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Le désert, le roi Shlomo et l'unité entre idée nationale et idée divine

Pourquoi l'unité réalisée sous Shlomo n'a tenu qu'au niveau du collectif, et non de l'individu.

50 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Rav Kook : l'idée divine et l'idée nationale, 49 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Jusqu'à présent, dans le premier chapitre, nous avons étudié en très, très grand le fonctionnement de la relation entre l'idée nationale et l'idée divine parmi les hommes, et la manière dont, à chaque fois, cela échoue. Puis nous avons vu la relation entre ces deux idées telle qu'elle est conçue dans le peuple juif, ce qui nous a finalement amenés à l'idée qu'il y a une unité entre l'idée nationale et l'idée divine. Si vous voulez, on peut dire entre le spirituel et le politique.

Dans le peuple juif, cela nous a menés à l'époque du désert. Et après le désert, nous entrons enfin dans l'histoire. L'époque du désert est une époque pendant laquelle, en fait, il ne se passe rien du point de vue historique. C'est un monde artificiel, quarante ans, pendant lesquels la nation d'Israël vit dans un monde complètement théorique: entourée de nuées, de gloire, mangeant la manne, un pain céleste, buvant à un puits miraculeux, sans même avoir besoin de changer de vêtements. On peut donc dire que toutes les nécessités de ce monde sont absentes.

Et nous sommes à proximité du plus grand Rosh Yeshiva de l'histoire, Moshe Rabbeinu. C'est donc un monde qui n'est pas confronté aux difficultés de la nature. Ce n'est qu'une fois rentré en Erets Israël que commence le travail. Depuis, nous avons plusieurs époques historiques. En grand: au début, avec Yehoshoua, qui dirige Israël pour faire la conquête.

S'ouvre ensuite toute une époque, celle des juges, les Choftim. Après les Choftim, une époque des rois. Cela commence avec Chaoul et David, cela continue avec Chlomo, et l'époque du roi Chlomo ouvre toute l'époque du premier Temple. Après le premier Temple, il y a l'exil de Babylone, assez court, qui se divise en deux parties: la première sous la domination babylonienne, la deuxième sous la domination perse. Après, il y a le retour, et là nous avons l'époque du deuxième Temple.

L'époque du deuxième Temple se divise en plusieurs époques. Tout d'abord, la domination perse. Ensuite, la domination grecque. Puis le royaume des Hasmonéens, Hachmonaïm, ou les Maccabées si vous voulez. Et enfin, cela finit avec la domination romaine. Après la destruction du deuxième Temple, nous avons un temps extrêmement long d'exil. C'est le troisième exil, puisque le premier était l'exil d'Égypte et le deuxième celui de Babylone. Ce troisième exil, l'exil d'Édom, inauguré par les Romains, a duré depuis la destruction du Temple, 1880 ans, jusqu'à la fondation de l'État d'Israël.

Et puis une nouvelle époque commence, celle de la Gueoula, le temps de l'État d'Israël, celui dans lequel nous vivons. D'accord ? Donc, soyons brefs, on peut dire comme ça: Bait Richon, Bait Chéni, Bait Chéji, c'est premier Temple, deuxième Temple, troisième Temple, et nous avons des exils intercalés entre ça. D'accord ? C'est à peu près comme ça que l'histoire s'organise.

Alors, qu'est-ce que ça signifie au niveau de la relation entre l'idée divine et l'idée nationale ? Eh bien, c'est ce que nous allons aujourd'hui entreprendre d'étudier. Alors, je lis maintenant dans le texte: « Il était déjà arrivé que ces deux luminaires se servent de la même couronne en Israël. » Vous comprenez bien que c'est une image. Quels sont les deux luminaires qui se servent d'une même couronne ? C'est une image tirée d'une Agada du Massekhet Houlin du Talmud de Babylone, à propos du soleil et de la lune.

En analysant le texte de la Torah, la Guemara fait remarquer qu'il y a une contradiction. On dit: « Et D.ieu fit les deux grands luminaires. » Et le verset continue: « Le grand luminaire pour diriger le jour, et le petit luminaire pour diriger la nuit. » Ça ne va pas. Puisqu'au début on nous a dit que les deux étaient grands, comment sait-on que l'un est maintenant grand et l'autre petit ?

Alors la Guemara invente une sorte de discussion. La lune se plaint devant le Créateur: « Comment deux rois peuvent-ils se servir de la même couronne ? » Et D.ieu lui répond: « C'est vrai, tu as raison, va, réduis-toi. » Et la lune est devenue plus petite.

Dans l'enseignement du Rav Kook, ici, le soleil et la lune représentent l'idée nationale et l'idée divine. Et ces deux idées, au début, se servaient de la même couronne. C'est-à-dire que, au temps du désert, l'idée nationale était placée exactement au même niveau que l'idée divine. Mais cela n'a pas marché longtemps. Alors, vous pouvez vous servir, là, vous avez des livres.

— Pourquoi y aurait-il deux rois qui se serviraient de la même couronne ? Alors que vous pouvez avoir encore un livre. Là.

— Très bien, très bien. Je te félicite. Bon. Alors maintenant nous allons lire le texte. Les deux luminaires se servaient de la même couronne en Israël. Et là, il explique un peu plus.

« Il était à un niveau égal, dans toute sa stature et toutes les dérivées de sa puissance, en égalité avec l'idée divine. »

« Et qui sublime tous les courants de vie et leurs mouvements, béréach bismé hayden gan Elohim, par un fumet des parfums du jardin d'Éden divin. Et là, mais, à Kitroug, chez la Trouna Amasita Koderet, il y a eu la remise en question par la vertu pratique sombre, lorsqu'elle rencontre les embûches des chemins ténébreux, dans la pourriture liée à la vie profane, individuelle et publique. »

C'est-à-dire qu'il y a finalement eu une chute. Les enfants d'Israël sont entrés en Erets Israël. Eh bien, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu une décadence, une décadence morale, religieuse, à tout point de vue; ça allait mal. C'est décrit où ? Dans le livre des Choftim. Vous n'avez qu'à le lire, et vous verrez comment ça va mal.

Non, c'est l'idée nationale qui s'est séparée de l'idée divine.

En tout cas, il y a eu une sorte de révolte, une dissociation entre les deux. L'idée divine est restée dans sa splendeur. Mais elle est restée tellement splendide qu'elle est restée en haut. Elle ne se manifeste pas. Mais cette situation sublime et suprême avait préparé assez de forces.

« Hamaspik béréach gam le'otam, yemeha, erida, qui sert de manière générale également pour ces temps de chute. Les yamim, hachér, pour des temps de l'idée divine, ou l'idée nationale. Et hela haaretz sétà a commencé après être sortie de la chambre de son accouchement. Mimekor l'idée divine... »

C'est-à-dire que dès qu'on entre en Erets Israël, on doit s'occuper de choses matérielles: d'économie, de politique, de la vie de tous les jours. Il faut amener son bifteck. Tout cela crée une décadence, et cette décadence entraîne également l'idolâtrie, c'est-à-dire le paganisme.

« Avira olam, l'atmosphère du monde, chaya male kolkha, qui était tellement remplie, zohamata behemiyyoutou, de la souillure animale, et de la barbarie païenne. Sam kimma'at machnak a presque étouffé les haïm, le souffle de vie, de l'aspiration divine, hamekoucheret, qui est lié, betokhen asignona tzibouri, dans le contenu de l'être collectif, de la forme nationale. »

Cours de Machon Meir

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