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La techouva, un processus naturel de l'être humain

Pourquoi l'homme, créé avec ses penchants, peut corriger ses fautes passées par le repentir.

54 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Techouva d'une faute précise selon Orot HaTechouva, 51 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le paragraphe Vav du Pereq de Orot HaTeshouva, où le Rav Kook pose que la techouva a été pensée dès la création de l'homme : être à l'image de Dieu tout en étant porté par l'animal exige la possibilité de corriger rétroactivement ses fautes. Il explique que l'aspiration morale de l'homme, son désir de plénitude, est le fondement même de la techouva, et que la faute, bien reconnue et regrettée, peut laisser place à un être plus accompli. Le cours aborde aussi la difficulté de canaliser la nature instinctive vers le bien, notamment dans le cadre du mariage.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Et moi, si vous permettez, pour nous réintroduire un peu dans le cours, je me permets de vous proposer de lire le Perekhei au paragraphe Vav et Vav Echad. On va reprendre un peu ça, je pense que ça va faire du bien à tout le monde. Ça fait longtemps qu'on ne fait pas ça, et on peut revenir dessus. Ça se passe à la page Membet. Membet. Alors, Membet, en bas.

À droite, en bas, il y a un petit Vav, d'accord ? Shmuel, tu vois ? Tu y es ? Oui, vraisemblablement. Si tu lis en bas à droite, ça commence par quoi ? Ken, ken. Mais le début du paragraphe, en bas. C'est ça. On y est. OK. Comme je n'ai pas toujours eu l'occasion d'entendre Yonatan, je vais demander à Yonatan de… Tu veux lire ? Vas-y Yonatan, tu lis.

Adam, Adam. Ba Olam. Encore, encore un tout petit peu. Moussarit, moussarit.

On s'arrête ici. On s'arrête, on s'arrête. Déjà, c'est pour qu'on comprenne un peu ça. Merci Efraïm. Le problème, c'est que ce n'est pas évident de faire un homme à l'image de Dieu. Il n'y a que quelqu'un comme Dieu qui peut se permettre de faire une chose pareille.

Mais j'allais dire, enfin, faire très, très attention à ce que je dis, et encore. C'est sûr que c'est un mot qui n'a pas sa place, mais ça veut dire que ce n'est pas du tout évident. Il y a plein de midrashim qui présentent, finalement, comment on pourrait raconter un peu la problématique de la création du monde. Que HaKadosh Baroukh Hou réunit toutes les forces de la création et leur dit: j'ai l'intention de faire l'homme.

Et les gens demandent, les forces demandent: bon, qu'est-ce que c'est que l'homme ? Dieu dit: l'homme, c'est une bête avec une âme. C'est quelque chose qui est à l'image de Dieu par son âme, mais qui, en même temps, est un animal. Et il faut mettre ça en marche. Et disons, dans ce midrash que nous créons ensemble, les forces du monde entier entendent ça et deviennent blêmes.

Ils disent: comment, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Vous, Seigneur, vous êtes la pureté par excellence. Et nous, qui avons l'expérience de ce que c'est que l'animal, nous savons ce que c'est que l'animal. Nous savons ce que c'est que le Yetzarim. Le Yetzarim, ça va partout, dans tous les sens. C'est quelque chose, comme on verra dans des textes très beaux, qui ne réfléchit pas, qui ne respecte pas des idéaux.

L'animal, ça va là où ça veut, c'est pris de force, d'instinct, ça ne respecte pas des valeurs idéales, spirituelles, angéliques, célestes, qui correspondent à vous, Seigneur. Ça risque d'être un truc terrible. Alors Hachem leur dit, tout de suite, Hachem dit à toutes ces forces-là: sachez, tu reviens, sachez que dans mon projet il y a quelque chose d'essentiel…

…que j'ai l'intention de mettre en vie chez cet homme: c'est la possibilité de corriger ses fautes rétroactivement. Ça va s'appeler la techouva. Mais la techouva, c'est la possibilité qui est donnée à l'être, malgré le fait qu'il est vivant, qu'il est animal, et qu'il est porté par ce qu'il a déjà fait, et que ce qu'il a fait s'inscrit dans sa chair, dans sa vie, dans tout ce qu'on veut.

Il y a quand même quelque chose de très, très, très spécial, une dynamique, une vitalité très, très spéciale, qui est la capacité de reprendre rétroactivement ce qu'on a fait et de corriger nos erreurs, malgré le fait que c'est inscrit dans la vie. Si c'est dans un tableau que l'on peut effacer, on peut réécrire, c'est facile. Mais quand c'est inscrit dans l'être, c'est une chose qui…

Pas du tout évident. Dans le monde animal, ça n'existe pas. Dans le monde humain, cette chose-là peut exister. C'est-à-dire que l'être en question, qui est l'homme, c'est un être qui, à cause de cette rencontre entre des forces tellement différentes, le spirituel et le corps, est tellement, tellement soumis à la possibilité de faire des erreurs que…

Et on veut le faire à l'image de Dieu ? C'est terrible ! Comment un être comme ça, qui porte une âme avec un tel idéal, va-t-il pouvoir vivre, accompagné d'une sécurité, alors qu'il va faire des fautes ? Et Choch Limetz ! Alors Hachem dit: il y a un processus spécial qui s'appelle la techouva. Un homme peut regarder ce qu'il a fait, considérer ce qu'il a fait, se repentir,

et remettre en marche rétroactivement, a posteriori, toute la vitalité qu'il a mise en marche au moment du péché, et arriver à changer complètement, par la force de la techouva, l'impression négative qui est restée de cette faute. Au point qu'on est même capable, finalement, d'utiliser cette faute pour reconstruire cet homme

et en faire quelqu'un de bien meilleur que quelqu'un qui n'aurait pas fauté. Vous entendez ce que je dis ? Grâce à la techouva, il y a moyen de faire d'un homme qui a fauté, après sa techouva, un être meilleur qu'un être qui n'aurait pas fauté du tout. Parce qu'il a l'expérience de la vie. Il a l'expérience de la vie, et il est capable de remettre en vie des vitalités

et d'effacer le côté négatif de ses fautes, à travers la techouva. Quelqu'un fait une chose de mal, une faute, n'importe quelle faute. Il a mal parlé à quelqu'un, et à la suite de ça il s'est fait un ennemi, et ils se sont donné des coups. Et puis un jour il fait techouva sur ça. Il va devant l'autre, il lui dit: écoute, ce que j'ai fait, c'est une honte. Je te demande pardon. Et il lui dit ça

avec les yeux pleins de larmes, et il lui dit ça de tout son cœur. Et il lui dit: tu sais, j'ai compris que HaKadosh Baroukh Hou a créé des hommes pour qu'ils soient frères, pas pour qu'ils soient ennemis. On n'a pas créé un collectif humain pour qu'ils se fassent face du mal entre eux, mais pour qu'ils s'entraident. Je t'en prie, pardonne-moi, et permets-moi de devenir ton frère. Je t'en prie, accepte. Je t'en prie. Et l'autre accepte.

Le type d'amitié qui peut se créer entre ces deux personnes peut être beaucoup, beaucoup plus grand que ce qui existait avant. C'est un exemple. C'est un midrash que j'ai inventé. Mais toutes ces forces, ce sont toutes les forces de la nature qui sont capables de s'unifier entre elles pour donner des cellules,

pour donner des tissus, pour donner des corps, pour mettre en marche un système neurologique qui est capable de faire vivre une tête en relation avec un corps. Toutes ces forces-là, toutes les forces qui sont les lois de la biologie, elles ne sont pas indépendantes, mais d'une certaine façon ce sont des forces qu'il a mises en vie. Et quelque part, elles pourraient dire: bon, c'est nous, c'est finalement nous qui allons mettre le monde en marche.

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