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La techouva, nécessité de la vie intérieure

Le Rav Kook compare la techouva à la digestion : rejeter les déchets pour renouveler l'âme.

40 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Yerouré Techouva : les prémices du repentir selon le Rav Kook, 54 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le premier paragraphe de Orot HaTechouva (Pensée du Rav Kook sur la teshouva) : la teshouva est une nécessité de l'existence, qui concerne l'âme et le monde, et notamment le peuple d'Israël. Il la compare à la digestion : comme on rejette les déchets de la nourriture, l'homme doit rejeter les traces négatives laissées par ses actes. Le cours explique le vocabulaire du texte, dont la notion de nefesh, lieu de la rencontre entre le monde intérieur et la vie extérieure.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Dans le Pérek, le sujet, vous voyez, dans Eyal, tu lis ça. Pérekei. Tu lis le titre d'abord. Vas-y. Et tu traduis. Echrechiout. Echrechiout. Echrechiout. Mouhach. Ça veut dire mouhach. C'est obligé.

Réryout, c'est, disons, la nécessité absolue, quelque chose comme ça, dans ce sens, la nécessité. La nécessité de la trouvaille de la techouva. Je ne crois pas que ce soit metsyout. Metsyout, c'est plus dans le sens de l'existence. Ah là là, ok. Donc la nécessité de l'existence de la techouva, et de sa mission dans l'homme, dans l'âme, dans le monde, et au Béth Israël, et dans la communauté... l'Assemblée d'Israël.

Apparemment, c'est un texte qui va très loin dans sa portée. Ce qu'il te dit, bar olam ou bekneset Yisraël. Une grande partie des textes qui sont ici dans Orot HaTechouva sont quand même très dirigés vers Am Yisraël. Mais le Rav laisse toujours une ouverture vers le monde entier, dans la mesure où nous sommes le centre vivant du monde entier, mais nos vitalités sont quelque part aussi les vitalités du monde entier, sauf que chez nous c'est concentré.

Il y a quelques activités spécifiques au peuple d'Israël qui n'existent pas ailleurs, mais enfin. Comme principe, le fait de connaître le Créateur du monde, c'est un sujet qui concerne tout le monde, et nous sommes responsables de le faire connaître au monde entier. C'est pour ça qu'on a été choisis. On s'appelle le peuple du bon Dieu. Bon, maintenant, ce texte qu'on va aborder, le premier paragraphe a un message.

Très clair, très simple, il est très bien dit, mais vous, c'est un peu délicat. On va le lire, vous allez voir ce que ça dit, mais je pense que c'est... On va le lire d'abord, mais le message est un message essentiel, vous allez voir. On va se lancer dans ce texte-là. Je te fais lire, David, ça va ? Allez, en avant.

Essayons de voir ce texte-là doucement.

L'hébreu, ensuite, le contenu. Mais, en deux mots, le Rav compare, dans le monde spirituel, l'aventure de la techouva à ce qui se passe chez nous, au niveau de la digestion, à un moment donné où l'homme est appelé à se libérer des déchets de sa vie, de son manger. La techouva, c'est aussi à travers le fait que l'homme est invité à participer à la vie.

Cette rencontre avec la vie, dans le cas de l'homme, qui est un être extrêmement complexe, c'est pratiquement inévitable d'avoir des déchets qui restent de notre rencontre avec la vie, et il faut s'en débarrasser, et on peut s'en débarrasser grâce à la techouva.

La techouva permet finalement à l'homme de s'éduquer, d'entrer dans un processus qui peut être tout à fait propre dans notre rencontre avec la vie. Ce qui n'est pas évident, parce que les occasions de chuter sont tellement nombreuses, mais si on veut proposer à l'homme un espoir d'idéal, de réussite et de plénitude, il faut lui donner la possibilité de se purifier de ses fautes.

Sinon, c'est créer un homme qui n'est pas l'essentiel de l'homme, qui est à l'image du divin. Être à l'image du divin, c'est pouvoir arriver à une certaine dimension, un espoir de perfection qu'on nous donne. On n'arrive pas, c'est difficile, mais on nous donne la possibilité de cette perfection. Mais la vie est tellement difficile que c'est pratiquement impossible de ne pas fauter. Mais si on peut passer par une techouva, cette faute,

Ce n'est pas... ce n'est pas terrible. On fait une faute. On a appris à vivre. On fait techouva. On se reconstruit à nouveau. Et nos forces vitales restent. Notre capacité de nous engager comme il le faut reste. Bon, ça, c'est le message. Rentrons maintenant dans le texte qui est là. Hachouva. Comment ? Pratiquement, c'est ce qu'on dit. Pourquoi ? C'est présenté comme ça.

Non, il se peut que quelqu'un qui a fait des fautes plusieurs fois, et de façon méchante, on ne lui donne pas la possibilité de faire techouva. Trois fois, quatre fois... Mais finalement, tout est possible. Pour quelqu'un qui a vraiment fait techouva, il est vivant, il peut faire techouva. Même à la fin de sa vie, il pourra faire toutes sortes de bêtises. On a des exemples de gens qui ont fait techouva à la fin de leur vie. Mais ce qui est important pour nous,

c'est surtout d'être conscient que la techouva est un processus normal. Ce n'est pas un processus pour des gens qui sortent de l'ordinaire. La techouva, c'est quelque chose qui doit accompagner notre vie journellement. Parce que c'est naturel, ça fait partie des données naturelles de l'homme, et le Rav compare ça au fait de faire ses besoins. Il n'y a rien de plus naturel que ça.

Parce que la complication de la vie, enfin de la vie, de la digestion, fait que ça s'impose, et de même, la complication de la vie fait que normalement ça n'est pas honnête de venir avec une exigence d'idéal à l'homme si on ne peut pas lui permettre de se corriger. Et c'est très différent, quand même, au niveau de la vitalité que l'on porte en nous, entre quelqu'un qui a décidé, à partir de maintenant, de bien se comporter

et la vitalité qui est chez quelqu'un qui a réussi à rentrer dans son passé, à extirper toutes les impressions négatives qui étaient en lui, et à être même capable de rediriger ses engagements, même ceux qui étaient à l'époque négatifs, de façon positive. C'est-à-dire que la techouva béhava est capable de renouveler complètement l'être. C'est de l'ordre du miracle. L'homme n'est pas toujours conscient de son potentiel. Mais c'est important, comme tout,

pour chacun de nous, d'être conscients de cette réalité-là. Il faut le faire, il faut le faire. Donc on devine. Hachouva, yer... gacha, ayoter, briach et la nefesh. Donc la techouva, c'est le gacha, le sentiment le plus sain de notre monde intérieur, disons. C'est difficile de se dire le mot nefesh.

Je vous ai dit, je traduis le mot nefesh par le mot nefesh. Mais je peux vous aider un peu à situer ce qu'est cette nefesh. La nefesh, c'est le point de rencontre entre notre monde intérieur et le monde dans lequel on est engagé. C'est un passage entre notre neshama et notre vie extérieure. C'est là-bas que se passent finalement les grands choix d'engagement dans la vie. Et c'est là-bas aussi que se passent toutes les décisions de rentrer au fond de nous-mêmes

au fond de notre réalité spirituelle, et de prendre conscience de notre neshama, et tout. C'est là-bas que ça se passe. C'est un centre de rencontre avec la neshama et aussi avec notre monde extérieur. C'est une partie de la neshama ? Ce n'est pas une partie, ce n'est pas la neshama, c'est autre chose. C'est le lieu de la rencontre avec l'Abysse, ça fait partie du monde spirituel de l'homme.

Dans le monde classique, tu as certainement entendu, dans les descriptions des mondes spirituels, on parle de différents niveaux de la spiritualité chez l'homme: nefesh, rouach, neshama, on continue khaya, on continue yehida. Ça, ce sont des …

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