Le Rambam et l'enseignement des secrets de la Torah
Le Rambam explique qui peut recevoir les messages profonds cachés dans la Guemara, et comment.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Gagner sa vie par son propre travail selon Maïmonide, 51 min
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Donc, ce que nous faisons maintenant, c'est la suite du texte du Rambam sur la préface à la Michna. On a déjà suivi avec le Rambam toute une description de la Torah Chébaal Péh, de la transmission de la Torah Chébaal Péh. Il nous a présenté, dans un certain détail, de façon en tout cas exhaustive, pratiquement toute la Guemara, enfin les différents traités du Shass, ceux qui sont présents devant nous. Ensuite, il a commencé à nous faire réfléchir et à prêter attention au contenu de la Guemara elle-même. Je vais mettre ça déjà en marche.
Et en parlant du contenu de la Guemara, le Rambam s'est arrêté à un moment donné pour nous dire que Rav Achi, qui est finalement celui qui a clôturé le texte de la Guemara, a introduit à l'intérieur des textes de la Guemara des messages très profonds, qui sont souvent présentés sous forme de paraboles, dans lesquels se trouvent les messages les plus profonds de la science et de la sagesse dans la connaissance des sciences divines.
Il va essayer de décrire un peu ce monde dans lequel, dans la Guemara, on décrit des messages extrêmement profonds sous l'apparence d'une parabole, où l'on ne se rend pas compte de ce dont on parle. Et il dit que c'est parce que les secrets de la vie, les messages profonds de la présence divine, de la proximité du divin, sont des messages qu'il faut savoir garder. Il ne faut les mettre qu'entre les mains de personnes qui en sont dignes, de gens capables de comprendre, d'accepter et de vivre le message.
Je vous rappelle un texte qu'il nous avait donné. Ça se trouve chez vous, à la page — ça dépend des éditions que vous avez, de la page que vous avez. On se trouve autour de la page Samer Dalet, Samer Hé. Il y a d'ailleurs, à ce niveau du livre, quelque chose d'assez curieux, ça dépend des éditions. Par exemple, dans cette édition que j'ai devant moi, à la page Samer Dalet, qui est là,
commence par l'expression Béatsato. Or, souvent dans vos textes, comme dans le livre que j'ai ici, sur ma gauche, l'expression Béatsato est sur la gauche. Ce qui fait que la page de gauche, dans l'édition corrigée en tout cas, commence par un petit Zayin. Vous voyez ça ? Chez moi, par exemple, c'est sur la page de droite, mais ça devrait être sur la gauche.
Et ça continue sur la page suivante. Il parle ici de ce contenu des Chochmot. Il dit que ce sont des contenus que l'on ne donne pas à tout le monde. Il donne un exemple que j'ai un peu repris la dernière fois, et je reviens sur cet exemple. Je lis au bas de la page: Oukvar Zakhrou. Vous voyez ? Ça se trouve à peu près cinq ou six lignes avant la fin. Vous voyez ça ?
Il se peut que ce soit la page… Oui, c'est un petit zayin, ou une autre page. Et c'est l'intérêt de la page. On se trouve au bas de la page, quelques lignes avant la fin. Je vais peut-être faire le tour.
L'imdou n'est pas… c'est Béréchit, et à la mètre c'est Merkava. Donc on raconte, c'est un texte qui est rapporté dans le traité Chagigah. Le traité Chagigah est un traité dans lequel il y a beaucoup de messages ésotériques. Et on raconte là-bas qu'il y avait un homme, des personnes qui étaient des spécialistes, des experts en Maassé Béréchit. Maassé Béréchit, apparemment, c'est la physique, c'est-à-dire la construction de ce monde tel que l'on l'appelle de nos jours physique. Et lui, l'homme en question dont on parle, Vé'hou Yodéa b'Maassé Merkava. Maassé Merkava, dans le jargon de l'ésotérisme juif, ce sont ceux qui connaissent un peu le monde du spirituel, ce qu'on a l'habitude d'appeler, dans le monde occidental, métaphysique.
Vé'yavo'hi b'Maassé Merkava. Ve'amar lahem: il leur a dit, on va faire un troc. Lamdouni Maassé Béréchit, va'anokhi lamédé'akhem Maassé Merkava: enseignez-moi ce que vous savez, en physique, de ce monde, et moi je vous transmettrai des messages, qu'est-ce que je sais, sur le monde du divin, Maassé Merkava.
Ils ont dit: Tov, da'va, d'accord, c'est bien, allons-y, essayons. Ve-kakher, limdou Maassé Béréchit. Une fois qu'ils lui ont enseigné Maassé Béréchit, nim'a'nou ve-lo lamédou Maassé Merkava, ils décident de ne pas lui enseigner Maassé Merkava. Au départ, ils ont parlé ensemble, ils ont décidé: moi je t'enseigne ça, toi tu m'enseignes ça.
À la fin, il a reçu l'enseignement de Maassé Béréchit. Apparemment, il est en devoir de faire son devoir, de lui enseigner ce qu'il a promis, Maassé Merkava. Il ne veut pas. Il ne veut pas l'enseigner. Et le Rambam veut un peu expliquer sa position. Qu'est-ce qui s'est passé ? Il dit, le Rambam. On passe à la page suivante.
Ou, pour qu'il n'y ait pas d'épreuves sur eux, que ces conditions soient réunies dans l'un des tibchim, avec la nourriture de ces chassidim … Eh bien, c'est impensable de penser que le fait qu'il ait refusé d'enseigner Maassé Merkava, ça me fait mal au cœur.
Parce qu'eux, ils avaient un mauvais cœur, ils n'aimaient pas les briyot, c'était par dédain des autres. … à la Chochmah, pour ne pas leur donner la Chochmah, pour que lui, il ait… Il pense que moi, j'en sais plus que vous. C'est pas du tout ça. Ce genre de comportement, déjà même chez les gens imbéciles, c'est considéré comme pas valable.
C'est déjà considéré comme reprochable, même chez les gens sots. A fortiori chez de grands Chachamim, Chassidim. Il est sûr que ce n'est pas parce qu'il ne veut pas enseigner aux autres; au contraire, il voudrait bien leur enseigner. Mais il y a autre chose, un autre problème. Pourquoi n'a-t-il pas enseigné ?
Alors le Rambam va essayer de nous expliquer pourquoi il n'a pas voulu enseigner Maassé Merkava à ce groupe, qui était apparemment composé de gens intelligents, qui connaissaient les sciences, qui avaient une tête bien faite. Aval assa davar bishvil sheraa atsmo raoui lekabel ma sheyesh etslam, ve-sheenam reouyim lekabel ma sheyesh etslo.
Pourquoi a-t-il fait cela ? Parce qu'il a vu, de sa capacité de voir, que lui-même était apte à recevoir ce qu'il y avait chez eux, à porter cette science-là et à l'utiliser comme il faut, sans la déformer. Mais eux, quant à eux, n'étaient pas, disons, dignes, capables de supporter son message, de porter son message.
Alors, le texte est utilisé pour justifier le fait qu'il n'a pas voulu livrer ses connaissances. Ve'evi re'aya à ce propos, les paroles de Salomon dans Chir HaChirim, qui disent: Dvash ve-halav tahat leshonekha: le miel et le lait, il faut les mettre sous ta langue, en dessous.
Tahat leshonekha, à l'intérieur. Comment faut-il comprendre ce message de Chir HaChirim ? Les Chachamim l'ont expliqué. Ils ont dit, …
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