Roch Hachana, jugement ou couronnement de Dieu
Pourquoi Roch Hachana n'est pas un simple tribunal : l'acceptation de la royauté divine précède le jugement.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Pas d'événement, pas de fête : la règle du calendrier, 49 min
En bref
Le Rav Eytan Fiszon présente ses deux nouveaux livres consacrés à Roch Hachana et Yom Kippour, et explique pourquoi Roch Hachana n'est pas seulement un jour de jugement mais d'abord l'acceptation de la royauté de Hachem, fête liée à la sortie d'Égypte et à la liberté. Il développe la notion de techouva comme retour et non simple repentance, et relie ces fêtes aux événements vécus par le peuple juif depuis le 7 octobre.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
— Mazal Tov, Rav ! Mazal Tov à toi ? Pourquoi moi ? — Oui, pourquoi toi ? Mazal Tov, Rav Eytan Fiszon, pour la sortie des deux nouveaux livres. D'un coup ! Eh oui, nous, on est comme ça. Je présente à nos téléspectatrices et téléspectateurs Roch Hachana, Libère-toi, Kippour, Le Retour, La Tente, La Rencontre. — J'ai préparé… Mais c'est qui cet éditeur ? C'est, c'est, c'est… Quel travail ! Ça vous aide à ne pas vous arrêter cet été, en fait. — Incroyable. Si tu savais. Il m'a mis une pression… Laisse tomber.
— Rav, je vous pose la question, parce qu'on va me la poser, et ça va être la première question en commentaire. Le Rav Yoel Ben Arouch a dit que Kippour ne s'appelle pas Kippour, que ça s'appelle Yom HaKippourim. — Déjà, si le Rav Yoel Ben Arouch a dit cela, il a raison. Il a raison. Pourquoi a-t-on décidé de l'appeler Kippour ? Simplement pour rendre la chose plus accessible et plus connue. Mais à l'intérieur du livre, on va expliquer la différence entre Kippour et Kippourim. J'invite les gens à le lire, on va y rentrer. Maintenant, je reviens sur Roch Hachana, parce qu'on va commencer. C'est un podcast qu'on fait, et dans ce podcast on va parler des deux livres, parce qu'ils sortent en même temps. — D'accord. — Ça reste les fêtes de Tichri, il manque encore le livre de Souccot. — Il manque le livre de Simhat Torah. — C'est prévu, ça viendra.
— Vous écrivez qu'on arrive à la synagogue le 1er Tichri en croyant venir à un tribunal, alors qu'on est convié à un couronnement. Ça, c'est pour Roch Hachana. — J'ai fait le compte: ça fait trente ans que je vais au jugement, trente-trois ans que je vais au jugement. Et là vous me dites: rien à voir ? On n'est pas jugés à Roch Hachana ? Je ne peux pas dire ça. Parce qu'on est jugés à Roch Hachana, c'est la Michna qui nous le dit: le 1er Tichri, tout le monde, hommes, femmes, enfants, juifs, non-juifs, ovrim lefanav kivnei marom, on passe tous devant Lui. Roch Hachana est appelé Yom Hadin, le jour du jugement.
Mais on ne peut pas imaginer qu'on se présente devant le juge en se disant: il va prendre tout ce que j'ai fait cette année et il va me juger sur tout ce que j'ai fait cette année. Pour plein de raisons. D'abord, parce qu'on ne m'a pas laissé le temps de me défendre. Et deuxièmement, surtout, parce que, pour pouvoir accepter que le juge me juge, il faut que j'aie accepté son autorité. Et tant que je n'ai pas accepté son autorité, il n'y a pas de jugement possible. C'est pour cela que Roch Hachana, c'est d'abord et avant tout le moment où j'accepte de me soumettre à Dieu. Je Le couronne, j'en fais le patron.
— Alors, avant d'entrer dans l'intérieur des livres et dans plein de questions, j'ai préparé plein de questions pour vous. — Vas-y. — Chaque livre, vous avez décidé de le dédier à la mémoire d'un soldat. Vous avez Roch Hachana dédié à la mémoire d'Eliyav Amram Abitbol, zichrono livrakha, Hachem yikom damo. Et le deuxième livre, Kippour, vous avez décidé de le dédier à la mémoire d'Hillel Eliyahou Ovadia, Hachem yikom damo. — Je comprends qu'on dédie la mémoire à des soldats, etc. Mais pourquoi ? — Eh bien, c'est le troisième et le quatrième livres. Le premier livre, on l'avait dédié à la mémoire d'Eli Valentin Genassia, et le deuxième, à la mémoire de Rony Gainizat. Cela me semblait totalement naturel et normal de dédier les deux premiers livres à ces deux personnes-là, parce que je les connaissais bien.
Donc, mitva, devarim, tout naturellement, on dédie à des gens que l'on connaît. Eliyav, je le connais moins bien, beaucoup moins bien, mais je connais beaucoup mieux son père, sa famille, parce qu'ils sont dans ma communauté. Et là aussi, cela me paraissait tout à fait naturel, en plus de la personnalité extraordinaire d'Eliyav. Donc cela me paraissait tout aussi naturel. Et pour ce qui est de Hillel, j'ai eu la chance de rencontrer récemment ses parents. Et mon fils a porté les couleurs de Hillel durant les Maccabiades: mon fils faisait partie de l'équipe de France de basket, et tous les représentants des équipes des Olympiades de France…
Ce sont des gens qui sont en Israël, mais qui sont des olim ou des enfants d'olim, comme mon fils. Chaque sport a pris sur lui de représenter la mémoire d'un soldat. Le soldat imprimé dans le cœur et sur le maillot de mon fils, c'était Hillel. Cela nous paraissait donc tout à fait naturel aussi de dédier ce livre à sa mémoire. D'autant plus, et on l'a appris plus tard, que Hillel était lui-même un fervent de Yom HaKippourim: il a écrit des tefilot.
— Rav, vous commencez par votre livre de Roch Hachana en nous manipulant. — Vous dites: la veille de Roch Hachana, je me livre à une petite expérience. — Vous utilisez vos élèves pour expérimenter ? — Tout à fait. À un fidèle croisé sur le pas de la porte du Beth Knesset, un ami qui m'appelle pour me souhaiter une bonne année, je pose une question toute simple, presque enfantine: au fait, qu'est-ce qu'on fête demain ? Et là, ce que moi j'aurais dit aussi: on est jugés demain. — Voilà. Et je reviens là-dessus, parce que vous avez un peu répondu tout à l'heure. — Non, ce n'est pas la réponse que je vais donner. — D'accord. — Sur cette expérience, je ne dis pas: on fête le couronnement. — Ah. — C'est le couronnement. Mais à la question et à l'expérience, je pose la question: qu'est-ce qu'on vient fêter demain ?
Le postulat de départ, et c'est quelque chose qui revient, qui revient et qui revient, c'est que toutes les fêtes juives du calendrier sont des commémorations d'événements historiques qui ont touché le peuple juif. Il n'existe pas de fête juive s'il n'y a pas un événement historique concret qui a touché Klal Israël. S'il n'y a pas les deux éléments, événement historique et tout le peuple juif, il n'y a pas de fête. À un moment donné dans la série, on écrira un livre, qui n'est pas encore sorti, sur
la non-fête: sur la fête de Tou BiShvat, qui n'est pas une fête. On expliquera là-bas, peut-être que d'ici là, je ne sais pas, on verra cette année, Tou BiShvat deviendra une fête officielle, mais pour le moment, ce n'est pas une fête. Bien qu'elle représente des choses extrêmement profondes au niveau de la Kabbale, que c'est un moment extraordinaire, et que moi j'adore Tou BiShvat: je mange beaucoup trop de sortes de fruits. Mais ce n'est pas une fête officielle du judaïsme, parce qu'il n'y a pas eu d'événement
qui ait touché Klal Israël.
Donc je pose la question: qu'est-ce qu'on fait à Roch Hachana ? Si les gens me disent « le jour du jugement », …
Cours d'Orot veKelim
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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