Les haftarot de Roch Hachana et la compassion de Hachem
Pourquoi la haftara lit l'histoire de Hanna et le rahamim divin dans les Nevi'im.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Mizmor 81 et 130 : Roch Hachana et Kippour, 1 h 13
En bref
Le Rav ouvre une étude des haftarot de Tichri, en les abordant par thèmes plutôt que linéairement, en partant de l'haftara de Roch Hachana du premier jour (le sacrifice d'Isaac, Hanna) et de celle du deuxième jour (le passage de Yirmiyahou sur Ephraïm). Il explique le rôle des névi'im comme complément indispensable de la Torah, et comment la prière pour autrui se distingue de la prière adressée à Hachem. Le cours éclaire le son du shofar comme appel à l'éveil et cri vers Hachem.
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Alors, nous allons lancer une étude des haftarot. D'abord, je tiens à m'excuser de ne pas avoir pu présenter, à la soirée inaugurale, la description de ce cours. Je vais la faire rapidement maintenant, mais vous aurez l'occasion, à différents cours, de voir un aspect différent de l'introduction. Je préfère un gros cours d'introduction et toutes ces choses-là.
Je vais aborder quelques aspects, essentiellement liés à l'étude elle-même des haftarot du mois de Tichri. Avant de commencer le sujet, une petite remarque formelle: je vois que certains sont venus avec leurs haftarot, et c'est très recommandé. D'abord, le texte de la haftara. Nous ne passerons pas dans ce cours à traduire la haftara du début à la fin. Autrement, on passerait le cours uniquement à traduire la haftara. Vous êtes invités, puisque ce sera toutes les deux semaines, à préparer la haftara de la semaine suivante, ou à connaître en tout cas le texte lui-même, le sens littéral de la haftara, avant le cours, ou ensuite, suite au cours lui-même, à étudier la haftara pour pouvoir revenir sur le côté plus… technique de la haftara.
Ce que nous allons essayer de faire ensemble, c'est comprendre de grandes thématiques des haftarot, ou certains sujets en particulier qui sont évoqués à travers ces haftarot, de manière non linéaire, mais beaucoup plus composée. Par exemple, aujourd'hui, nous allons parler d'une haftara en particulier, mais de plusieurs haftarot: celle de Roch Hachana du premier jour, celle de Roch Hachana du deuxième jour, et peut-être celle de Yona, de Kippour. Et vous êtes invités à revenir ensuite sur Roch Hachana, plus en détail, sur ces haftarot.
Avant de commencer le vif du sujet, un mot technique, que je vais aborder de différentes façons. Au niveau historique, et au niveau de la langue, le mot haftara est un peu étonnant. D'ailleurs, on connaît plus ou moins le mot Torah, même s'il y a beaucoup d'étrangetés autour de ça. Le mot haftara n'est pas aussi simple que ça. D'où vient le mot haftara ? Qu'est-ce que veut dire ce mot ? Il y a différentes propositions qui sont évoquées. Par exemple, on a le verbe lehaftir, qui signifie clore, conclure, terminer: c'est ce qui vient à la fin, avec lequel on se sépare de la paracha. Certains disent haftara dans un autre sens. David Abouda, qui est un des fondateurs…
C'est une époque dans laquelle on ne pouvait pas lire la paracha.
Et la création de la Torah régulière, on n'arrive pas bien à la situer de manière exacte au niveau historique. En tout cas, plus ou moins à l'époque grecque. Il faut dire, nécessairement, que tout ce qui est dans la paracha… souvent vous allez voir que c'est très, très… une évocation ou un passage qui nous rapproche de la Torah. Mais c'est aussi intéressant pour une autre raison: ce n'est pas simplement quelque chose d'historique.
Et lorsqu'on le présente dans cette matière-là, on peut se dire: aujourd'hui, on peut lire la Torah normalement, pour en regarder ensuite les haftarot. On aurait pu revenir tout simplement à la lecture de la Torah, et on a éliminé… Et là, il y a un point qui est ramené à l'acte littéral du texte, en disant que la haftara est le complément nécessaire de la lecture. Même si elle apparaît peut-être à une certaine période historique, ce n'est pas une faiblesse, une crise de l'histoire qui nous a fait commencer à lire des haftarot, mais au contraire.
C'est le développement de la connaissance de la Torah. Pour quelles raisons ? Pour la raison suivante: à plusieurs reprises dans le Talmud, on évoque l'idée où l'on nous dit, par exemple, que telle notion, telle halakha, est Mil'mada BaTorah, Nishneit BaNevi'im, uMeshulleshet BaKetuvim. Pour nous dire: cette chose a été répétée dans les Nevi'im, et a été évoquée une troisième fois dans les Ketouvim. Le Rav Benamozegh a écrit un livre entier là-dessus: le rapport entre la Torah et les Nevi'im.
Et le rapport qui existe entre la Torah écrite et la Torah orale. Pour quelles raisons ? La Torah écrite, c'est facile: c'est les cinq livres, la Torah de Moché, il n'y a pas de problème. Mais la Torah des Nevi'im est une Torah qui a commencé par, d'abord, Béréchit, où HaKadosh Baroukh Hou, sur la Torah qu'il a donnée au Sinaï, a rajouté des Nevi'ot, au fur et à mesure des époques de l'histoire. Ces Nevi'ot ont ajouté, augmenté, expliqué, développé la Torah de Moché. Donc tout le Navi est comme une Torah de Béréchit.
Qui, ensuite, après avoir été orale, a été mise à l'écrit par les Nevi'im qui ont écrit leurs propres Nevi'ot. Par conséquent, même lorsqu'on veut se remettre à lire les haftarot, c'est nécessaire pour comprendre le développement, ou un certain développement, sur la Torah Shebiktav. C'est peut-être l'une des directions que nous allons essayer de suivre, pour accrocher les différentes haftarot. À savoir comment, à travers ce qu'on rajoute, très simplement, voir.
Alors, il y a trois niveaux. Premièrement, comprendre ce que la névoua dit dans son contexte… Deuxièmement, cette névoua a été choisie par les hachamim pour développer, pour amplifier, et elle reste pertinente jusqu'à l'époque où les hachamim l'ont instituée. Il y a une pertinence de ce message. Surtout, pour avoir l'idée suivante: il y avait beaucoup de Nevi'im qu'on a aujourd'hui, et qui n'ont pas été retenus. Donc, parmi toutes les prophéties, ce qui était très important pour la suite de l'histoire, au-delà du contexte historique. Et donc, pour aujourd'hui, c'est encore quelque chose de pertinent.
J'ai eu les rencontres suivantes. Mais encore un dernier point très important. Là, on rentre davantage dans le fond de la névoua, du phénomène de la névoua. Il y a une manière de présenter les choses, qui a été longuement développée dans la critique biblique, et elle n'est pas exempte d'une certaine raison. Malgré tout, il faut la nuancer. On nous dit: voilà, dans la direction du peuple juif, les kohanim, on a le Nazir, on a les Chofetim…
Pour ceux qui n'avaient pas l'intégrité morale, eh bien ils ne passaient pas leur journée… Pour ceux qui survivent, là on nous parle d'une époque où déjà la Ké'ouna était en train de se permettre la royauté. On a des égarements, je dirais. Hachem, HaKadosh Baroukh Hou. Enfin, dans le Beit Hamikdach, le Korban, la Torah, celui qui est Tsari, et Aïssa. Ça, c'est une explication très identique, qui peut apporter une explication très importante sur le passage humain, mais c'est dans l'Arba Oumanim, dans le Talmud de Béréchit, les autres livres entièrement…
Bien entendu, quand on voit quelqu'un qui a deux femmes, et qui a un fils qui s'appelle Mephakeret, c'est... elle est belle à... elle fait les belles à ses noix. Et ça a des résonances de, comment dire, de personnages qu'on connaît dans le livre de Ibn Amin Ad-Domazé, à ses noix, il y a de l'enfance de cette manière-là. Et c'est l'ériorité de Hana, géographique. Un peu plus loin, on continue, et lorsqu'elle vient, deux ans plus tard, amener …
Cours d'Orot veKelim
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