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Le retour du père selon Malachie et la Akédat Yitzhak

Comment le père devient un vrai père : la tshouva paternelle, le cœur du fils et la relation d'Akédat Yitzhak.

29 min

Dr. Michael Aboulafia

Ensuite : Psychologie juive et travail sur soi selon la Torah, 23 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On va parler du rôle du père comme clé pour notre techouva. C'est-à-dire qu'en fait, vous n'êtes pas encore des pères, vous. Donc je parle à des pères qui seront pères. Le problème de toute la Gueoula, c'est de rendre… C'est quoi la Gueoula ? Gueoula, c'est de rendre le père d'être un vrai père. De faire techouva au père. La dernière des prophéties, du dernier des prophètes, c'est la prophétie de Malachi, Gimel, à la fin, qui dit: première étape, le cœur du Père doit revenir au cœur du Fils.

En hébreu, Av c'est le Père, Ben c'est le Fils. Le lien entre les deux, c'est Even. Les pierres de Yerouchalaïm, le Temple se construira avec les pierres parce qu'on aura fait ce lien: quand le Père reviendra à son Fils, et qu'après, le Fils reviendra au Père. C'est la première lecture. Donc en fait, c'est quoi le premier travail ? Il y a des recherches très sérieuses qui ont été faites par des psychologues américains, qui ont dit que l'homme, dans son essence, est autiste. Le monsieur est autiste. La femme, non. La femme est sensible. Mais l'homme est dans son monde, dans son monde de principes. Il croit qu'il a raison, il croit qu'il est beau, il croit qu'il est fort, il croit, il croit, il croit.

Pourquoi ? Parce qu'en vérité, il croit qu'il est très faible en lui. Donc il a construit une espèce de château fort, une forteresse, Betelai, dans laquelle il se protège: l'ego du père. Maintenant, le travail du père ici, c'est la capacité qu'il aura de comprendre que le fils, c'est l'endroit duquel il va pouvoir grandir. C'est-à-dire qu'une mitsva d'amener au monde un fils et une fille, au moins — d'après Beit Hillel —, le fait d'amener un garçon, un enfant, même une fille d'ailleurs, c'est le fait d'avoir une réalité en bas qui va te poser des problèmes. À partir du moment où il y a une réalité qui te pose des problèmes, ça veut dire que tu vas pouvoir grandir.

Pour dire ça d'une autre manière: vous êtes ici pour apprendre beaucoup de Torah. Mais il faut se rappeler que c'est qu'une seule étape. La première étape, c'est apprendre beaucoup de Torah. La deuxième étape, c'est de savoir fermer le livre de la Torah, des fois, et de vivre la vie. D'être sur terre. De ne pas être déconnecté. Que la Torah soit une Torah de vie, et pas une Torah, comme on était pendant 2000 ans, influencée, une Torah sans vie. Le Père, pendant 2000 ans, c'est le type qui était assis au bout du salon, là-bas, avec le journal. Et la mère juive, grand ballon comme ça, qui était la reine. Et le roi, il est où ? Il est sous la table, il mange les os avec le chien. C'est vraiment une image du père juif qui a été tué pendant 2000 ans.

Et le retour en Erets Israël, c'est quoi ? Le retour en Erets Israël, c'est le retour du père. C'est-à-dire la capacité de voir un père qui n'est pas un despote, comment on appelle ça, un dictateur. Je suis le père, c'est moi qui décide, comme des fois on a eu. Mais un père qui est capable d'avoir des trous dans les genoux — c'est-à-dire qu'ils sont capables de jouer à quatre pattes avec leurs enfants sur le tapis. Ils sont capables de descendre jusqu'à la réalité de l'enfant. C'est une image, bien sûr. Ils sont capables d'écouter ce qu'ils ressentent. Ils sont capables d'être des gens sensibles. Encore une fois, pour ça, nous, on doit faire le travail de…

Lekh Lekha, mé-artsekha. Ça, vous l'avez fait: vous êtes montés en Erets Israël. Mais c'est qu'une étape. Mi-moladetekha. Après, il faut enlever la France qui est encore une deuxième Aliyah dans l'Aliyah. Et après, mi-beit avikha. Ça, c'est le plus dur. Je vous prépare, hein, au problème. Le plus dur, c'est quoi ? C'est de sortir des cris dans la maison, des disputes, la façon de parler dans laquelle tu fais comme ça à l'autre. Vous connaissez ces langages ? Chaque maison a un langage. Apprendre à sortir de ça, dire: je suis libre, finalement. Et c'est ce qu'on va apprendre ensemble: comment nous, on se crée une personnalité de père, pas comme le père qu'on a eu, et là, être un autre père.

Alors, pour ça, il y a aussi une condition: c'est d'être capable de respecter le père. Ça, on verra ça plutôt la prochaine fois. Le travail du fils vis-à-vis du père. Respecter, ce n'est pas aimer, ce n'est pas sans arrêt dire « papa ». On ne pouvait pas dire qui on était. Quand c'est Jean-Jacques Rousseau qui dit ça, dans, euh, je m'en rappelle plus quel livre, Les Rêveries, au début, il dit: je ne sais pas vraiment ce qu'il y a dans ce peuple d'Israël. Mais quand ils auront un peuple, quand ils auront un pays, quand ils auront un drapeau, et quand ils écouteront leur voix, alors on pourra savoir qui ils sont. Tant qu'on était dispersés en galout, on ne pouvait pas faire écouter notre voix. Et c'est quoi, notre voix ?

On est aujourd'hui au mois d'Elloul. C'est quoi le mois d'Elloul ? C'est le Père, HaKadosh Baroukh Hou, Avar HaHamim, qui revient, Ken, Ameler HaBassadeh, qui revient dans l'échange, Ken, qui descend en bas. On pourrait entendre Hachem qui nous dit: le jour où les pères reviendront à leurs fils, moi je reviendrai à mes enfants. Quand on sera capable de comprendre — et c'est une compréhension profonde, que des fois tu comprends plein de choses, des fois tu as plein de choses dans la tête, tu cherches à approfondir —, et c'est très important, encore une fois.

Il y a deux Torah. Il y a une Torah qui s'appelle Torat Moshé: c'est le noir des lettres de la Torah. Il y a une autre Torah qui s'appelle Torat Hachem: c'est le blanc qui est entre les lettres. C'est la Torah qui n'a pas été dite. Où est cette Torah-là ? C'est la Torah qui se trouve dans la réalité. Nous, on apprend quoi, ici ? On apprend le noir des lettres, c'est très important. Sans le noir des lettres, tu ne pourras même pas comprendre le blanc qui est entre les lettres. Donc tu es obligé d'apprendre le noir. Mais n'oublie pas: ce n'est pas le but. Le but, ce n'est pas que ça, que tu sois juste ben Torah.

Le but du noir des lettres, c'est pour pouvoir apprendre le blanc. C'est quoi, ce blanc ? C'est l'inconscient de la Torah, c'est ce qui n'a pas été dit dans la Torah. Et pour pouvoir le savoir, il faut simplement comprendre le midrash qui a été dit: que HaKadosh Baroukh Hou est comme un architecte, qui a regardé la Torah et qui a créé le monde. Istakel ba Torah ve-bara Alma. La réalité est pleine d'étincelles de Kedoucha. Et quand tu tombes, quand tu as un problème, quand tu as ton …

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