Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Le cheminement des idées en Israël selon le Rav Kook

Comment le Rav Kook explique le retour du peuple juif sur sa terre comme la fin d'une expiation, et la place d'Israël dans le progrès du monde.

41 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Orot du Rav Kook, page 18 : Israël, louange du Créateur, 49 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom à tous. Nous en sommes à la page Kouftet Vav, du Lema'ala Khayder B'Yisraël, le cheminement des idées en Israël. Kouftet Vav s'écrit avec un Vav, comme titre. Vous avez le Vav, là. Vous voyez ? Bon. Nous en sommes arrivés à l'époque contemporaine. Le dernier paragraphe commence par le Mohabissoum.

Vous y êtes ? Oui, à la page Kouftet Vav. Il serait utile d'être à la page. Vous avez trouvé ? Très bien. Habissoum Aklalich Ela Olam, c'est-à-dire l'évolution générale du monde. Le mot bissoum peut vouloir dire l'enivrement, il peut vouloir dire la sublimation. De manière générale, c'est-à-dire l'évolution. Le Rav Kook considère que, de manière générale, le monde évolue vers le bien. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de chutes. L'évolution n'est pas linéaire. Il y a une évolution sinusoïdale: ça monte, ça descend, ça monte, ça descend. Mais la courbe générale est ascendante, même s'il y a des retraits, parfois de la barbarie et tout le reste. Qu'est-ce qu'il y a ? Bon.

Donc, Abissou, Matlaïch et Laolam, l'évolution générale du monde. Abba, Meachparad, Kochach et le Knesset Israël, qui a pour origine l'influence de la collectivité d'Israël. C'est-à-dire que nous, les Juifs, nous avons fait beaucoup de choses dans le monde pour que le monde progresse.

— (Échange avec un auditeur au sujet d'un livre.) Ah, tu en as un ? C'est génial. D'accord, bon.

Donc, il y a eu l'évolution, le progrès du monde, qui a pour origine l'influence de la collectivité d'Israël. Oulkho, la pachot, Makhahata, Hachouva, où, en tout cas, son influence est décisive. Gam, Oubi, Yichoud, Begalouta, Oufizoura, également pendant le temps de l'exil. Bien qu'étant en exil, nous avons eu quand même une influence sur les nations. Nous avons été à l'origine des grands cultes, l'islam et le christianisme. Et, de manière générale, nous avons fait évoluer les idées dans le monde. Où, Anaf, Mibissouma, Sheilaouma, Beatsma est une branche, une dérivée de l'évolution de la nation dans son ensemble elle-même. Le progrès du monde fait partie du progrès du peuple juif. Dans la mesure où nous sommes une nation universelle, l'évolution de l'humanité est notre évolution à nous. Comme dit la Torah à propos d'Abraham Avinou: Veni v'Rechu Beha Kol Mishpechot Adama, par toi seront bénies toutes les nations de la terre.

Chekhozer, Gamhou, Léoré, Rétoua, Chachayim, Bahouma, qui a pour conséquence d'éveiller le souffle de vie de la nation. C'est-à-dire qu'il vient un moment où, pour que le monde continue à progresser, il faut que l'État juif soit restauré. Il y a donc le sionisme qui apparaît, non pas pour des considérations purement juives, purement égoïstes, qui concerneraient uniquement le peuple juif. Nous rétablissons notre domination, notre souveraineté sur notre terre, parce qu'il y a à cela une finalité universelle.

Alors, comment sait-on que c'est le moment ? Pour le Rav Kook, cela ressemble à quelqu'un qui a péché. Le pécheur a, en général, honte de son péché. Tant qu'il n'a pas payé, tant qu'il n'a pas, si vous voulez, purgé sa peine, comme on dit, il manque d'assurance. Même quand on essaye avec effronterie de se surmonter, tant qu'on n'a pas véritablement expié sa faute, on reste dans la honte, on ne peut pas réussir. Or il se trouve qu'à partir du XIXe siècle, le peuple juif se sent assez pur pour réclamer, avec assurance, son retour sur sa terre. C'est un signe que le péché est effacé.

D'accord ? Comment ? Non, par l'exil. On a fait tout ce qu'il fallait. On a assez souffert comme ça. On a assez regretté, mais on a aussi assez souffert comme ça. Je reprends ici le texte. Achote, le pécheur, Achernachout Am'a, dont l'âme a été souillée. Kol Od Tum Atobo, tant que la souillure persiste, Yishkav Bevoshto, il reste couché dans sa honte. Sa faute est toujours présente à son esprit. Et même s'il se surmonte avec effronterie, il ne pourra se lever que très peu de temps, et très rapidement son esprit se penchera à nouveau.

Il redeviendra humble. Ce n'est qu'après avoir purgé son péché qu'il pourra sentir à nouveau sa pureté et son être. Alors il reviendra à sa force, à la vigueur de son esprit, à la puissance de son visage.

La collectivité d'Israël, pendant tout le temps de son exil, se savait pécheresse. Elle ressentait sa douleur spirituelle, avec pour conséquence une faiblesse de sa honte intérieure.

Tous les hommes de renom qu'il y a eu pendant toutes les générations de l'exil, qui, même pendant le temps d'un exil terrible, ont réussi à s'élever pour être des hommes de sainteté supérieure, tels que le Rambam, le Gaon de Vilna, le Hari, tous ces géants, ne pouvaient pas introduire dans l'esprit général de la nation un souffle de vaillance. C'est-à-dire que même un géant comme le Rambam ne pouvait pas restituer la vigueur de la nation. Pourquoi ? Parce que ce n'était pas encore le moment.

Qui a neshama klalit she laouma, car l'âme collective de la nation, haïta tzricha leit Kadesh, devait se sanctifier, ou leit taher mitou ma'ata, et se purifier de sa souillure. Koura barzel shel tziroufze, le creuset de cette purification, haïta a galout, c'était l'exil, im kolp hadéa, avec toutes ces terreurs, oumach oveaha ayoumim, et ces douleurs terribles.

C'est-à-dire que l'exil a servi à purifier le peuple juif. Yemé Abayit Hacheni, l'époque du Deuxième Temple, Hayoua Hachana Tova Lapizourayom, était une bonne préparation à la dispersion terrible dans l'exil, un exil terrible. Le lion de Juda ne pouvait s'exprimer. C'est ça ? Hachemita s'aurait même pu faire… C'est pas grave, vous n'êtes pas obligés de comprendre toutes les vannes. Hachvita, Harouka, l'interruption, l'interruption prolongée. Ah, l'interruption prolongée.

Nous passons à la page Kouftet Zayn. Me'iske Mediniyout, d'occupation politique, Bessir Soukhéen, et leur conflit. C'est-à-dire que nous avons cessé pendant assez longtemps de nous occuper de l'État.

Ce n'est pas dans cette page, c'est dans l'autre page. Il y a une autre page. Je ne sais pas si tu l'as. Là. Page Kouftet Zayn. Oui. Ishkita lit Koufot Haroukot et Harouar Haklalich, et Knesset Israël a calmé, pendant de longues périodes, l'esprit général de la collectivité d'Israël. Adéot la daizman vedayin Isayon, jusqu'à ce qu'elle ait assez de temps et assez d'expérience, les haami qui a fait Becheshbon olama, de faire son bilan intérieur.

Combien de temps a duré l'exil ? Combien à peu près ? 1880 ans, si on va depuis la destruction du Deuxième Temple jusqu'à la fondation de l'État d'Israël. On peut commencer plus loin, à la destruction du Premier Temple. Alors ça fait déjà 2400 ans. On peut réduire ça. On peut dire que l'exil commence avec la révolte de Bar Kokhba. C'est en quelle année ? 135. Vous arrivez jusqu'au premier congrès sioniste mondial, 1897. 1897 moins 135, vous enlevez 135, ça vous fait 1762.

Un exil de 1762 ans. C'est pas mal. En général, on dit toujours deux millénaires. Ce n'est pas vraiment deux millénaires, c'est un peu moins. En tout cas, c'est beaucoup. Cela a permis de faire un travail intérieur, et nous sommes devenus le peuple le plus moral de la Terre. Ce …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

28 cours du Rav Yossef Benshoushan, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Rav Kook, Pensée juive, Histoire d'Israël, Erets Israël, Émouna.

  1. 8
    Rav Kook : l'idée divine et l'idée nationale
    Pourquoi l'identité nationale juive naît d'une volonté divine, et comment les prophètes décrivent sa chute.
    49 min
  2. 9
    Du peuple à l'individu : la destruction du Premier Temple
    Comment l'exil a déplacé l'accent du collectif vers l'individu, et ouvert la voie à l'universel.
    48 min
  3. 10
    La destruction du Temple et la perte de l'idée divine et nationale
    Comment l'exil a séparé l'idée divine de l'idée nationale, et les conséquences sur le monde chrétien et l'État moderne.
    49 min
  4. 11
    Le sionisme, réunion de l'idée nationale et de l'idée divine
    Le Rav Kook y voit la synthèse de deux idées séparées par l'histoire juive : le national et le divin.
    37 min
  5. 12
    Le cheminement des idées en Israël selon le Rav Kook
    Comment le Rav Kook explique le retour du peuple juif sur sa terre comme la fin d'une expiation, et la place d'Israël dans le progrès du monde.
    En cours de lecture
  6. 13
    Orot du Rav Kook, page 18 : Israël, louange du Créateur
    Le rôle d'Israël est de chanter la grandeur divine, et l'amour du Créateur pour sa création, par la figure de la gvoura.
    49 min
  7. 14
    Éradiquer le mal : retirer les étincelles des écorces
    Deux voies face au mal (kovets et yachar) et pourquoi la seconde est l'idéal, à la lumière d'Orot.
    51 min
  8. 15
    La force du peuple d'Israël dans la pensée du Rav Kook
    Le Rav Kook relie la mission d'Israël au monde entier et à la purification de la para adouma.
    54 min
  9. 16
    Les idéaux les plus hauts pour faire vivre le quotidien
    Pourquoi viser la grandeur est la seule voie pour donner sens aux tâches ordinaires et à la mitsva.
    44 min
  10. 17
    La grandeur d'une génération et la manière de l'enseigner
    Pourquoi commencer par les finalités de la Torah avant d'en enseigner les détails, et comment convaincre par l'intellect comme par le cœur.
    56 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav