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Techouva d'une faute précise selon Orot HaTechouva

Comment le cœur brisé se libère d'une faute désignée et retrouve la proximité de Hachem.

51 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Techouva : l'idéal de l'homme malgré ses fautes, 39 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le premier paragraphe d'Orot HaTechouva (chapitre 49) consacré à la techouva portant sur une faute précise et explicitée. Il montre que la faute est présentée comme un piège tendu, et que la Torah en éclaire l'origine dès Béréchit. Il décrit ensuite le cheminement intérieur par lequel l'homme, en se détachant de sa faute, retrouve la liberté, la joie et la proximité avec la Kedoucha, au prix d'une douleur de cœur brisé.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov. Erev Tov. On se trouve donc devant Orot HaTechouva, Perek Gemel, dans nos éditions jaunes que vous connaissez, et ça se passe à la page Lamed Bet. On va demander à Nathanel de nous lire le titre. Hachem.

Je reviens un peu sur ce thème. Le Rav va traiter ici deux sujets qui se complètent mais qui sont différents l'un de l'autre. Le premier, c'est une techouva par rapport à une faute précise.

On est pleinement conscient que l'on peut, quelque part, délimiter. Il s'agit de corriger, de faire techouva sur des choses explicitées. C'est quelque chose qui peut d'ailleurs être exprimé, j'allais dire avec un vidouï. Une partie de la prise de conscience sera peut-être d'exprimer la faute en elle-même, comme on verra.

La seconde partie sur laquelle le Rav parle, c'est le fait de faire un effort spirituel pour quitter une situation qui a perdu de sa pureté. C'est un état d'âme dans lequel il y a une dimension d'impureté, quelque part, sur laquelle il faut faire tout un travail. On nous demande, par exemple, d'être dans la simha, dans notre avodat Hachem. Le fait de quitter une certaine dimension de tristesse fait aussi partie de notre avodat Hachem.

Et cet effort spirituel d'essayer de nettoyer les résidus d'une impression qui était plus ou moins impure en nous-mêmes, qui a laissé des séquelles de tristesse et un côté négatif, c'est tout un monde de travail. Le Rav présente ça de façon très générale. Il décrit une situation dans laquelle on avance à travers ce second objet. Mais dans notre texte, pour le moment, on va s'occuper du premier paragraphe, qui parle de techouva pratit mephoreshet par rapport à une faute très précise.

On va rentrer dans le texte. Le mot pratit, c'est un lien particulier. Le mot mephoreshet veut dire « explicité ». Donc une techouva pratit mephoreshet, c'est une techouva explicitée sur quelque chose de particulier que l'on peut très bien cerner. Spécifique.

Alors, si vous voulez, on va lire ensemble notre texte. Dans un premier temps en hébreu, je lis. Faites attention, j'avance dans les premières lignes. On reviendra ensuite sur le texte lui-même en expliquant.

Et l'homme met sa faute devant lui-même, il s'éloigne de lui-même, il s'éloigne de ce qu'il a éloigné de sa faute, et son esprit s'éloigne et s'éloigne, jusqu'à ce qu'il s'éloigne de sa faute, et qu'il ressent près de lui-même la liberté de l'Esprit-Saint, qui est très agréable pour son esprit, et il s'éloigne et s'éloigne.

Bézouarei horah shel shemesh hachesed, hesed elyon, cholchim elav et kavehem, veou oleh ou mit asher, oleh ou mit malei oneg veDeshen pnimi, yachad im lev nishbar, ve nefesh chacha medukaha, shou mergish bekirbo, shegam regesh zey atzmo, anaeleo lefi matzavo.

Je rends dans le texte. Donc il y a une techouva qui est dirigée, mécouvénnée, kavana, c'est-à-dire dirigée dans la direction d'une faute spécifique, chet meyouhad. Je vais vous donner un exemple très spécifique.

Hachatan yuramim, enfin un certain nombre de fautes, mais ce sont des fautes aussi qui sont spécifiques. Véadam sam chetou nochach panav. Donc, l'homme qui fait techouva, sam chetou, place cette faute, sa faute, nochach panav, face à lui. Oumit kharet alav, ou mitstair alesher nokash bepachachet. Mitkharet alav, kharata.

On avait un tout petit peu parlé de ce thème, je reviens encore dessus. La faute est présentée ici dans ce texte, non pas comme une faute personnelle de l'homme qui n'aurait pas fait son chemin, alors qu'il aurait pu le faire, et que tout dépend de lui uniquement. Elle est présentée comme un piège.

Regardez le texte, je rentre dans le détail du mot. Ou mitra retanav: il se repent. Mitz taher: il regrette. Ala cher nokash bepach achet. Le mot pach a, dans notre contexte, le sens de piège. Le mot nokash est le mot qui est utilisé en général pour dire qu'on tombe dans un piège. Il regrette d'être tombé dans le piège. C'est-à-dire qu'il y a un piège, il y a quelqu'un qui a tendu un piège.

On revient ainsi vers un regard qui n'est pas neuf, dans le contexte de la Torah telle qu'elle est présentée devant nous, mais on ne revient pas toujours sur ce thème. Les choses sont dites de façon très claire au début de Sefer Béréchit. Dans le thème de la faute d'Adam HaRichon, la force qui est derrière cette faute est visiblement un tentateur, qui est indépendant de l'homme. C'est quelque chose d'extérieur.

Il y a une certaine force, on lui a permis, quelque part, d'agir, et c'est lui qui tente Chava. À la suite de ça, c'est finalement Chava elle-même qui fait tomber Adam HaRichon. Il y a une adresse, il y a quelqu'un derrière ça, qui s'appelle, dans Sefer Béréchit, le serpent, le Nahash, et c'est lui qui fait ce travail. Il y a quelque part un piège, il y a quelqu'un qui dresse ce piège, il y a une force.

Il est évident que, quand nous lisons ce texte, on le lit dans le contexte d'un monde dans lequel il y a un Maître du monde. Mais dans les conditions dans lesquelles la vie proposée à l'homme existe telle qu'elle est devant nous, c'est un monde dans lequel le Maître du monde se trouve à côté de quelqu'un qui lui permet de tenter l'homme. Qu'y a-t-il derrière cette réalité ? C'est évident que c'est quelqu'un qui est subordonné à cette dimination essentielle qui est le Maître du monde, mais ce n'est pas toujours évident au premier regard.

Par exemple, dans le texte de Béréchit lui-même, on voit que HaKadosh Baroukh Hou s'adresse au serpent et lui dit que, puisqu'il a fait ce qu'il a fait, il mérite un châtiment. C'est un peu dans la nature de l'homme aussi, mais c'est très rare: ce sont deux attributs en lui, qu'il faut savoir gérer.

Je reviens sur ce que tu dis. Tu dis que l'homme porte en lui un yetser ara, un yetser tov, des tendances qui sont en lui. Ça peut être vécu comme... Il faut voir. Ce yetser ara, il faut voir ce yetser ara qui est porté par l'homme: est-ce que c'est l'homme ? Est-ce que c'est un étranger ? Est-ce que c'est quelque chose qui est rentré chez l'homme et qui n'existait pas au départ ? Il y a toute une analyse à faire autour de ça.

La direction, c'est quelque chose qui n'existait finalement pas chez Adam HaRichon, mais qui est rentré dans l'humanité avec la faute d'Adam HaRichon. Mais ça a commencé par une tentation qui est venue de l'extérieur. Et ce tentateur, on lui a donné, finalement, la possibilité d'agir. Est-ce que c'est de plein droit ? Le texte n'est pas clair, dans la mesure où le texte de Béréchit présente HaKadosh Baroukh Hou comme châtiant cette force-là d'avoir fait ce qu'elle a fait. Mais d'un autre côté, on la voit, elle est présente, elle est là, et nous savons qu'elle accompagne l'homme.

On ne voit pas ça uniquement dans le cas d'Adam HaRichon. Dans Maassé Béréchit aussi, on rencontre un peu plus tard le cas de Caïn. Après …

Cours d'Orot veKelim

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