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PARACHA: BEHOUKOTAI (24/07/08)

60 min

Rav Yossef David

Ensuite : PARACHA: CHELAH LEHA (24/07/08), 1 h 21

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Ouverture et questions d'actualité

Dans l'actualité, comme d'habitude. J'espère que vous avez trouvé des choses actuelles dans la paracha, des choses qui vous intéressent. Ce n'est pas forcément l'actualité au sens où l'on entend les nouvelles à la télé. Ça peut être aussi une question d'émouna, une grande question, une question difficile, qui ressort de la paracha. Si on retrouve quelque chose comme ça, ça vaut le coup de faire appel, et peut-être que s'il y a des questions, on va essayer d'y répondre.

Mais tout d'abord, avant tout, on passe sur le contenu de la paracha, si vous voulez bien, pour ceux qui l'ont lue. Je donne un cours à TNEF, on m'a dit mercredi, je vais leur faire le cours que j'ai prévu, samedi soir, là-bas, sur: est-ce que c'est moral de tuer nos ennemis ? C'est-à-dire dans la morale juive. Et c'est sur la thèse de Lévinas, de Lévinas, Marielle Lévinas.

Très, très intéressant. Demain, à Okhneuf, vous m'en demandez… Okhneuf, c'est… en plus je ne connais pas. C'est Bani Yehuda 2, en ville. Mais bon, on le refera, sinon c'est comme un autre, ce n'est pas un problème. Je vous dis s'il y a des gens qui sont là-bas.

Donc, Béhoukotaï. Vous m'avez dit que vous l'avez lue, je trouve ça super. Vous venez de me raconter de quoi elle parle. Alors…

Il y a au moins un thème qui est d'actualité dont on va parler, et j'espère que vous aurez des questions qui pourront nous faire avancer vers d'autres thèmes. Béhoukotaï, première partie: de quoi parle la paracha ? D'abord, en gros, de quoi elle parle ? Oui, vas-y. Non, en gros, de quoi elle parle la paracha ?

— Ça peut dire ça sur une bonne partie de la Torah, en tout cas.

Bon, d'accord. Parce que là, quoi d'autre ? Il y a d'autres choses qui appartiennent à la paracha. C'est vrai que ce qu'on a l'habitude de retenir de la paracha, ce sont les brachot et les klalot. Surtout les klalot, qui sont, en général, énormes. Mais il y a d'autres choses, hein.

Oui, il y a les punitions, encore une fois. Une grande partie, c'est ça. Tout ce qu'on se prend dans la figure quand on n'a pas été gentil. Pas réjouissant, en soi.

— Oui.

Non. Ça, c'est une punition gentille. Là, c'est une punition beaucoup plus méchante. Khayav Galout, dont on parle, on en a parlé un peu dans la paracha de la semaine dernière. Et dans d'autres endroits, dans la paracha d'il y a deux semaines, c'est quand quelqu'un a tué par négligence. On appelle ça…

Bé-shogag, en hébreu. En hébreu moderne, ça s'appelle la même chose. Il va en galout, c'est-à-dire qu'il quitte sa maison, il quitte sa famille, et il va dans une ville avec des lévites, pour essayer de lui rendre le cerveau un peu plus normal, quand même. D'abord on va l'éduquer, on va rester dans la Torah, mais ce n'est pas ça, donc, bon.

— Excommunication ?

Pas excommunication. Enfin, communion dans le sens… c'est un peu méchant, c'est ce qu'on appelle khayav, quand on dit…

Oui, d'accord, mais je ne sais pas si on traduit par « excommunication », peut-être, mais ça fait un peu violent comme terme. Excommunication, c'est ce qu'on a fait à Spinoza, quand il a… pour les gapi gorsim et tout ça. Non, quelqu'un qui a tué par négligence, il quitte sa maison, il va dans une ville de lévites. Mais ce n'est pas le sujet de la paracha. D'accord ?

Donc on a encore les brachot. D'abord on a les brachot: si on est gentil, si on est bien, on est devant juif, tout se passe bien. Après on a les klalot: si on n'est pas gentil, si on n'est pas devant juif, tout se passe mal. Et après il y a les nechamot. Qu'est-ce que c'est, les nechamot ?

Ce sont les consolations. Bon, d'accord, c'est vrai, mais à la fin, ne vous inquiétez pas, je vous ramènerai tout ce qui se passe là-bas. En attendant, on en aura beaucoup appris, et vous le verrez, ça s'est passé dans l'histoire. Imaginez l'époque où Bouchamou raconte ça: ça peut faire peur. Mais nous, ça ne nous fait pas peur, on l'a vécu. On sait ce qui s'est vraiment passé. Ce sont des choses graves qui sont arrivées. Dans le premier Temple, ils ont tout vécu. Et dans le deuxième Temple, ils ont tout vécu.

Tout. Une par une, les Hakhamim disaient: « Ah, ça, c'est comme il y a marqué dans le pasouk. Ah, ça, d'ailleurs, ça me rappelle cette malédiction, ça y est, on l'a atteinte. » Ça, les gens l'ont vécu au présent. Donc nous, quand on voit ça, ça nous fait peur, malheureusement on n'a pas réussi à l'éviter.

— Oui.

— Oui.

Ça, ce n'est pas khayav. Ça, c'est shéfan. Khayav shéfan. Non. Là, là… Il y a deux sortes de punitions, d'accord ? Il y a les punitions que le beth din doit faire.

D'accord ? Si, par exemple, quelqu'un a volé, il doit s'arranger pour rembourser le double. Et s'il ne peut pas rembourser le double, au moins une fois. Et si ce n'est pas possible, alors il doit être vendu. D'accord ? C'est ce qu'on avait étudié la semaine dernière, quand je n'étais pas enregistré.

Maintenant, à part ça, il y a des choses que nous ne faisons pas. Quand le beth din ne fait pas son travail, d'accord ? Alors c'est Hachem qui fait le travail. C'est-à-dire que quand nous, on ne le fait pas, on se comporte en tant que société d'une manière tellement dépravée que cela passe, en général, dans toute la période du premier Temple.

Aujourd'hui, il y a des gens qui se disent: « Ouais, mais comment est-il possible de considérer le gouvernement d'aujourd'hui comme une malkhout, alors que ce sont tous des rechaïm ? » Je dis: ah non, d'ailleurs c'est la preuve. Celui qui a la Ultanar, tous les melakhim, ce sont des rechaïm, donc c'est le contraire, c'est une preuve. C'est-à-dire que quand on a la Ultanar, tous les rois d'Israël, à savoir Israël et Yehouda, ce sont des rechaïm, presque. C'est rare de trouver des rois qui ne sont pas rechaïm, en Israël, pas en Yehouda.

Au contraire, ça ne veut pas dire que le fait d'être droit nous oblige à être sadiques. On doit être sadiques, mais si on ne l'est pas, alors qu'est-ce qui se passe ? On parle d'autre chose. C'est-à-dire que si on ne fait pas le travail de rendre une société comme il faut, au bout d'un moment, HaKadosh Baroukh Hou a une patience qui est limitée. Pas limitée, mais ça peut prendre plusieurs centaines d'années, et ça va quand même s'effacer. Et là, HaKadosh Baroukh Hou dit: « Bon, vous n'êtes pas capables de régler votre pays, alors je vous prends votre pays. »

C'est ce qui s'est passé quand le pays était descendu trop bas. C'est ce qui est dit dans la paracha Béhoukotaï, et c'est à ce moment-là qu'ils sont partis, quand on …

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