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Volonté et techouva : la pureté du cœur

Le Rav Nahon explique comment la techouva remet en marche les forces du cœur, avec son lien à la Torah.

55 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Volonté et techouva selon le Rav Kook, 56 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le dernier paragraphe du chapitre Teth du texte du Rav Kook sur la teshouva : elle ne se réduit pas à une bonne volonté intellectuelle, elle exige une mise en marche concrète du cœur et des actes. Il explique que ce travail de purification affaiblit d'abord la vitalité, y compris la volonté tournée vers le bien, et que cette faiblesse fait partie du processus. Il conclut que la teshouva se complète par la Torah, et que la retrouvaille avec la vie se réalise pleinement pendant Souccot.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Si vous voulez, on va regarder un peu le petit paragraphe Yod dans l'intérieur du chapitre Tet. C'est le dernier paragraphe. Là, le thème central, comme vous allez le voir, c'est que, finalement, quelqu'un qui rentre commence un processus de techouva sérieusement. Pach Samerhet. Ce n'est pas ça, hein.

Vous êtes à l'intérieur du... c'est la fin du Pérek, maintenant la dernière page du Pérek. Et à gauche, c'est le Pérek. Le but que l'on cherche, c'est d'arriver, idéalement, à mettre en marche notre vie avec un cœur qui a réussi, que l'on a réussi à orienter pleinement dans le sens du bien. Du bien. Les forces qu'on porte en nous-mêmes.

Pour quelqu'un de bonne volonté, au niveau de l'intellectuel, la bonne volonté peut s'installer facilement au niveau d'une pensée. Mais quand il s'agit de mettre ça en vie au niveau du cœur et de s'engager, les choses sont beaucoup plus difficiles. Le Yetzer Hara est beaucoup plus au niveau du cœur. Quand on te dit: Lo taturou acharei eineichem, acharei levavchem, on s'adresse à notre pensée qui, elle, essaie de dominer nos forces.

On te dit: fais attention à tes yeux, fais attention à ton cœur. À l'intérieur du cœur, il y a toutes sortes de forces. Quand l'homme essaie de faire techouva, fait techouva, mais qu'il remet en question toute une série de forces qu'il porte en lui-même, qu'il réprime toute une série de tendances qu'il porte en lui-même, ça peut se traduire, ça se traduit certainement, pendant une certaine époque, par une dimension de diminution de force, d'engagement. Il y a une khoulcha, une faiblesse, qui existe quelque part autour de cette techouva.

Alors, on va voir le texte, mais le Rav dit: il ne faut pas s'en faire. Ça fait partie du programme. Il y a un temps dans lequel il faut faire techouva, même si c'est accompagné par une diminution de force. Ensuite, avec le temps, ça prendra la progression qu'il faut.

Merci. Alors, si vous voulez, on va lire notre texte en deux étapes. Si tu veux bien, tu vas nous lire la page Samekh. C'est la fin du Pérek, la dernière page du Pérek avant le suivant. Tu prends depuis le début les cinq lignes du premier paragraphe là-bas: HaTechouva ve-kol haLichot... Tu lèves ta voix très fort.

Adichot, adichot. Adichot.

On s'arrête sur ça. On va essayer quand même de voir le texte. Le message est très simple. Le texte est très beau, le message est très simple. Simple, on va le voir. Mais il faut quand même profiter du fait qu'on est en train de lire un texte du Rav Kook pour enrichir notre hébreu et un peu notre sens de l'hébreu.

HaTechouva, d'un côté, kol ha-alikhot ha-mas'iyot she-la... Et le mot halikha, c'est un processus qui va de l'avant. Il dit alikhot ha-mas'iyot. Ce n'est pas simplement un processus intellectuel, c'est un processus de... Donc le mot alikha, c'est un cheminement, un processus. Ici, le Rav dit: on n'en est pas au niveau simplement de la pensée et de la bonne volonté. Il s'agit de se mettre en marche et d'agir, parce que vous êtes au courant qu'il s'agit d'agir. Ce n'est pas simplement d'avoir de bonnes idées.

Donc, la techouva, avec tout ce processus qui est engagé dans l'action qui l'accompagne. Et, d'autre part, l'esprit dans lequel c'est vécu. Achol, tetbe, ikara, be-yamim, yuhadim le-tchouva, avec Harou, ha-klalit, l'esprit.

Le Rav s'intéresse en particulier à cette époque, celle dans laquelle, spécialement pendant l'année, on travaille notre techouva. Ça devrait commencer juste après Ticha BeAv, et on va de l'avant. Le mois d'Eloul y est consacré, certainement le mois de Tichri jusqu'à Kippour. Ça va rouler.

Donc, im rouah haklalit: avec cet esprit général qui domine, qui s'impose, be-ikara essentiellement, ba-yamim mayouhadim la-techouva, pendant ces jours qui sont mayouhadim à la techouva, qui sont consacrés à la techouva. Im gode la tohelet shella, le-zakekh ha-nefashot: avec, d'un côté, certainement le profit, tohelet, c'est le profit que ça apporte.

Les Akerh Eytané Fashot: ce qui a été dit là, c'est purifié, c'est le mot zakh, qui veut dire pur. Avec donc le profit que l'on a pour purifier notre cœur, notre nefesh, notre psychisme, notre conscience. Les Aden Eytarouar, le mot les Aden Idoun. Ça vient du Mouadin qui veut dire délicat. Enfin, purifier, améliorer la qualité de notre esprit aussi, et purifier nos actes de la laideur. Qu'est-ce que c'est que Kihour ? On en a parlé.

C'est un barvazon, un mekhoar, quiour. Dans les actes, de leur laideur. Tout ça, c'est très bien. Tout ça, c'est très beau. On a besoin de ça. Barour, seulement, il faut quand même voir ce qu'il dit.

Elle est cependant obligée de porter en elle-même... Le mot Safoun, Ken, Safoun, c'est cacher, porter au fond de soi-même. Le Tsadik et le Samar sont interchangeables. Alors le mot Safoun, de porter en elle-même... quoi ? Une faiblesse. Parce qu'elle remet en question la vie. Elle remet en question les forces. Donc elle porte, en même temps que tout ce processus de purification, une khoulcha. Khoulcha, c'est une faiblesse. Halash.

Laquelle faiblesse, même si c'est le Guibor de Guiborim qui fait techouva, le plus fort des plus forts, même au point de vue de son esprit, un homme extrêmement puissant, il n'échappe pas à cette faiblesse-là. Parce qu'il se remet en question complètement. Donc, Ein Adam lat mimenah, il ne s'en échappe pas. Afilu agiborshe bagibouri: même le plus fort des forts. Il faut savoir qu'il faut passer par là.

Quand on est prêt à s'engager à Eloul et Tichri sérieusement, il faut se préparer à passer quand même à une époque de traitement psychologique intérieur, dans laquelle il faut passer par une faiblesse aussi. Le Rav va encore expliquer dans ce sens. Il en a déjà parlé dans le paragraphe précédent, mais là il va rentrer encore dans le détail de ce qu'il a dit.

Ke-she-mekametsim et ha-ratson. C'est ce que c'est que l'acte de la kemitza, qui était fait par le Kohen. Il prenait un kometz. Quand ils préparaient certaines des minhot, qui étaient des offrandes de farine, par exemple, ils devaient prendre une partie de la farine. Ils ne prenaient pas ça dans une grosse poignée. Ils prenaient ça, et c'était essentiellement ce qui rentrait dans trois doigts. Le reste était libéré. Ils faisaient comme ça et comme ça, pour nettoyer, pour qu'il y ait la quantité juste à l'intérieur de ça. Mais c'est comme ça qu'ils disent.

Cet acte-là est un acte, finalement, de diminution de quantité. Tu réduis une certaine quantité. Donc le mot lekametz veut dire « réduire ». Ça donne aussi un mot que vous connaissez: kamtsan. Qu'est-ce que c'est qu'un kamtsan ? C'est l'avare. C'est quelqu'un qui réduit les choses.

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