Paracha Matot-Masay (14/07/09)
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha Matot-Massei 06/07/10, 1 h 11
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, la paracha commence par les nedarim. Est-ce que vous savez ce que c'est, des nedarim ? Les vœux. Bon, maintenant, vous êtes des juifs qui venez de France, OK ? Et vous êtes tous séfarades, n'est-ce pas ? Eli, tu es séfarade ? Tu es ashkénaze ? Ben voilà. Hachem, toi aussi tu es ashkénaze. Donc on a deux ashkénazes et le reste séfarades. Ah ben c'est vrai, c'est bien, on a un équilibre aujourd'hui. Ah, tu as raison. Bon, vous êtes tous les deux des tueurs. Ben allez.
Il y a une nouvelle habitude qu'on a en général quand on rentre de France, quand on trouve l'actionnaire de France. Je pense que c'est surtout chez les juifs séfarades, mais corrigez-moi si ce n'est pas aussi chez les juifs ashkénazes. Généralement, il y a une habitude que nous, les juifs séfarades, on a prise chez les Arabes, une nouvelle habitude, comme d'habitude: c'est de dire « je te jure, je te jure, sur la vie de ma mère, sur la Torah du bon Dieu, sur la Torah d'Israël ». Vous avez déjà entendu ces trucs-là ?
Alors maintenant, les Arabes ont copié en France, ils ont dit « le courant de la Mecque ». Ça, ce sont des nouveaux trucs qu'ils ont pris des juifs. Dans les banlieues, vous savez, les juifs et les Arabes sont ensemble, alors ils ont fait passer des expressions qui n'ont jamais existé chez les Arabes, et tout à coup les Arabes commencent à jurer « jure sur le courant de la Mecque ». OK ? Donc ce sont des nouvelles expressions qui sont venues de chez eux à chez nous, et de chez nous à chez eux. Quand on est juif, on est pratiquant, et on veut servir Hachem, on ne jure jamais. Ja-mais.
Quand tu arrives au beth din, le beth din dit: tu dois jurer, tu jures. Et encore. Et encore. Il y en a qui préfèrent, quand quelqu'un est amir Hachem, payer ce qu'il faut payer, même s'il n'est pas coupable, plutôt que de jurer. Donc, on ne jure pas. On ne dit pas des choses qu'on ne va pas réaliser. Donc, dire « je te jure », il faut l'oublier. Vous oubliez tout ça. Vous ne l'utilisez plus. « Bah, je t'assure. Vraiment. »
Ça suffit, ça suffit. Je te dis oui: quand tu apprendras, quand tu auras l'habitude d'être quelqu'un qui dit toujours sa parole, qui tient toujours sa parole, et c'est vrai, ce n'est pas évident, on va le voir tout à l'heure, eh bien, les gens vont te croire. Tu vas arriver dans un endroit, et les gens vont te croire. Directement. Sans que tu aies besoin de les convaincre. Moi, généralement, j'arrive dans un endroit, un bel endroit que j'aime, ça fait un moment, je ne sais pas, j'y arrive, les gens me croient. Je ne sais pas pourquoi, mais ça marche quand même.
Tout le temps, partout où je vais, tous les endroits où j'arrive, les gens me disent « bon, d'accord ». Quand tu ne mens jamais, il se passe quelque chose quand tu parles: les gens y croient. OK ? Ça marche comme ça. Donc, déjà, premièrement, ne pas jurer. Deuxièmement, évidemment, ne pas mentir. Troisièmement, il y a quelque chose d'important que je voulais vous dire, qui est en rapport avec la paracha. À qui s'adresse la paracha, à qui s'adressent les lois des nedarim ? À qui on parle ? Vayedaber, la paracha.
Toi qui lis la paracha, à qui on parle dans la paracha, au début ? Vous pouvez le voir aussi. Tu n'as pas de Choumach ? C'est péché, ça. Tu as le droit de l'ouvrir. Le voilà. Tu as lu la paracha, Michel ? Khayak ? Ah bah c'est bien, Khayak. Tu as lu les deux parachot. Alors, à qui s'adresse-t-on dans cette paracha ? C'est marqué, lisez-le. Moshé, c'est lui qui parle, d'accord. Mais à qui s'adresse-t-il ? En Israël, mais en tout particulier avant… il s'adresse à qui ? Non, Hachem, c'est lui qui parle.
Au chef des tribus. Maintenant, j'ai une question à vous poser. Les lois des nedarim, elles concernent les chefs des tribus, ou elles concernent tous les juifs ? Est-ce que le fait de respecter sa parole et tout ça, c'est une loi qui concerne tout le monde, ou une loi qui concerne uniquement les chefs des tribus ? Tout le monde, n'est-ce pas ? Donc, il y a quelque chose de spécial chez les chefs des tribus, pourquoi on leur dit de respecter leur parole plus que les autres, à votre avis ? Ça veut dire qu'un politicien doit dire la vérité. C'est très difficile. Vous vous rendez compte ? C'est-à-dire que ces gens-là, ce sont les politiciens, ce sont les chefs des tribus. Chacun a un rôle politique en Israël.
OK ? C'est, si vous voulez, le ministre de la tribu, le chef de la tribu. Et on lui dit: « Bon, écoute, mon gars, tu dois respecter ta parole. » Évidemment, pour lui, ça sera certainement plus difficile que pour un juif normal, on est d'accord ? Mais il y a quelque chose d'autre, qui est à côté de ça, quelque chose que je vais vous donner, avec lequel vous pouvez renforcer votre personnalité. Si vous voulez renforcer votre personnalité, si vous voulez devenir quelqu'un de fort, je vous donne une clé, très difficile,
mais accessible, quand même. Soyez votre parole. Ce que vous dites, vous le faites. Tout le temps. Si vous le faites tout le temps, ou même presque tout le temps, vous allez voir comment vous allez devenir fort. Maintenant, c'est très difficile, parce qu'en vrai, on vit dans un monde qui change. On vit entouré de choses qui sont variables, qui ne dépendent pas de nous. Et même nous, on ne dépend pas de nous. On ne sait pas comment on sera demain. Ça se trouve, demain, on sera fatigué. On dit à quelqu'un: « Je viens demain. » OK ? Tu vas venir.
Alors, c'est possible… il y a eu une grève générale, et tous les bus sont arrêtés, les routes sont bloquées. Bon, d'accord. Ça arrive. Une fois dans la vie, pas tous les jours. OK ? Combien de fois on a des empêchements ? Allez, tiens, bon, vas-y, va travailler. C'est le truc important que je veux dire aujourd'hui. Si tu veux mettre de l'eau sur la farine, voilà. Si vous apprenez à être votre parole, écoutez-moi, allez. Si vous apprenez à être votre parole, c'est-à-dire que ce que vous dites, vous le faites. D'abord, faites-le.
Pendant une semaine, revenez me voir. OK ? Faites une semaine comme ça. La semaine prochaine, c'est… on a un Chour. Paracha Devarim. Essayez pendant une semaine. Chaque chose que vous dites que vous faites, vous la faites. OK ? Alors, je vous rappelle dans une demi-heure. Vous vous rappelez dans une demi-heure. Maintenant, imaginez: vous dites à quelqu'un, « je vous rappelle dans une demi-heure », et vous ne pouvez pas, parce que le cours dans lequel …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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