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PARACHA: H’AYEI SARAH (18/11/08)

53 min

Rav Yossef David

Ensuite : PARACHA: KI-TETSE (27/08/09), 55 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour. On va commencer. Chalom. Donc, la paracha… Alors, la question que je vous pose, comme d'habitude: qui a lu la paracha ? Il y en a un, deux. C'est plus que ce que je croyais. Tu peux me donner, s'il te plaît, ces trucs-là ? Pas tout le Rachi, mais déjà, tu as lu la paracha. Maintenant, j'ai la question. Les gens, il y en a deux. La question vraiment dure, c'est: qui a, par hasard, rempli ses feuilles ?

Ce que je vous ai distribué, c'est un prochain… la semaine dernière. Ah, voilà, ça t'a servi alors. Tu ne l'as pas eu, sinon tu l'aurais sauvé, en fait.

Bon, après ça, on va passer d'abord sur la paracha, parce que… On va d'abord passer sur le sujet qui se trouve dans la paracha. Après le sujet, j'espère que vous aurez des questions. Vous verrez qu'il y a des bonnes questions d'actualité à poser sur la paracha. J'espère que vous les aurez.

Il y a quelqu'un qui a des questions avant de me les donner, mais est-ce qu'il y avait des questions un peu… un peu méchantes ? Méchantes, hein, parce que gentilles, bon, d'accord. Quelques gentilles. Ok. Après, d'abord, on passe sur les différents sujets de la paracha. Ce n'est pas grave, c'est fou. Oui, mais avant, on fait d'abord le contenu de la paracha, pour que tout le monde sache de quoi elle parle. Après, on verra les questions sur la paracha, ok ?

De quoi parle-t-on ? La première partie. Vous avez la feuille, elle est distribuée, elle est séparée en parties. Donc, première partie: de quoi parle-t-on ? Asseyez-vous, il est déjà tard. De quoi parle la première partie ? Non, pas l'année de Sarah. La mort de Sarah. Ce n'est pas l'année. C'est le constructif de… Oui, je sais. Mais ce sont les années, les Chanim, et Chéné Hayé Sarah.

Des yamim et des chanim. Donc, le premier sujet, c'est le décès de Sarah. Cela va jusqu'au chapitre 23. J'ai mis ça en grand. Il y a dedans, en même temps, un événement très important, qui consiste en l'achat de la Mearat HaMakhpéla. Ceux qui sont à Hévron pour Chabbat auront l'occasion d'être là-bas sur place. Et c'est assez extraordinaire qu'on ait cette possibilité. En tout cas, je sais que, comme vous, j'ai grandi en France. Quand on est petit, on parle d'Avraham, de Kévor Yaakov, de Hévron, de Chékhem, et de tous ces endroits qui sont un peu magiques. Quand on est petit.

Et puis, au Hachem, on a l'extraordinaire mérite de pouvoir aller dans ces endroits. Chékhem, un peu moins, c'est vrai, c'est un peu plus dur d'y aller. Mais à Hévron, on peut y aller tout le temps. Et pour Chabbat, c'est une foule en général. Il y a plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui vont là-bas.

Combien il y en avait les dernières fois ? Trente, trente ? Trente-quarante mille, je crois. Trente mille, trente mille. Tu vois, ce sont que des jeunes. Toi, tu es inscrit ? Tu veux venir ? Ça va être sympa. Moi, je suis guide à Hévron. Je prends des groupes là-bas. C'est extraordinaire. Pour vous, ça paraît normal, parce que vous l'avez vécu, vous l'habitez maintenant. Mais réfléchissez: ça fait quand même des milliers d'années que le peuple juif était séparé de ces endroits-là.

À tel point que, quand vous lisez, par exemple, la paracha, et que la Torah nous parle de telle ou telle ville, nous, on a simplement à regarder la carte pour voir où c'est. Ce sont des villes qu'on connaît. Rachi, vous venez de l'expliquer: c'est là-bas, tu descends dans cette montagne, etc. Nous, on a l'habitude, on connaît. C'est normal, on habite ici. Mais imaginez quelqu'un qui habite en France au XIᵉ siècle. Ça fait combien d'années qu'il n'a pas vu Erets Israël ? Il est obligé de suivre les indications de Rachi, de comparer, de comprendre, d'essayer de redessiner sur la carte pour voir où se trouve telle ville. C'est très compliqué.

Donc, Baroukh Hachem, nous vivons aujourd'hui en Israël, tout est naturel. Les villes sont là, elles n'ont pas bougé. HaKadosh Baroukh Hou a fait un miracle: Il a donné comme gardien de la terre d'Israël, pendant qu'on n'était pas là, jusqu'à notre retour, un peuple extrêmement conservateur. Le peuple le plus conservateur de la Terre. Ces gens-là, les Arabes, qui ont gardé la terre pendant qu'on n'était pas là, n'ont pas changé le nom des villes. Les villes où ils ont vécu ont gardé leur nom. Par exemple, vous cherchez un village dans le livre de Chofetim qui s'appelle Itamar, qui apparaît dans la Bible. Eh bien, aujourd'hui, le village arabe s'appelle At-Tamar. Vous cherchez à 200 mètres, à 300 mètres autour, et vous trouvez Itamar. Ce n'est pas compliqué: les Arabes n'ont rien inventé. Tous les kfarim qu'ils ont signifient des noms de villes à nous, de l'époque du Tanakh déjà.

Donc HaKadosh Baroukh Hou a fait ce miracle de laisser à des gens le nom des villes. C'est très important: le nom reste, pas seulement dans les villes, mais même le nom des endroits. Par exemple, la Mearat HaMakhpéla, ils l'ont gardée.

Il y a des endroits qu'ils ont gardés, mais qu'ils ont aussi réinventés. Par exemple, Dotan. Vous connaissez Dotan, la ville de Dotan ? C'est un endroit où Yossef s'est fait enlever, quand ses frères l'ont jeté dans le puits. Dans la ville de Dotan, il y a un endroit que les Arabes appellent Bor Yossef, l'endroit où Yossef aurait été jeté. Mais ce n'est pas vrai. Pourquoi ce n'est pas vrai ? Peut-être que c'est vrai, mais on ne sait pas. Nous n'avons pas de tradition là-dessus. Nous savons où se trouvent Yossef, Avraham, Yits'hak et Yaakov: on sait où ils sont enterrés, on a une tradition. Mais là où était Yossef, nous n'avons pas de tradition. Donc, si nous n'en avons pas, vous imaginez qu'eux, ils ne peuvent pas en avoir. Ils débarquent dans l'histoire.

Il y a des blagues chez eux, aussi. Mais ce qu'a fait HaKadosh Baroukh Hou avec eux est quand même pratique. Il y a d'autres choses qui sont moins pratiques avec eux, c'est clair. Mais à ce niveau-là, c'est pratique qu'on arrive dans un endroit où on n'a pas de problème pour se retrouver chez soi. Rien n'a changé.

Ils ont un droit sur la terre, mais ce droit n'est pas éternel. Non, ça, c'est vrai jusqu'à notre retour. Après, c'est fini. C'est vrai jusqu'à la fin de la galout, la fin de l'exil. Après la fin de l'exil, c'est fini. Comme le Sifrat de Tzimouta, un livre de Kabbale, l'explique: les Arabes ont un droit comme Ismaël, qui a fait la brit. Vous savez que la brit milah est ce qui nous donne le droit sur la terre d'Israël, n'est-ce pas ? Maintenant, les Arabes ont une brit milah, mais pas [...]

La brit milah des Arabes est différente, en ce sens que la dernière opération de la brit milah consiste à rabattre la peau. Eux ne la font pas. Ce …

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