Pirké Avot, le père de la Torah
Pourquoi la Michna de Avot est appelée le père de toutes les autres Guemarot, et ce qu'elle transmet.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Le désert, lieu où la Torah peut descendre, 1 h 03
En bref
Le cours part de la place de la période entre Pessah et Chavouot, comparée aux sept jours de Souccot et à Chemini Atzeret, et de son statut de Hol HaMoed selon le Rambam. Il rapporte l'enseignement du Rachash : ces sept semaines sont la graine de toute l'année à venir, et la conduite qu'on y adopte détermine la récolte. Le Rav explique enfin pourquoi Pirké Avot est étudié pendant cette période : les vertus de base (Derech Eretz) doivent précéder la Torah, qui ne se reçoit que selon le « ustensile » que l'on présente.
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Et cette période est en effet la période entre Pessa'h et Chavouot.
Il faut comprendre que la période entre Pessa'h et Chavouot ressemble à la période entre le premier jour de Souccot et le huitième jour de Souccot, c'est-à-dire Chemini Atzeret. S'il y a dans la semaine de Souccot huit jours, il y a entre Pessa'h et Atzeret (vous voyez que c'est le même nom, Atzeret et Chemini Atzeret), il y a donc là sept semaines au lieu d'une.
Et le cinquantième jour, après les sept semaines, c'est le jour de Chavouot, qui correspond en fait à Chemini Atzeret. On pourrait donc facilement donner à toute la période entre Pessa'h et Chavouot le chiffre 7, et au jour de Chavouot lui-même le chiffre 8. Le Rambam, zal, considère toute cette période entre Pessa'h et Chavouot comme Chol HaMoed. C'est-à-dire qu'il y a un Chol HaMoed de sept semaines,
exactement comme le Chol HaMoed de sept jours entre le premier jour de Souccot et Chemini Atzeret.
— En quoi ? Il y a quelques degrés qui correspondent à cela, tu as raison. Mais en même temps, cela n'enlève pas la qualité intrinsèque de ces jours-là qui, au lieu de dévoiler leur grandeur durant l'histoire, en tout cas de l'ancienne histoire, ont dévoilé des choses…
— Négatif, mais tu constates bien que dans l'histoire moderne, les choses commencent à changer, puisque Yom HaAtzmaout et Yom Yerouchalayim sont à l'intérieur de cette période-là. Cela veut dire que HaKadosh Baroukh Hou a décidé de transformer ces jours, entre guillemets, de deuil en jours de Simcha. Alors, avec votre permission, je voudrais donc traiter de ce sujet: Yedouim d'ivre HaRachash zatsoukal.
Le Rachash, donc un très, très grand kabbaliste du Yémen, nous dit dans son livre Nehar Shalom que cette période-là, ces jours-là, sont comme la graine de tous les jours de l'année qui vont suivre. N'oubliez pas que le début de l'année, c'est Pessa'h, Nisan. C'est le premier des mois hébraïques. Roch Hachana, celle que nous fêtons, la fête de Roch Hachana, c'est déjà le septième mois. Donc nous considérons le premier mois comme étant le mois de Nisan.
Donc, dès que nous arrivons à Pessa'h, à partir de Pessa'h, ces sept semaines, qui sont 49 jours, sont la graine, dit le Rachash, la matrice de tous les jours de l'année. Et la manière dont l'homme se conduit durant ces jours-là, cette période-là, c'est de la même manière qu'il vivra toute l'année à venir. Cela veut dire qu'il faut faire très attention, c'est un investissement. Pendant ces sept semaines, il y a comme une racine, une graine, et tout ce que tu as investi dans cette graine, c'est ce qui va pousser plus tard durant l'année.
D'après donc ce que le Rachash nous enseigne: si j'ai conscience de cette capacité de ces jours-là, et que je profite de leur intensité, si je plante pendant cette période du bien et de la droiture dans ma vie, de la même manière aura lieu la récolte au moment voulu, c'est-à-dire une récolte qui va être une récolte de droiture et une récolte de biens.
Et c'est pour cela que nos sages nous ont conseillé d'étudier le Massekhet des Pères, Pirké Avot, pendant cette période-là. Baba Kama 30: comme il nous l'enseigne dans la Guemara, au traité donc de Baba Kama, la première porte, à la page 30.
Quiconque veut devenir chassid dans sa vie, c'est-à-dire atteindre un degré qui est le degré juste avant la prophétie, a une seule chose à faire: respecter et réaliser les paroles de cette Michna, de Pirké Avot. Donc cette Michna d'Avot, c'est la manière de vivre de nos pères, Abraham, Yitzhak et Yaakov. C'est-à-dire que les sages nous enseignent les qualités dont profitaient Abraham, Yitzhak et Yaakov durant leur vie. Donc étudiez cette étude, et il vaut la peine de s'identifier à la puissance de nos sages qui ont pris exemple sur la puissance de nos pères.
Or, les sages voient dans le nom de cette massekhet quelque chose d'extraordinaire. Si cette massekhet s'appelle Avot, qui veut dire « les pères »,
cela veut dire qu'en réalité, s'il y a père, il y a aussi ? Non, enfant. Hein, fils, engendrement. Je ne m'appelle pas papa tant que je n'ai pas d'enfant. Avant cela, je suis un homme. Mais quand je deviens papa, c'est que j'ai des enfants. Et donc les sages concluent que si cette Michna s'appelle Avot, eh bien, toutes les autres Guemarot s'appellent les enfants de cette Michna. Cela veut dire que la matrice, là où est le père de toute la Guemara, c'est cette Michna qui s'appelle Avot. Puisque je donne la notion de papa, toutes les autres massekhtot, toutes les autres Guemarot, s'appellent les enfants de cette Guemara. Donc papa et les enfants: les fils d'Yotze, Kishara, Massekhtot, Koulan, Hen, Toladot. Ce sont donc les naissances, les engendrements de toutes les autres de cette fameuse Michna d'Avot, shel ota Massekhet Avot.
Et pourquoi arrivons-nous à cette conclusion ? Eh bien, Rabbi Nathan nous dit… Comment peut-on traduire cette notion ? On va dire avec des mots simples: le chemin de vie, c'est-à-dire la morale basique de la vie, précède la Torah.
Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire tout simplement: tu ne peux pas atteindre la Torah réellement, profiter de son essence, de sa lumière, si tu n'as pas auparavant corrigé tes vertus de base en tant qu'homme. Si tu n'es pas un homme normal, cela ne sert à rien de rentrer dans la Torah. Cela veut dire que la Torah ne peut être donnée, elle ne s'ouvre réellement, qu'à ceux qui…
Donc la Torah prend la couleur de ce que toi, l'homme, tu présentes comme ustensile, comme kli. Et donc, selon ton kli, selon ton ustensile, tu recevras la lumière de la Torah qui correspond exactement, ni plus ni moins, à l'ustensile que tu auras présenté. Si je présente un verre de 30 centilitres, je recevrai une quantité d'eau et une qualité qui correspondent à ce verre. Eh bien, nous sommes comme des verres, nous sommes des ustensiles qui devons corriger nos mesures,
nos vertus, nos valeurs, pour recevoir la lumière de la Torah. D'où la parole de nos sages: Derech Erets Kadma la Torah. Derech Erets, la manière d'être, de vivre, précède la Torah, et pas l'inverse. C'est ce que nous sommes en train d'étudier. Même si tu étudies la Guemara de Brachot, en réalité, la racine de toutes les Guemarot, c'est Massekhet Avot. Une fois que tu commences à étudier toutes les Guemarot et que tu commences par l'une d'entre elles, eh bien, c'est déjà le premier enfant. Mais le papa de toutes les Guemarot, c'est la Michna: il n'y a pas une Guemara, c'est une Michna, qui s'appelle Avot. Donc considérez bien cela comme la matrice, comme le père de toutes vos massekhtot dans l'année. Est-ce que vous avez déjà étudié cette massekhet ?
Donc vous avez commencé, en fait, par étudier les enfants avant d'avoir connu le père. C'est ça que cela veut dire. Parce que la Guemara, en réalité, c'est un développement de tout ce que la …
Cours d'Orot veKelim
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