Paracha Michpatim (17/02/09)
Rav Yossef David
Ensuite : Les rêves selon la Torah, et Hanouka, 12 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Alors, j'aimerais qu'on voie ensemble le contenu de la paracha. Il y a des thèmes très importants, c'est dommage que le reste de la classe ne soit pas là. Très important, on va les attaquer dans le chiour. J'aurais aimé que vous posiez des questions, mais comme je vois que ça ne va pas forcément venir... Les thèmes de l'esclavage. Les thèmes de l'esclavage. Hein ? Qui c'est, le Rav Partouche ? Bah, tu peux lui dire que t'es là. Allez.
Il y a donc des thèmes très importants. On voit qu'il y a un homme qui va vendre sa fille. Ça vous paraît pas un peu bizarre ? Je ne sais pas, moi j'attends de votre part une réaction, une révolte même, et au moins une interrogation. Une révolte, ça serait quelqu'un qui a... qui manque un peu de confiance dans HaKadosh Baroukh Hou. Vous savez que le mot émouna, qu'on traduit mal en français parfois, vient du mot imoun, qui veut dire confiance. C'est quelqu'un qui a... qui a un doute envers HaKadosh Baroukh Hou, et il entend une halakha qui lui paraît bizarre.
Alors, je ne veux pas le révolter. Ça va amener à l'interrogation. Je lui dis: mais dis-moi, ça me paraît bizarre, ça. Est-ce que nous, on sent qu'il est bizarre, en fait ? Pourquoi c'est bizarre ? Il y a deux possibilités. Soit c'est bizarre parce qu'on ne nous l'a pas expliqué. Soit c'est bizarre parce que nous sommes habitués à des normes occidentales, des normes européennes, où le bien et le mal sont définis tels qu'on nous l'a appris dans les feuilletons et les séries télévisées, quand on avait l'âge de huit ans.
Et c'est sur ça qu'on définit ce qui est vrai, ce qui est faux, ce qui est bien, ce qui est mal. Mais c'est ce qu'on ressent. Ce n'est pas forcément quelque chose d'absolu. On en a déjà parlé dans tous les films d'action, 80 % des films d'action. Le gentil a le droit de tuer deux méchants, alors que là, après l'avoir épargné... C'est-à-dire que le gentil va pouvoir tuer le méchant, il va l'épargner, et le méchant va vouloir le tuer dans le dos, et là, certainement, il va tuer le rein.
Donc ça veut dire que dans les normes qu'on nous inculque comme ça, jusqu'à 18 ans, 20 ans, quelqu'un qui habite en France a vu peut-être quelques milliers de films comme ça. On a donc l'habitude que finalement, ce soit bien de épargner quelqu'un qui a voulu te tuer. Et ce n'est pas forcément la morale. C'est vraiment le contraire de la morale. Mais la Torah, le monde occidental pense comme ça. Donc le fait qu'on sente quelque chose comme vrai ou faux, moral ou pas moral, ça demande d'être clarifié par un outil, qui est l'outil du sekhel, l'outil de l'intelligence, de la réflexion. C'est uniquement par là qu'on va être capable de savoir si quelque chose est bien ou pas bien, vrai ou faux.
Nous maintenant, nous sommes des Maaminim, des gens croyants, donc on a confiance en HaKadosh Baroukh Hou quand il nous dit quelque chose. Mais cela doit quand même s'insérer dans un système moral. Cela doit quand même s'insérer dans une manière pour qu'on soit capable de la comprendre et de l'expliquer aussi. Donc le but de aussi, c'est d'être capable de replacer et d'expliquer pourquoi telle halakha est morale et pourquoi c'est bien de faire ça. Et bien, on va y arriver.
Donc, première partie. Vous avez tous une feuille ? Vas-y, prends une feuille. Prends un stylo aussi. Désolé. Vas-y. Ok, alors. Première halakha: on parle des avadim ivrim, dinei 'eved 'ivri.
Vous pouvez noter: qu'est-ce que c'est, un 'eved 'ivri ? Il y a plusieurs sortes d'esclaves dans la Torah. Un esclave hébreu. Quelles sont les circonstances ? Notez: dinei 'eved 'ivri. Quelles sont les circonstances, les lois concernant l'esclave hébreu ? Ok, Grégory, si tu veux noter. Première partie: les lois concernant l'esclave hébreu, dinei 'eved 'ivri.
Maintenant, dans quelles circonstances un juif peut-il devenir esclave ? Deux circonstances, c'est tout, pas trop. Dans quelles circonstances va-t-il le décider ? Parce que le Beth Din ne va pas le laisser se taire. Dans quelles circonstances, par exemple, il doit de l'argent, ou il n'arrive plus à vivre tout simplement ? Même sans vouloir de l'argent, il n'arrive plus à vivre, et donc il va se vendre lui-même. Maintenant, c'est quoi, se vendre soi-même ? Pourquoi il se vend ? Qu'est-ce qu'il va gagner en échange ? Voilà: on va le nourrir, il va avoir un toit, chose qu'il n'avait pas forcément avant.
Et puis bon, s'il tombe, il va certainement essayer de tomber dans une famille qui est bien, et donc il pourra rester lui-même. Deuxième cas, moins sympathique, non pas que celui-là soit sympathique, où la personne va être vendue en esclave. Et là, c'est le Beth Din qui le fait. C'est quoi ? Pour rembourser une dette, ça ne suffit pas. Quelle est la chose qui va... Il y a un deuxième cas dans lequel on va vendre un juif, et c'est le Beth Din qui va le vendre. Quel est ce cas ?
Alors, c'est le cas où quelqu'un a un vol, pas une dette, mais il a volé, et il n'est pas capable de rembourser ce qu'il a volé. Alors, le Beth Din, après l'avoir attrapé, après avoir confondu, et après avoir vu que c'était le cas, va le vendre. Ok ? Ça, c'est un thème qu'on va devoir expliquer: c'est quoi, cette histoire de vendre ? Tout ça ne nous paraît pas très moderne. On va essayer de prouver, dans ce chiour, à quel point le système judiciaire juif, israélien, n'est pas israélien dans le sens... Aujourd'hui, mais Israël n'est pas le futur. Mais attention: celui que la Torah propose est bien plus moral que tout ce que l'Occident propose. Je ne parle pas de l'Orient, moi, c'est rigolo. Enfin, je ne sais pas ce qu'il y a de plus rigolo entre eux. Mais bien plus moral que ce que l'Occident propose. Ok ? On va y arriver.
J'aimerais juste un peu passer sur les différentes parties. Donc vous retenez: on doit parler du concept d'esclave. Pourquoi la Torah parle-t-elle des esclaves ? Et du système judiciaire: pourquoi la Torah permet-elle de passer par là ? Ok ? Deuxième partie.
Alors là, il y a pas mal de halakhot. J'ai essayé de regrouper comme j'ai pu, parce que, finalement, c'est difficile de diviser la paracha en sept parties, ou en dix parties. Il y a plein de... Des fois, c'est un passage qui a une halakha, parfois deux halakhot. Donc j'ai regroupé comme j'ai pu. Qu'est-ce qu'on a ici ? Ce sont des halakhot graves, en général, sur lesquelles on est puni de mort, ou quelque chose qui y ressemble.
C'est dinei nefachot, quelqu'un qui frappe, qui tue volontairement, qui enlève quelqu'un, qui insulte ses parents. Tout ça, ce sont des choses sur lesquelles on va entraîner des punitions graves. Et j'ai regroupé ça ensemble. Vous avez vu qu'insulter ses parents, …
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