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Paracha Pinhas (07/07/08)

1 h 13

Rav Yossef David

Ensuite : Max Nordau et le retour de la techouva, 50 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Dans la paracha de Pinchas, il y a beaucoup de sujets. Le plus court de tous, c'est le premier: lire Pinchas lui-même. En réalité, l'histoire de Pinchas s'est passée avant, dans la paracha de Balak. Quelqu'un peut-il me raconter ce qui s'est passé avec Pinchas, quelle est son histoire, ce qu'il a fait, et pourquoi il a la chance d'avoir une paracha à son nom ? Ne vous inquiétez pas, je sais qu'il n'y en a pas beaucoup.

Pourquoi est-ce un problème ? Franchement, Moshe Rabbeinu a déjà eu des crises. Pourquoi Moshe intervient-il, lui qui est bienfaisant ? Moshe a déjà connu des crises pires que celle-ci. Lors du veau d'or, tout le peuple faisait de l'avoda zara. Ce n'est pas la première fois. D'accord. Et alors ? Voilà ce qui s'est passé.

La semaine dernière, dans la paracha de Balak, il y a eu l'histoire avec Bilam. Je résume ce qui s'est passé avec Bilam. Bilam n'a pas réussi à maudire Israël. Mais il a donné un conseil pour les faire tomber. Il a dit: quand les Juifs font des zenout, quand ils se mêlent à toutes sortes de femmes, alors, plutôt que de les détruire, laissez tomber.

Maintenant, cette crise, on en a eu beaucoup. Pourquoi ne va-t-on pas intervenir ? Qu'est-ce qui va se passer ?

Il va y avoir les Sebaris. Nachon ben Tsadiq va dire aux chefs des Sebaris: tout celui qui voit des gens qui se livrent à la zenout avec ces femmes, parce qu'elles ont offert leur corps, et qu'en échange il fallait faire de l'idolâtrie... Les Sebaris lui disent: celui qui a fait la zenout, allez-y, qu'il vienne. Bon. A priori, ce n'est pas une crise plus grave qu'une autre, mais ce qui va se passer, c'est que...

Le nassi de la tribu de Chimon va s'avancer devant Moshe avec la fille d'un des rois de Midyan, en disant: voilà, c'est ma femme. Y a-t-il un problème avec ça, Moshe Rabbeinu ? Il y a un problème, parce que lui-même était marié à la fille de Yitro, prêtre de Midyan, qui était lui-même Midyanite. Donc, si Moshe avait dit non, elle était interdite. Alors on peut se demander: et la fille de Yitro, pourquoi l'as-tu prise, toi ?

Moshe se retrouve donc devant une objection assez évidente. Il y avait beaucoup de choses qu'il pouvait répondre à l'époque. Il pouvait répondre qu'il avait déjà divorcé, qu'avec elle il n'avait pas pratiqué d'avoda zara, il y avait plein de réponses possibles. Mais le midrash dit que le Saint, béni soit-Il, a fait oublier cette halakha, exprès, pour que Pinchas vienne prendre son mérite. Pinchas a donc fait un acte qui n'est pas très démocratique. Dans notre culture et notre époque, on trouverait ça un peu bizarre.

Vous vous rappelez ce que Pinchas a fait ? Qui a lu la paracha la semaine dernière ? Vous vous rappelez ce qui s'est passé avec Pinchas à la fin de la paracha ? Il est entré avec une lance dans la tente où se trouvaient Zimri et Kozbi, c'est-à-dire la fille du roi de Midyan, et le chef de la tribu de Chimon. Il les a transpercés tous les deux, et il est sorti en le montrant à tout le monde.

Il a fait cela, et à cause de cet acte, l'épidémie s'est arrêtée. Donc, ce qui s'était passé dans la paracha de la semaine dernière, c'est cela. Quand on entre dans la paracha de Pinchas, on est déjà après tout cela. On est juste dans les félicitations et la récompense que Pinchas reçoit pour cela. D'accord ? Il y a eu 24 000 morts dans l'épidémie à cause de cela. Jusqu'à ce que Pinchas arrive, fasse ce qu'il a fait, et à ce moment-là l'épidémie s'est arrêtée.

On va revenir là-dessus tout à l'heure. J'aimerais juste qu'on voie les différentes parties de la paracha. Vous savez que cette paracha est lue à toutes les fêtes ? C'est-à-dire qu'il y a un passage de la Torah qu'on lit à toutes les fêtes: à Roch Hachana, à Kippour, à Souccot, à Pessa'h. Dans la Torah, les jours de fête, on sort toujours deux Sifrei Torah. Je ne parle pas du Chabbat, je parle des jours de fête. Du premier, de quoi parle-t-on ?

Savez-vous de quoi parlent les sifrei Torah concernant les jours de fête ? Le premier raconte ce qu'on fait: si c'est Souccot, on parle de Souccot; si c'est Chavouot, on parle de Chavouot. Et le deuxième parle des korbanot du jour même. Donc on sort deux sifrei Torah les jours de Yom Tov, vous vous rappelez ? Et le deuxième, de quoi parle-t-il ? Des korbanot. Or, où se concentrent tous ces korbanot dont on parle ? Roch Hachana, Kippour, Souccot, Pessa'h, et tout le reste. Pinchas. Il y a donc un rapport. Pinchas est le Cohen, le Cohen Gadol. Celui qui va être le vengeur... Et en même temps, c'est la paracha qui contient les korbanot que l'on va lire le plus de fois dans l'année, puisqu'à toutes les fêtes on les lit. D'accord ?

Alors, vous avez cette feuille ? Vous avez un stylo ? Cette fois-ci, je crois que je n'en ai pas à vous distribuer. Un crayon, celui qui veut. Tu veux ? Prenez des notes, à mon avis c'est une bonne habitude. On avait dit qu'on notait les parties, parce que je me fatigue à bien imprimer les feuilles.

Première partie: le résumé de ce qui s'est passé avec Pinchas. D'accord ? Sikoum Maassé Pinchas. Grâce à cela, l'épidémie s'arrête. Maintenant, que se passe-t-il tout de suite après ? Que dit Hakadosh Baroukh Hou à Moshe Rabbeinu ? Attendez, notez: première partie, Sikoum Maassé Pinchas. Deuxième partie...

Il n'y a plus de stylos ? Il n'y a pas d'autres stylos pour Elie ? Non ? D'accord. La première partie, on l'a dit, c'est le résumé de l'affaire de Pinchas. Tu veux prendre une note, Elie, ou tu es fatigué ? Ce n'est pas grave, tu me dis que tu ne veux pas. Ce n'est pas grave. La première partie, c'est le résumé de l'affaire de Pinchas. La deuxième partie, c'est la guerre. Hakadosh Baroukh Hou va dire à Moshe Rabbeinu...

Ils ont envoyé leur fille quand même, non ? Vous avez oublié ? Ils ont envoyé leur fille...

...pour se prostituer avec les Juifs. Et avec cela, les Juifs ont fauté avec Azera, il y a eu l'épidémie, 24 000 morts, et tout le reste. Ce n'est pas seulement cela: c'est un acte de guerre. C'est leur manière de nous faire tomber. Il y a Balak. Écoutez-moi. Balak cherche, alors laissez-moi attendre. Balak cherche à détruire le peuple juif, à le maudire. Pour cela, il loue les services de Bilam.

Bilam a tenté toutes sortes de combinaisons, il n'a pas réussi à maudire. Finalement, Bilam donne un conseil qui permet quand même de faire tomber une partie du peuple juif. On a dit 24 000. Donc c'est un acte de guerre, un acte de guerre total. C'est-à-dire qu'il savait très bien que cela allait …

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