Les divisions de la nuit et la chanson des malachim
Pourquoi la nuit compte trois ou quatre veilles, et comment l'action humaine façonne le travail des malachim.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : Eliyahou HaNavi et la voix du ciel dans la ruine, 45 min
En bref
Le Rav Eytan Fiszon poursuit l'étude du commentaire du Rav Kook sur Enaya (la vision de la Merkava) et du débat sur la division de la nuit en trois ou quatre veilles. Il explique que les actions de l'homme pendant la journée (Torah, mitzvot, bonnes midot, connaissance de la Torah) façonnent le travail des malachim la nuit. Le cours distingue les quatre dimensions de l'homme et la quatrième, la connaissance de Dieu (Da'at Hachem), que seuls les plus grands atteignent dans chacune des trois premières.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Très bien, les amis, si vous êtes prêts, et toi Yaakov aussi. C'est bon, excusez-moi. Alors on peut revenir à notre étude d'Ein Haya. Nous sommes dans la quatrième piska, le quatrième paragraphe, et c'est un grand paragraphe. Il est petit comme tout, Rav, il est petit.
Il est petit, c'est Yaakov, hein. Voilà, ça grossit, ça grossit l'athlète. Ok. Alors, on va reprendre à partir de… où est-ce qu'on s'était arrêtés exactement ? On va reprendre Pené Chor.
Voilà, tu as remis en petit, c'est compliqué, les gens. Tu vois, au milieu de la page, mamash, là où il y a Pené Chor, Bidyo. Tu l'avais il y a deux secondes, il est juste là en dessous. Pené Chor, voilà. Vous arrivez à lire ? Je voudrais simplement rappeler dans quel contexte on est et ce qu'on est en train d'étudier. On est dans le débat de savoir si la nuit est formée de trois parties ou de quatre. Donc c'est quoi, cette différence entre trois Mishmarot et quatre Mishmarot ? De quoi parle-t-on ? C'est quoi Bichlal, cette dimension de Mishmarot ?
On a expliqué que le jour, la journée, c'est le moment où Am Israël est au travail. Et la nuit, c'est le moment où les malachim sont au travail. Le Rav Kook nous dit qu'il y a quatre dimensions, Chlémout, dans la Chlémout de l'homme. On avait dit: il y a une première dimension qui s'appelle Chlémout Hava Befoal, c'est-à-dire celui qui fait Torah ou Mitsvot. Ensuite, deuxième dimension, on avait expliqué, c'est celui qui a de bonnes Midot, Midot Metoukanot. Ok ? Chlémout Hamidot. Troisième dimension, Chlémout Yedi'at HaTorah, le fait de connaître la Torah, d'étudier, d'avoir étudié et de connaître la Torah. Et enfin, dernière dimension, Achotam ve Atchlit, l'idéal qui est la Da'at et Hachem Hidbara.
On avait dit simplement que dans la troisième, la Yedi'a, la connaissance de la Torah, il y a la dimension de Nigleh et la dimension de Nistar. D'accord ? Ben Sader ? On est bon ? Alors vous savez quoi ? Je ne suis pas certain qu'on soit arrivés aussi bas. Reviens, on remonte au début de la feuille. Ouais. Rav, c'est ce que je voulais vous dire. Il me semble qu'on est en… justement.
Ame'ssoura be'yadam al pi kho'ah HaTorah, shehi kli oumanoutou itzbarach bevriyat HaOlam. Kmo'chen be'anagatou itzbarach, et c'est là le sens des paroles du Katouv, ve haya etzlo amon. Shedarshou Chazal: « Ani haiti kli oumanoutou shel HaKadosh Baroukh Hou, kshebara et HaOlam, ve'ye'sha'ashouim yom yom ». Ayinou shegam sha'ashoua hatmidi…
Chela nagat aboreit Barach Banivraim, ou gam ken alpi ma'arechet HaTorah. Eh bien, ça, c'est le propre du Rav Kook: nous faire des phrases qui durent vingt-sept kilomètres. C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on est en train d'essayer de nous dire ? De la même façon que l'homme a des choses à faire, nous avons un rôle à remplir.
Les malachim aussi ont un rôle à remplir. C'est-à-dire que dans les cieux, le travail des malachim est d'ajouter de la Chlémout. Mais comment peuvent-ils arriver à cette dimension de Chlémout et de Ma'alah ? Simplement par nos actions.
Et ça, c'est quelque chose d'assez incroyable que le Rav Kook nous dit: c'est nous qui pouvons avoir une influence sur les malachim. Ok ? C'est-à-dire que ce que nous faisons ici, Torah, Maassim Tovim, Mitsvot, c'est ça qui va, si vous voulez, sculpter le malach qui prendra ensuite le relais la nuit. Vous avez compris que le jour, c'est à nous de travailler. La nuit, nous dormons, donc ce sont les malachim qui continuent à travailler. Mais quelle va être la puissance, si je puis dire, des malachim et de leur travail ? Eh bien, ça dépendra de ce que nous aurons fait durant la journée. D'accord ? C'est clair ? Et off. Alors, continuons.
Chez Darkhou Chazal, c'est-à-dire, je le dis souvent chez lui: Aïti Kli ou Manitou. Ce que je fais de moi-même, je deviens un Kli pour réaliser le projet divin. D'accord ? Veillez chez Achoui. Vous pouvez expliquer cette notion de Kli ? On est en plein dedans.
Est-ce que tu as déjà voulu faire un grand plaisir à tes petits-enfants en leur donnant une glace au Coca ? Ah, ça ne rentre pas chez moi. Ah oui, c'est vrai, j'ai oublié à qui je parle. Une glace au jus d'orange pressé, par exemple. Ah, c'est des oranges givrées, oui. Ah, c'est pour ça. Maintenant, je te propose de leur faire encore plus plaisir: tu leur fais une glace à l'orange pressée, mais qui a la forme d'une bouteille de jus d'orange. Pas sur un petit bâton, machin. Qui a la forme d'une bouteille…
— Orangina.
Orangina. Comment on fait ? C'est très simple: tu prends une bouteille d'Orangina, ou une bouteille de jus d'orange, tu la mets au congélateur. Une fois que tout est congelé, tu découpes le plastique, et tu as une glace à la forme de la bouteille. Ok. C'est ça, le Kli. Le Kli, c'est le contenant, et en fonction de la forme du Kli, le contenu pourra rentrer dedans. D'accord ? Donc, si j'ai mis en place un grand Kli, un Tsadik qui peut contenir beaucoup de dévoilements divins, eh bien je pourrai dévoiler beaucoup de Dieu. Si mon Kli est petit et étroit, je ne pourrai pas dévoiler Dieu. Ok. C'est ma midah keneged midah. Midah keneged midah, c'est une expression qu'on utilise comme un slogan, mais on ne se rappelle pas que la phrase vient du Talmud, de Massekhet Sota, et qu'elle a un début. On prend donc les derniers mots de la phrase.
Mais c'est quoi, la phrase en entier ? Be'derekh she'adam modèd, kar modèd tim lô midâ kénégèd midâ. Donc, en fonction du Kli que j'ai mis en place, je vais pouvoir recevoir la Chefa Elokit ou pas. D'accord ? Le Kli, c'est l'ustensile. Juste pour traduire…
— Oui, oui, bien sûr, autant pour moi. Le Kli, bien sûr, c'est l'ustensile. J'ai appelé ça la bouteille.
C'est-à-dire que c'est l'ustensile, exactement. Donc, là, le Rav Kook nous dit qu'en fait, c'est nous qui avons une influence sur la puissance et l'action des malachim. D'accord ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que plus Am Yisraël est Gadol et Tsadik, plus Am Malach pourra agir de façon juste et comme il faut. Mais si Am Israël est Metchoukmak, alors le malach devient malach onchik. Ok. On peut voir ça dans le livre de Chemot. Dans le livre de Chemot, dans la paracha de Mishpatim, HaKadosh Baroukh dit à Moshe qu'il va lui envoyer un malach. Moshe ne s'en… enfin, ok, très bien, pas de problème. Seulement…
Après, dans la paracha de Ki Tissa, Dieu lui dit, après la faute du Veau d'or, qu'il va envoyer un malach, et là Moshe dit non, je ne veux pas du malach. Mais tout à l'heure, dans la paracha de Mishpatim, il n'avait pas accepté d'avoir un malach ? Si, parce que là-bas c'était un grand malach, mais là, c'est le malach après le Veau d'or. Il …
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