.

Quand on s'habitue, moi je sais qu'au début, j'allais à un cours du Racharki, et je n'arrivais pas à raconter 10 % de ce qu'il disait. Après vingt ans avec le Racharki …

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