Les villes de refuge : justice sans prison
Comment la Torah protège celui qui a tué par inadvertance, et pourquoi son exil dépend de la mort du Kohen Gadol.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : Les 48 villes des Léviim et les villes des Cohanim, 55 min
En bref
Le Rav Eytan Fiszon commente le chapitre 20 de Yehoshua, qui institue les villes de refuge, et explique le mécanisme de la Torah : pas de prison, mais une protection pour celui qui a tué sans intention, jusqu'à la mort du Kohen Gadol. Il détaille la distinction entre meurtre volontaire, par imprudence et accident, le rôle du goel haDam et la répartition géographique des six villes. Il établit aussi un lien avec la situation d'Israël depuis le 7 octobre, en précisant que le jugement de la Torah sur les responsables n'est pas automatique et dépend de chaque cas.
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Je vous dis, on vit des moments incroyables. Je vous ai demandé une seconde pourquoi vous allez chercher ce livre-là. Alors, c'est quoi ce livre-là ? C'est une bande dessinée, une BD. Mais en fait, elle fait partie d'une série. C'est le dixième livre de la série. Si vous êtes hébraïsant et que vous avez des enfants, petits-enfants que vous mêlez, vous vous rappelez votre âme d'enfant, et vous savez que c'est quand on est enfant qu'on apprend le mieux.
Alors, je ne saurais que vous conseiller de vous procurer les BD qui s'appellent Igiya Zman. C'est une série de BD extraordinaire, qui met en scène une famille juive extraordinaire, comme on aimerait tous en avoir. Cette famille fait la rencontre d'un mouton de l'époque de la sortie d'Égypte qui a reçu de Dieu des pouvoirs extraordinaires. D'abord, il peut parler. Et deuxièmement, lorsqu'il s'endort, il voyage dans le temps, et tout celui qui le touche à ce moment-là voyage avec lui dans le temps.
Et donc, avec ce mouton, notre famille va aller à la rencontre de toutes les époques extraordinaires du peuple juif, pour mieux comprendre sa réalité actuelle en Erets Israël. Et ce dixième livre, qui vient de sortir, est concentré autour des événements du 7 octobre. Et je me dis: pourquoi je vous parle de cela ? Parce que l'on n'arrête pas de vous le dire, que ce soit le Rav Vénaroche, que ce soit le Rav Cherki, que ce soit tout le monde: nous vivons une période qui a des dimensions bibliques.
Ce livre-là, pour se concentrer sur l'époque du 7 octobre, a décidé de nous emmener dans ces voyages temporels à l'époque de la guerre contre les Pélishtim, juste avant la naissance de Malkhout Israël, juste avant la naissance de la royauté d'Israël. Il y a donc la guerre contre les Pélishtim, cette fameuse guerre où finalement l'Aron HaBrit, l'Arche d'Alliance, sera capturée par les Philistins, et d'innombrables morts de notre côté.
Et on se dit dans le livre, en reprenant les versets de la Torah, du Tanakh, du Sefer Shmuel: mais comment est-ce possible ? Comment est-ce possible que nous ayons subi un tel revers ? On était pourtant sûrs que les Philistins ne nous attaqueraient plus, qu'ils avaient été neutralisés. Et au fur et à mesure des versets évoqués dans le livre, on se dit: mais c'est exactement ce que nous vivions avant le 7 octobre, avec ces certitudes incroyables. On ne se rend pas compte à quel point, dans le Tanakh, c'était marqué la même chose.
Et il a fallu se réveiller. Et lorsque l'on s'est réveillé, on s'est réveillé pour ne plus s'endormir. On a créé la royauté d'Israël, et est arrivé le roi Chaoul, puis le roi David, puis le roi Chlomo, et le Beit Hamikdash. Et quand tu fais cette analogie-là, et que tu as les versets du Tanakh non pas dans la tête mais devant les yeux, on se rend compte que nous vivons véritablement des versets du Tanakh.
On est tous… Aaron, si tu peux mettre ton… enfin, fermer ton micro. Merci beaucoup. On est tous évidemment terriblement meurtris par les morts de cette nuit et de la nuit dernière. C'est évidemment très dur. D'un autre côté, on sait avec quelle efficacité incroyable nos systèmes de défense ont arrêté l'écrasante majorité des missiles. On se rend compte qu'on vit des moments qui dépassent l'entendement, qui dépassent notre condition.
Et qui sont en train de nous amener vers la prochaine étape de la Gueoula. Et cette prochaine étape, évidemment, n'est autre que la finalisation du Beit Hamikdash, n'est autre que la finalisation de la paix dans le monde, n'est autre que la finalisation de l'avènement messianique. Je ne vais pas vous faire l'étendue des sources bibliques qui nous parlent de notre confrontation avec l'Iran. Il est évident que c'était quelque chose qu'on attendait depuis très longtemps. Il est évident que cela va prendre un petit peu de temps. Encore une fois, combien de temps, je n'en sais rien. Mais ça va prendre du temps, et on sait vers quoi on va. Et ça nous demande de la patience, et de la capacité de…
J'avais demandé un jour au Rav Cherki pourquoi le Choulhan Aroukh nous dit que tous les matins on doit se lever, « Yitgaber ka'ari ». On doit être puissant tel le lion. Je lui ai dit: pourtant, j'ai fait le tour du zoo pas mal de fois, et à chaque fois que je vais au zoo, le lion fait dodo. Et il m'a dit: on ne t'a pas dit que tu dois te lever comme le lion. On t'a dit Yitgaber ka'ari. Tu dois être vaillant, puissant comme le lion. Gibor !
C'est vrai, le lion peut dormir. Mais lorsqu'il se lève, eh bien, mieux vaut ne pas être son ennemi à ce moment-là. Alors il est vrai que peut-être que le peuple d'Israël s'est endormi pendant un petit peu de temps, mais là on s'est réveillé. Et le lion s'est réveillé, et le lion va l'emporter. Donc toutes mes prières vont pour la réussite de nos soldats, pour la réussite pleine et entière de la destruction de notre ennemi, de la révolution en Iran que l'on appelle de ses vœux de la part du peuple iranien, et évidemment pour les Hilou Nishmat de ceux qui sont tombés, et la refoua de tous les blessés.
Voilà, Be'ezrat Hachem, on est en train de vivre un moment incroyable. Je me dis que les gens les plus âgés d'entre nous, ici ce matin dans ce Zoom, peut-être certains d'entre vous ont vu la création de l'État d'Israël, ensuite vous avez vu la libération de Jérusalem, et je ne peux que vous souhaiter d'être là pour voir, comme nous, Be'ezrat Hachem, la reconstruction du Beit Hamikdash, biméra be'amen.
Voilà, c'était ma petite introduction, et maintenant on peut rentrer dans le texte. Allons-y ! Les amis, nous sommes arrivés dans le livre de Yehoshoua, presque à la fin du livre. Vous allez me dire: qu'est-ce qu'il reste à faire, puisque ça y est, nous avons enfin donné toutes les terres d'Israël à toutes les tribus ? C'est bon, on a fini. Et il nous reste maintenant ce qu'on appelle Arei Miklat, les villes de refuge.
Vayidaber Hachem el Yehoshoua, les mots… C'est une terminologie qu'on n'a pas vue dans le Sefer Yehoshoua. Cette phrase ne ressemble pas à une phrase yehoshouaïque. Elle ressemble à une phrase toranique: Vayidaber Hachem el Moshé. Cette phrase, Vayidaber Hachem el Moshé, revient soixante-dix fois dans la Torah. C'est donc vraiment une phrase de la Torah.
Alors pourquoi retrouve-t-on ici cette même formulation, Vayidaber Hachem el Yehoshoua, et bien parce que la mitsva de Arei Miklat a été donnée dans la Torah. C'est-à-dire qu'on va revenir sur quelque chose qui a été donné formellement à Moshé. Et c'est pour ça que, pour que tu comprennes l'analogie, on fait la même terminologie avec Yehoshoua: Vayidaber Hachem el Yehoshoua, daber el Bné Israël. Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur, en disant:
Cours d'Orot veKelim
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