Les trois parties de la Hassidout selon Mesilat Yécharim
Hassidout dans l'action, l'intention et la manière, et l'exemple de Gmilout Hassadim.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : L'amour de Dieu dans la hassidout selon Messilat Yecharim, 17 min
En bref
Le cours reprend le chapitre 19 de Mesilat Yecharim sur les parties de la Hassidout : elle se déploie en trois aspects (la Bamahasé, l'action ; la Tsiyoute ou manière d'agir ; l'intention), et l'action se divise entre rapports à D.ieu (Ben Adam LaMakom) et rapports au prochain (Ben Adam LaHavero). Le Rav s'attarde sur la Gmilout Hassadim, qu'il distingue de la tsedaka : elle va plus loin, puisqu'elle s'adresse aussi aux riches dans le besoin et même aux morts. Il insiste sur le fait que la Hessed doit rester encadrée par des limites, faute de quoi elle bascule dans le négatif.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonjour à tous et bienvenue, toujours dans le contenu de Mesilat Yécharim. Au chapitre 19, Bechbiu Chelkeh Ha Chassidut, on a commencé à expliquer ce qu'était la Chassidut et comment on y est arrivé. On a expliqué qu'il y avait plusieurs catégories. Dans la Chassidut, il y a d'abord trois parties: bamaassé, dans l'action qu'on va faire, dans la façon dont on va faire cette action, et dans l'intention qu'on va avoir.
On a également dit que dans la première partie, dans l'action, il y avait deux sous-parties, à savoir Ben Adam LaMakom et Ben Adam LaChavéro, c'est-à-dire l'homme par rapport à Dieu et l'homme par rapport à son prochain.
Et là encore, on a vu qu'il y avait plusieurs parties, des sous-parties dans la sous-partie. À chaque fois, il y avait la Chassidut au niveau du Ben Adam LaChavéro: il y avait BaGouf, BaMamon ou BaNefesh. Tout cela, c'est ce qu'on avait expliqué, et on était arrivé à la dimension de Gmilout Hassadim.
La notion de Gmilout Hassadim était une des bases de la Hassidout. Il y a Gmilout Hassadim où il dit qu'il y a des Hassidim qui sont des Hassidim qui sont des Hassidim (la transcription boucle sur cette phrase, la suite est illisible).
Et donc, c'est fondamental, bien évidemment. Le problème, c'est qu'il faut bien faire attention de quoi on parle. Parce que Hessed peut être Torah, et comme on a dit, il peut être Ra. Hessed, en vérité, c'est lorsqu'il n'y a plus de limite, lorsqu'il n'y a plus de guevoulot, à tel point que la Torah nous dira que celui qui a une relation avec sa sœur, Hessed hou.
Il n'y a pas de plus grande annulation des limites que l'inceste entre l'homme et sa sœur. Il faut donc bien faire attention que cette Midat HaHassidout, cette Gmilout Hassadim, ne soit pas négative. C'est pour cela que dans la Tefila, nous disons que HaKadosh Baroukh Hou est Gomel Hassadim Tovim. Car des Hassadim peuvent être Rahim s'ils sont, justement, sans aucune limite. Beseïda.
Donc le monde tient sur cette Gmilout Hassadim, et c'est fondamental. La Gmilout Hassadim permet d'avoir une interaction entre les hommes. Il y a une histoire que nous raconte le Talmud entre Tornus Rufus et Rabbi Akiva, qui nous explique que le Romain Tornus Rufus lui dit: « Si Dieu aime tellement les pauvres, pourquoi ne les finance-t-il pas ? » Et Rabbi Akiva lui répond: « Parce que, comme ça, lui et nous pouvons [...] » (fin de la phrase inaudible).
Le pauvre et nous, nous ne sommes pas enclins au Guéinom. Pourquoi ? Parce qu'il y a une interaction entre les hommes. Et là où il y a interaction entre les hommes, il y a un espoir.
Toute la Torah est Gmilout Hassadim. Quand on te dit que la Torah est Gmilout Hassadim, tu peux dire qu'en fait la Torah est aussi Din: il y a plein de halakhot dans la Torah. Zé nachon, mais aval zé Hessed gadol, pour que je sois capable de la midat HaDin. Ça, il y a l'air. Et puisque la Torah est kol kula Hessed, on a l'habitude de lire par exemple Méguilat Rout, Acharei Chavouot, parce que Méguilat Rout est tout Hessed, la Torah est tout Hessed. Alors...
Yallah, comme on dit. De la même façon, le Midrash va nous expliquer que lorsque HaKadosh Baroukh Hou voulait donner la Torah à Moché, celui-ci était en train de monter vers le ciel, et les Malakhim ne l'ont pas laissé monter. À ce moment-là, HaKadosh Baroukh Hou a donné à Moché les traits d'Avraham Avinou. Il a dit aux Malakhim: « Regardez, c'est Avraham qui arrive. Vous avez mangé chez lui à Ruchat Zahraim ? Il vous a donné à manger, et maintenant vous ne le laissez pas monter. » Alors ils ont dit: « Taf, taf, taf... », et ils ont laissé monter Moché.
En d'autres termes, la Torah est basée sur la midat d'Avraham Avinou, qui s'appelle Hessed. Qu'est-ce que c'est ? Ce sont trois midot. On peut retrouver cela également: le Rambam nous parle de Masséret Kalarabati. On peut aussi retrouver cela dans la Michna, dans Pirké Avot. Comment sait-on qu'on est les élèves ou les descendants d'Avraham Avinou ? Rahmanim, Bayshanim ve Gomlei Hassadim. Ça veut dire: Rahmanim, Bayshanim et Gomlei Hassadim.
Il faut bien se comprendre: ces trois dimensions ne sont pas bonnes en elles-mêmes. Elles ne sont pas bonnes, mais elles mettent en avant un niveau moral de base. Elles ne sont pas bonnes parce qu'elles peuvent t'amener à l'extrémité inverse, qui est négative. Mais elles font état d'une morale de base.
Est-ce que je vais faire une playlist Mesilat Yécharim sur ma chaîne ? Eh bien, normalement, les cours jusqu'au cours numéro 30, qui ont été les cours de l'Ichiva Online de cette année, sont disponibles sur ma chaîne. Normalement. Il faut juste aller les chercher et les vérifier, mais ils sont déjà disponibles. C'est pour cela que j'ai commencé à partir du cours 31: les 30 premiers ont été faits durant l'année.
Et entre parenthèses, ton sac est dans la Bima de la synagogue. Il attendra que tu viennes le chercher. Alors, quelles sont ces trois midot ? Rahmanim, Bayshanim et Gomlei Hassadim. Pourquoi est-ce négatif ? Je ne comprends pas. Quoi qu'il en soit, quel est le problème de ces trois midot ?
Eh bien, nous dit la Guemara dans le traité de Yevamot: Rahmanim Chayem Einam Chayim. Et oui, celui qui est Rahman, dans sa neshama, Rahman dans tout son être, voit par exemple un chat écrasé, et il est complètement pris de panique. C'est complètement l'inverse de son identité: il n'arrive pas à agir.
Rahmanim Chayim Einam Chayim. Par contre, Yesha Merachem Alaberiyot: celui qui est Merachem, c'est celui qui a agi dans le sens de la Rachamim. Donc Rahman, c'est la midat poussée à l'extrême. Évidemment, cela fait quand même preuve d'un niveau moral de base, mais il faut la transformer en Merachem.
De la même façon, notre deuxième midat, Bayshan. Bayshan, c'est celui qui ne peut pas apprendre. Dima Sarretavot: si tu es Bayshan, tu ne peux rien apprendre, tu vas rester bloqué. Il ne faut donc pas être Bayshan, il faut être Bochet Panim, dans le sens de prendre conscience que celui qui veut m'enseigner quelque chose existe, et que j'arrête de me prendre pour qui je ne suis pas.
Et au niveau du Gomel Hessed, il faut être Gomel Hassadim aval Tovim, comme on dit dans la Tefila. Mais, encore une fois, ces trois dimensions montrent un niveau moral de base, avec lequel on peut commencer à travailler.
Ils m'ont dit: « Rabbi Elazar a dit que la grâce de la grâce est plus grande que la grâce de la grâce... » (passage incompréhensible dans la transcription). Dans trois choses, la Gmilout Hassadim est plus grande que la grâce, qu'elle soit dans l'esprit, dans le corps, chez les vivants et chez les morts. C'est …
Cours d'Orot veKelim
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