Introduction à la Michna selon le Rambam, la justice et le médecin
Le Rambam compare le juge au médecin : doser la fermeté, du doux au dur, selon la gravité du mal.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Le Rambam et l'enseignement des secrets de la Torah, 38 min
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Chehan ourohim rabote noussim beignan kshirata yadayim, comme nous le voyons chez nos maîtres. En ce qui concerne les exemples de kshirata yadayim, le fait de lier les mains de quelqu'un, haka tachot, et de le frapper au fouet quand il le faut, vea malgout, ce qui est de la bâtonnade, et tout ça, des choses qui existaient et qui ont été en vigueur pendant des centaines, des bonnes centaines d'années. Efchet habegadim, le fait d'enlever les habits pour fouetter quelqu'un directement sur la chair, Kriyat Ashtarot, cacher, couper... tous les contrats qui sont devant nous, dans la mesure où on se rend compte qu'il y a une tromperie qui rentre en jeu. Quand il faut être dur, il faut être dur. Mais Kriyat Ashtarot HaMekuyamot, Shiim Tzaoub HaEm, MaShei Yechayev LaSotZeh: si on voit qu'il y a une tromperie là-dedans, il faut mettre ça en marche.
Oubédomé lézé, un mitsva en brim, Yikov Adin et Tahar: c'est à propos de ce genre d'attitude, qui est une attitude où, finalement, quand il le faut, il n'y a pas moyen de faire autrement: c'est d'être dur et de mettre en jugement la justice. C'est l'expression qui dit Yikov Adin et Tahar, que le Dîn s'impose et qu'il va trouer la montagne, c'est-à-dire qu'il va s'imposer, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas: il faut faire les choses comme il le faut.
Maintenant, le Rambam reprend encore depuis le début cette position, cette attitude, qui doit être finalement l'attitude du juge. Tout ça, comme je vous le dis, est tiré de l'esprit de Pirkei Avot. J'avance. C'est le paragraphe suivant, au bas de Nun Vav.
Loi yerapé berefouot, aval kesheroé she acholi chazak, ve iyevshar leitrapé bemezonot, yerapé berefouot kalot krovot el teva amazon, kegon ha mashkim ve hamerkachot, ha mebusamot ha metukot, ve miré she cheli itchazek, ve ilou ha devarim enam machniimotor ve enam kenegdor
Maintenant, le Rambam, ici, dans une petite introduction, utilise un peu son expérience de médecin.
C'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à faire. De façon générale, un conseil que je donne, c'est qu'il faut que le juge soit comme un médecin qui connaît son métier, qui est un expert. Comment ?
Quand un docteur peut guérir simplement en donnant une bonne nourriture, en conseillant de manger une des bonnes choses et pas autre chose, Oyirapevarefouot, il n'utilise pas de médicaments. Ensuite, il va passer au parallèle dans le monde de la justice, mais pour le moment il est dans ses conseils de médecin. Aval, Keshéroé, Cheikhé, Lichazak: mais s'il voit que la maladie est forte, Rievchar, Leitrapé, Memezonot, et qu'on ne peut pas la guérir simplement par un changement de nourriture,
Yérapé, Béréfot, Kelot: alors il va essayer de guérir par des médicaments légers, Korovo, Teltev, Amazon, qui sont pratiquement comme simplement une bonne nourriture. Un bon sirop, d'accord ? On a l'impression de quelque chose de bon, et puis c'est tout. Kegon, Amashkim: ça, des sirops, Béamir Kahot, des confitures, des choses comme ça, un bon goût, où on fait passer le médicament derrière quelque chose de sympathique, comme on voit de nos jours: de bonnes pilules bien sucrées dans lesquelles on fait passer toutes sortes de bonnes choses, et ça passe. Un Mekh Mesavim, un Kachot, un Mevousamot, qui sont parfumés, qui sont douces, et tout ça.
Et puis, Im Yer Esh Acholi Yitrazek, qui continue à rencontrer ce qui se passe dans l'histoire d'un médecin qui essaie de guérir; et s'il voit que la maladie se renforce quand même, Veil Ouatvarim Enam Makhni Mouto, et que ce qu'il a dit avant n'arrive pas à s'imposer à la maladie, Veil Enam Kenekdo: ils ne sont pas capables d'arrêter cette maladie. Alors, Yachazor l'Erefu Atob Erefu Ot Chazakot: il va revenir sur son rôle de médecin avec des médicaments forts.
Après l'échec, il va lui donner des médicaments qui vont, par exemple, libérer complètement ses tripes, comme Scamounia: c'est apparemment quelque chose qui était donné à l'époque pour libérer un peu les tripes. Parmi les médicaments, il y en a qui sont quelquefois amers.
De Mouvegu: il faut le faire, il faut le faire. Alors ça, c'est Skidol comme exemple, comme médecin. Et Inoudi, kach, kach, al Shofet yestadel laasot pshara: il n'o yachol, yishpot benachat, yieratzeva laariv bedvarim rakim, veim lo yuchal, mipene...
Achzariyout, echad mi hameribim, shou rou tseh le itgaber be'avel be'chamas, ytchazek alav, ve'yadoch reshaim tachtam. Yipas b'nosur lakoum. Domem, komsu, soubou mitsna, kach, domem, ashopet, le jush, yishtadel.
Il va faire, dans un premier temps, un essai de compromis: quand c'était finalement une discussion entre deux personnes, il rentre au milieu de ces discussions pour faire la paix entre les deux. Il n'y en a pas un plus méchant que l'autre. Ça, c'est un compromis. Les deux apparaissent tout simplement comme des gens qui cherchent leur équilibre; ils ont besoin d'un conseil. Et s'ils n'arrivent pas à s'entendre, qu'il juge avec gentillesse et tranquillité.
Et Yeratséba arrive avec Devarim Rakim, qui va le consoler et se mettre en diapason avec les plaideurs, avec des paroles douces. Et s'il voit que ça ne marche pas...
...d'un des deux côtés, Cheurotseh Lidgaber Be'avel Vechamas, qui veut s'imposer en faisant des choses qui sont interdites et dans l'excès, dans le vol et tout ça, Yitrazek Alav: alors il va s'imposer sur lui, Ve Yador Echaim Tartav, et qu'il soumette les méchants sous ses pieds; et que s'il faut les prendre, s'il faut les mettre à leur place, il n'y a pas moyen. C'est-à-dire qu'il reprend là-dessus: c'est toujours du facile, du gentil, disons, vers le dur, et quand il faut être dur, il faut être dur. Pas moyen de faire autrement, pas moyen de faire autrement.
Vetsarikha Shofet, Chello Yerbe Lirdo Fakharet Anouge Arlam, Ve'Avat Aosher Ve'Ama'ala. Ce sont des conseils extérieurs, sur la vie personnelle de ce juge, pas sur ce qui se passe à l'intérieur du tribunal, mais de bons conseils d'éthique, d'éthique de vie.
Il faut que le juge ne soit pas à la recherche des plaisirs du monde, pas à la recherche de la richesse, ni de chercher le niveau supérieur dans la société. Des gens qui haïssent le gain, qui haïssent la recherche de l'argent de façon injuste, pour finalement ne pas être, dans certains cas, soudoyés parce qu'ils le veulent.
Ve'amrou alem hachalom. Et on a dit à propos de ces juges: Melech, bemishpat yamidaret. Un roi, dans son jugement, met les choses à leur place. Il installe la terre, il installe ce monde. Et un homme qui est à la recherche d'aide, Yarsenu, va détruire la terre. Ils expliquent cela en prenant un texte des Proverbes, avec son commentaire: si ce Dayan, ce juge, ressemble à un roi qui est absolument libre et qui n'a besoin de rien du tout,
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