Le Kippour : le service du Kohen Gadol et la sortie du Kodesh HaKodashim
Ce que la Torah écrite prescrit le jour de Kippour : les deux boucs, l'aspersion du sang et l'encens dans le Kodesh HaKodashim.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Yom Kippour : la Rahamim de Dieu (l’attribut de miséricorde), 1 h 03
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Shalom, bonjour à tous. Nous allons consacrer notre étude d'aujourd'hui à la fête de Kippour, et essayer de comprendre de quoi il retourne. Savez-vous à quoi elle ressemble dans la Torah ? Nous en avons parlé, je crois. Qu'est-ce que l'on fait le jour de Kippour, selon la Torah ? On jeûne. Ça, c'est ce que l'on ne fait pas: on ne mange pas. Mais qu'est-ce que l'on fait d'actif le jour de Kippour ? La prière, ce n'est pas écrit dans la Torah.
C'est vrai que notre habitude est de prier toute la journée de Kippour. C'est vrai. Mais ce n'est pas ce que la Torah écrite indique qu'il faut faire ce jour-là. Se mortifier, c'est quelque chose de passif. Cela veut dire ne pas manger, ne pas boire. Ça, je suis d'accord. Mais qu'est-ce que l'on fait d'actif le jour de Kippour ? On fait le korban. Il y a tout un service particulier de sacrifices dans le Beit Hamikdash, en plus des attributs habituels. Ça, vous le comprenez.
Il y a plusieurs événements très importants, et les événements centraux sont l'histoire du bouc, dont nous avons déjà parlé récemment. On prend deux boucs: l'un est présenté sur l'autel, et l'autre est envoyé à Azazel. Vous êtes d'accord ? Très bien.
Donc, il y a deux boucs. L'un est présenté en sacrifice dans le Beit Hamikdash, et l'autre est envoyé à Azazel. Cela fait partie du service. Il se passe encore autre chose: le sang de ce bouc, au lieu d'être versé sur l'autel comme d'habitude, est en partie présenté sur l'autel intérieur, c'est-à-dire là où se trouve le Mizbeah HaKetoret, l'autel de l'encens, et…
Une partie du sang est également aspergée sur le rideau qui sépare le Kodesh du Kodesh HaKodashim. Et encore une autre partie est aspergée à l'emplacement de l'Arche d'Alliance. En plus de cela, il y a le sang du taureau du Kohen Gadol, qui est lui aussi apporté et mélangé au sang du bouc. Et il y a également…
On fait brûler de l'encens dans le Kodesh HaKodashim. Le Kohen Gadol s'introduit à l'intérieur du Kodesh HaKodashim; il jette de la poudre d'encens sur des braises enflammées, et la pièce se remplit de l'odeur du nuage créé par le ketoret. C'est bien cela ? Physiquement, vous comprenez à quoi cela ressemble ? Est-ce que quelqu'un parmi vous a un feutre ?
Il y en a un là-derrière ? Un peu ? Ce serait utile. Voulez-vous faire un dessin ? Est-ce que je peux effacer ? Non ? Sûr ? Voilà. Ceci est un. Ceci est le Temple de Jérusalem, formé de deux pièces. Une petite pièce carrée, qu'on appelle le Saint des Saints. En français, on évoque le Kodesh HaKodashim.
Une autre pièce, qu'on appelle le Hechal, dans laquelle il y a la Ménorah, il y a la table, les pains de proposition. Et il y a ici un petit autel, qu'on appelle l'autel de l'encens. D'accord ? À l'extérieur de tout cela, il y a un autel qu'on appelle
l'autel extérieur. Pourquoi l'appelle-t-on l'autel extérieur ? Parce qu'il est à l'extérieur. Tout cela est entouré d'une enceinte, qui est l'enceinte du Temple, et qui est aujourd'hui… En plus de cela, il y a encore une autre enceinte, qui est le mont du Temple. Et là, à l'extérieur, si vous passez par les portes orientales, non occidentales, pardon, non orientales, vous tombez ici sur une vallée qu'on appelle la vallée du Cédron. Je parle ici du Temple de Jérusalem.
Vous tombez sur la vallée du Cédron, et de l'autre côté de la vallée, il y a une montagne qu'on appelle le Mont des Oliviers. Si vous vous placez là, sur la montagne, en un point indéterminé, et que vous regardez en ligne droite, vous passez à travers les portes et vous tombez sur le Kodesh HaKodashim. Il y a donc un point sur le Mont des Oliviers d'où l'on peut voir
ce qui se passe à l'intérieur du Kodesh HaKodashim. Jusque-là, vous me suivez ?
— Quand c'est ouvert, oui.
Quand les portes sont ouvertes, on peut tout voir. Vous pouviez le voir, alors vous pouviez écouter… Vous m'en expliquez ? Bien sûr. Vous pouviez écouter, vous m'en désoliez. C'est à cet endroit précis que l'on faisait la cérémonie de la vache rousse. Vous avez entendu parler de la vache rousse ? C'était une vache que l'on brûlait de temps en temps,
et dont la cendre servait à se purifier de l'impureté contractée au contact des morts. Si vous touchez un mort, vous devenez impur. Pour vous purifier de cette impureté, il faut de l'eau dans laquelle on a mélangé de la cendre de la vache rousse, brûlée face au Kodesh HaKodashim, sur le Mont des Oliviers. D'accord ? Tout est clair ? Parfait. Maintenant, le jour de Kippour, que se passe-t-il ? Voici ce qui se passe.
On prend deux boucs. On les met là. C'est une représentation schématique des boucs. N'essayez pas d'y voir une précision esthétique, c'est absolument impossible; il s'agit d'un schéma. Ce sont des boucs. L'un des deux va être sacrifié. Ses organes seront brûlés sur l'autel. Le sang sera aspergé: une partie sur l'autel,
une partie sur l'autel intérieur, celui de l'encens, une partie sur le rideau du Kodesh HaKodashim, et une à l'emplacement de l'Arche d'Alliance. Ce sont les différentes aspersions du centre du groupe. Vous avez tout trouvé ? Ah, bien. Il y a, à part cela, un taureau. Ceci est une représentation schématique du taureau du Kohen Gadol, dont le sang sera présenté également.
Les organes sur l'autel, le sang, là, là, là, et là. Jusque-là, vous voyez ? Il y a un moment où l'on mélange et un moment où l'on ne mélange pas. Il suffit de regarder le rituel de la prière de Kippour; dans la prière du Moussaf, tout cela est bien décrit. C'est aussi dans la Michna, dans ces rituels-là. Il se passe encore autre chose. Alors que tous les jours on présente de l'encens sur l'autel de l'encens, pourquoi l'appelle-t-on ainsi ? Donc on y présente l'encens. Ce jour-là, le Kohen Gadol
s'introduit dans le Kodesh HaKodashim et crée un nuage d'encens. Il va jusque-là, et là il fait une prière. Suivez bien. Le deuxième bouc est emporté dans le désert, très loin, à douze kilomètres de. Il est jeté brutalement dans un précipice, où il s'écrase. Il n'arrive pas à la moitié de la montagne que déjà il est décomposé dans ses organes. D'accord ?
C'est cela qui fait l'expiation de tous les péchés des enfants d'Israël. C'est cela, le service de Kippour, le service du Kohen Gadol le jour de Kippour. D'accord ? C'est ce que dit la Torah. Aujourd'hui, rien de tout cela n'est fait, parce que nous n'avons pas de Beit Hamikdash. Mais c'est ce qu'il faudrait faire, et c'est ce que nous attendons de faire, un jour. Bon. Ce que j'aimerais comprendre, c'est une question… Ah, maintenant, un petit détail important. Le Kohen Gadol,
Cours de Machon Meir
Dans la même série
3 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Yom Kippour, Service du Temple, Techouva, Sacrifices, Pensée juive.
- 1
Le jour de Kippour à l’epoque du temple - 2
Le Kippour : le service du Kohen Gadol et la sortie du Kodesh HaKodashimCe que la Torah écrite prescrit le jour de Kippour : les deux boucs, l'aspersion du sang et l'encens dans le Kodesh HaKodashim. - 3
Yom Kippour : la Rahamim de Dieu (l’attribut de miséricorde)
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav