Le kavod, ou quand l'honneur de soi éloigne de Dieu
Le Rambam : tant que l'on recherche son propre honneur, on ne peut pas honorer Hachem ; seul le kavod de la Torah est à rechercher.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : Messilat Yecharim chapitre 13 : la séparation, 1 h 04
En bref
Le Rav Ben Arosh commente le chapitre 12 de Messilat Yecharim du Ramhal, consacré à l'acquisition de la nekiyout (la pureté morale). Il montre que le kavod mal placé, la quête de reconnaissance et la comparaison avec autrui sont les obstacles principaux à la nekiyout, et que le kavod doit être orienté vers la Torah et Hakadosh Baroukh Hou. Le cours insiste aussi sur l'étude constante de la halakha et du moussar, sans laquelle l'homme ne peut ni corriger ses midot ni éviter ses fautes par ignorance.
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Mais moi, je pose toujours la question à mes amis Habad: comment est-ce qu'on peut marquer le coup à Guimel Tamouz alors qu'il pense qu'il n'est pas mort ? C'est un problème. Oui, ils ne sont pas tous d'accord sur le fait qu'il ne soit pas mort.
— Pas de contradiction. Les tsadikim sont vivants dans nos âmes.
— Oui, bien sûr, les tsadikim sont vivants. Tous les tsadikim, Afilou bemitatam, nikra'im 'hayim, bevadaï ou bevadaï, c'est évident. Et donc, tu es d'accord avec moi, Anita, qu'ils ont le même yachas avec tous les tsadikim qui sont morts qu'avec le Rabbi ?
— Oui. Oui, bien sûr. Mais bien sûr.
Et vu qu'on est en plein enregistrement, on peut tout à fait, et sans avoir honte, faire une plaisanterie. Je précise qu'il s'agit d'une plaisanterie. Quelle est la différence entre le Rabbi de Loubavitch et Moshe Rabbénou ?
— Bah, ils sont… je crois qu'il est nitsoutz de Moshe Rabbénou.
— Tu n'as pas compris le concept de la plaisanterie, toi.
— Non, non, non, mais je pense qu'il y a une nitsoutz. Je vais te dire, je vais te dire, je vais te dire, Anita, je vais te dire. Moi, je disais: la différence entre Moshe Rabbénou et le Rabbi, c'est qu'on sait où est enterré le Rabbi et qu'on sait où est enterré le Rabbi. Non, non, Moshe Rabbénou, on sait qu'il est mort, mais on ne sait pas où il est enterré. Et le Rabbi, on sait où il est enterré, mais on ne sait pas s'il est mort.
— Non, non, il a fait mal.
C'est très important. Nous venons de faire mille tehilim pour ouvrir notre appétit intellectuel et pouvoir commencer à étudier la Torah. Je suis encore sous le choc de la vidéo publiée par un certain David Altar, qui a montré son intérêt pour Klal Israël devant Shah Achrem, et ça m'a beaucoup ému, et peut-être qu'il faut agir dans ce sens-là.
— Je te soutiens en tout cas pleinement.
— Je n'ai pas suivi ce que tu as dit. On n'a pas vu ça.
— Eh bien, tant pis pour vous.
— Ah, ok.
— Mais c'est très important. Alors, on est dans Messilat Yécharim, et si je ne m'abuse, on est toujours dans le chapitre 11 de Messilat Yécharim. On se rapproche de la fin du chapitre 11. Lé lé lé lé lé, Chemdat HaKavod, ou Adavar. Il relève qu'on en est là.
— Ah, on en est là, c'est sûr.
— Ah, voilà. On est à Akavod. Bien, hein ? Nahon. Alors, très bien. Metsuyan, donc on est toujours dans ces midot qui nous empêchent d'être Nekiyim.
— Ah, mais c'est bon, tu peux remettre le texte.
— On est dans les midot qui nous empêchent d'être Nekiyim. Et donc, maintenant, on arrive… Après la tahava, après la kina, après ça, on arrive au kavod. Yeterah aléa, chemdat HaKavod. Ki ein efshar she-yirbosh adam et yitzro lakhtov velehashmi'a'ot. Akh HaKavod, hou HaDochak, ki hou yakhol lisbol, velir'ot et atsmo pakhot mi chavirav.
Alors, je vais vous dire.
On ouvre le shiour, et, bézrat Hachem, je ne ferai plus trop d'anecdotes après, mais vu que celle-ci m'est arrivée hier, je suis obligé de vous la raconter. Je vais vous dire que ça ne m'a rien fait, que c'est bien de mettre l'honneur de côté, mais le fait que je vous en parle montre que ce n'est pas vrai, et que, quelque part, moi aussi, je suis nagua et beba et akavod.
Hier, j'étais donc Béchabat Kodesh à Tsfat, Ir HaKodesh. Le Chabbat soir, j'ai prié dans la Beth Neset Karli Bar, c'était très sympathique. Et le Chabbat matin, j'ai prié dans une petite choule ashkénaze, tranquillement. Et très gentiment, le rabbin m'a fait monter à la Torah. Bon, pourquoi pas, merci beaucoup.
Il y avait un motif, donc on était neuf à monter à la Torah. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que, sur les neuf, il y en avait huit qui avaient un chapeau, et puis il y avait moi. Parmi les huit qui avaient un chapeau, certains étaient un peu plus âgés, avec des barbes grisonnantes, voire blanches, et puis des jeunes qui avaient mon âge, voire plus jeunes que moi.
Le Rav de la choule ne nous connaissait pas. Peut-être qu'il en connaissait un ou deux, mais les autres, il leur a demandé à chacun d'où ils venaient et quel était leur nom. Donc ce n'est pas qu'il les connaissait ou quoi que ce soit. Les huit « chapeautés », quand il les a appelés à la Torah, il y a eu un mode arabe, kavod comme ça, Torah kavod. Et moi, il m'a fait monter à la Torah, il ne m'a pas dit « arabe ». Ze lo khachouv.
Je me suis dit: est-ce que c'est parce que j'avais une kippa rouge-blanche et pas un chapeau ? Et là, je commence à imaginer du lachon hara. Mais je me dis que ce n'est pas grave, et je ne suis pas allé lui dire quoi que ce soit.
Mais si je vous en parle, et que, quelque part, ça m'a travaillé, c'est qu'il y a un problème de kavod chez moi aussi: j'ai vu les autres présentés « bétoar arabe », et pas moi. Donc, dit le Ramhal, il y a un vrai problème dans le kavod. Ce n'est pas seulement que moi, j'ai envie de quelque chose, mais c'est le fait de me voir moins que les autres qui est très problématique. D'accord ? Alors, revenons.
Dans le texte.
C'est pour ça que vous nous avez manqués à la choule, à Rav. Parce que j'en avais marre que tout le monde m'appelle « Rav » à la choule, donc j'étais dans une choule où on ne m'appelait pas « Rav ». Voilà, comme ça, ça me remet à ma place, et c'est bien pour l'humilité. Ça fait plaisir.
— Qu'est-ce qui se passe si c'était vraiment la cabana du Meshorea ?
— Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Peut-être qu'avec Makipa, il a dû penser que j'étais un copain de Bennett, et qu'il n'est pas content. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
— Ça va avoir pris des pierres, alors.
— Non, non. Ou alors peut-être qu'il pensait que j'étais un houtsnik et que j'allais faire un gros chèque à la synagogue. En tout cas, l'homme est chané. Donc…
Alors, qui est tombé là-dedans, par exemple ? On nous parle de Yerov'am ben Nevat: l'onitrad mea olam abba ella bigla la kavod. Pourquoi Yerov'am ben Nevat n'a-t-il pas droit au olam aba à cause du kavod ? Eh bien, parce que Yerov'am ben Nevat, c'est celui qui a fait le schisme, je vous le rappelle, celui qui a été mis en place comme roi d'Israël par Dieu, c'est-à-dire par un prophète envoyé par Dieu: Ahiya HaShiloni.
Et là-bas, on nous dit, et c'est ce que nous ont dit nos Sages, zichonam livracha, dans Massekhet Sanhédrin, à la page 102 …
Cours d'Orot veKelim
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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