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Techouva : la faute, la colère et le travail intérieur

Pourquoi l'homme a été créé en sachant qu'il fauterait, et comment transformer la colère en réparation intérieure.

58 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : La techouva, un processus naturel de l'être humain, 54 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon ouvre l'étude du Orot HaTeshouva du Rav Kook (Teshouva et faute, partie 1) : la Teshouva n'est pas seulement une prise de conscience intellectuelle, elle est inscrite dans la création même, puisque l'homme a été créé en sachant qu'il fauterait. Il distingue la conscience naturelle de la faute, présente chez tout homme, de la conscience acquise par l'étude de la Torah, et montre que le repentir n'est qu'une première étape vers la régénération de l'être. Il explique enfin qu'il faut remonter aux racines d'une mauvaise tendance (comme la colère) pour la corriger, mais aussi faire grandir les bonnes tendances trop petites, ce qui constitue également une Teshouva.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Si vous permettez, et ensuite on aura une petite conversation ensemble pour voir de quelle façon on va diriger les choses, j'aimerais bien commencer le Pérek depuis ce début. Ça se passe à la page Kouf. Tu n'as pas le même texte, Gary ? Comment ?

Il y a d'autres éditions. Non, mais moi je vous conseille d'utiliser cette édition-là, qui est la même pour toutes. Ouais, mais comme il n'y en a pas assez, il y a trois… Non, je crois qu'il y en a… Non, je ne sais pas, non, non, ça c'est la même. Ça c'est encore la même. Ceux qui ne sont pas les mêmes, ce sont ceux-là qui sont derrière, c'est vrai. Un des avantages de ce d'Alet, que j'apprends moi aussi, c'est que…

Il est très particulier et il va nous permettre de rentrer sur des problèmes très spécifiques où chacun va peut-être se trouver ou pas. Mais ce ne sont pas de grands thèmes. C'est un travail intérieur de rencontre, un travail de psychologie fine, en relation avec la techouva. De façon générale, avant de rentrer dans ce que nous faisons ici, le thème de la techouva…

Le thème de la techouva tel qu'il est ouvert devant nous et présenté par le Rav est certainement une techouva qui est appelée à être vécue de façon très spirituelle. Ce n'est pas simplement une prise de conscience intellectuelle, ça passe par des moments de vitalité spirituelle, béézrat Hachem, que l'on pourra vivre ensemble. Le message de la techouva…

Le problème de la difficulté de l'homme dans sa réussite, à cause de sa complexité, a en profondeur, et au départ même de la création, une solution.

Dans le fait que, a priori, l'homme a été créé en sachant qu'il fauterait. Et c'est ça qu'il faut comprendre dans les termes de techouva kadma laolam. Dire que, tout de suite, Daniel. C'est-à-dire que ne pas considérer la techouva, c'est-à-dire le fait du repentir et de la correction d'une faute, en la réanalysant, en réalisant notre comportement à nouveau et en reconstruisant notre être sur cette base…

…du fait qu'on nous promet que c'est possible et que ça marche. Mais il faut comprendre que cet événement de la techouva, même s'il n'est pas toujours facile, et quelquefois il est très marquant, est normal pour l'homme. Je dis que la techouva, kadma laolam, c'est normal qu'un homme fasse des fautes. Et dans la mesure où on veut que l'homme…

…vive une vie spirituelle de qualité, qui puisse faire face à son Créateur face à face et être un témoin de la présence de l'existence divine dans toute sa plénitude, c'est pour ça que l'homme a été fait. La techouva lui permet a priori de reprendre son statut d'homme sans faute, capable de voir son Créateur dans toute sa puissance de contemplation, d'admiration.

— Daniel, vous avez une question posée.

— Ce que vous avez dit, l'homme a été créé en sachant qu'il devrait faire la techouva. C'est Hachem ou c'est l'homme ? Qui sait que la techouva sera… ?

— Aussi bien Hachem que l'homme.

— Aussi bien que l'homme. Hachem certainement, et l'homme aussi.

— Oui, mais je cherchais le sujet, « l'homme ». L'homme sait aussi que…

Il y a toutes sortes de midrachim qui racontent finalement la joie dans laquelle Adam Harichon a quand même fait techouva de ses efforts terribles. Il a fait techouva, et il a vécu ça comme quelque chose qui le concernait profondément.

— Pas forcément. Ce n'est pas évident qu'il le savait avant la faute. Dans son cas…

La conscience de la faute, c'est quelque chose qui va très loin, parce que ça peut être vécu de façon très différente. Ça peut être vécu par le fait qu'on sent intérieurement que ça ne va pas. Mais ça peut être vécu aussi par le fait que j'ai appris que c'était interdit. Je ne savais pas. Ça dépend, ça dépend beaucoup du niveau auquel arrive le bonheur. Les gens arrivent au monde de la Torah, chacun avec un curriculum très, très différent.

Il y a des gens qui arrivent dans le monde de la Torah avec un passé plein de toutes sortes de choses, et apparemment sans connaissance. Mais quand même, on sait que certaines choses sont négatives. On en a le sentiment, en tout cas. Bien sûr, il y a une conscience naturelle chez l'homme, qui lui est donnée indépendamment de son étude de la Torah, disons. Et…

Ça c'est un terme, enfin, c'est un terme très intéressant, d'essayer d'analyser un peu ce que c'est que cette conscience primordiale qui existe chez l'homme, même indépendamment de. Il y a des valeurs fondamentales que l'homme comprend comme étant à respecter. Maintenant, ça dépend… Ce qu'il faut comprendre, c'est que…

Ça dépend quand même. Il faut être conscient, beaucoup, beaucoup, beaucoup, du bagage culturel et éducatif dans lequel il a grandi. Parce que c'est difficile de penser… Enfin, je suis convaincu que, je prends toujours cet exemple parce qu'il est bon: Mowgli dans sa jungle, sans éducation humaine, il a quand même une conscience du péché, une certaine conscience du péché.

Seulement, comment est-ce qu'il l'a acquise, lui ? Peut-être aussi en même temps au contact de la vie et des animaux. Mais c'est certain qu'il y a, chez l'homme qui ne connaît pas le monde de la Torah, dans n'importe quelle culture, quelle qu'elle soit, dès qu'il y a un minimum de dimension humaine, la notion de conscience est présente. Il y a des choses

qu'on ne doit pas transgresser. Et quand on les transgresse, il y a des forces qui se réveillent en nous, qui disent: attention, tu as fait une faute. Maintenant, ça n'est pas évident, ça n'est pas évident du tout, que l'homme soit pleinement conscient au départ de la portée que peut avoir la techouva. Parce que je vous dis ça, parce que…

— Est-ce que c'est parce que c'était une culture qui encourageait certaines…

— Peut-être, mais même dans ce contexte-là, quel qu'il soit, le thème de la faute est une chose tellement courante chez l'homme. Ce qu'Israël doit porter comme énorme message, il le porte en lui, et je pense que c'est…

Le Rav insiste beaucoup là-dessus. Qu'un des grands, grands, grands messages de la fin des temps et des jours du Yemot HaMachiah, c'est la prise de conscience des dimensions dans lesquelles la techouva peut être vécue, et de la capacité de se renouveler pleinement quand on fait une techouva comme il faut. Et ça, l'humanité n'en est pas toujours suffisamment consciente.

— Je ne sais pas, il faudrait voir le texte. Il faudrait voir le texte. Mais ce n'est pas du tout évident, ce que tu dis. C'est-à-dire qu'une pensée de techouva, c'est déjà, ça fait partie du monde de la techouva.

— Mais une pensée de techouva, est-ce que c'est qu'une techouva a déjà parachevée ? Je ne pense pas. Elle fait partie du monde de la techouva, et cette personne qui a pensé à faire techouva, je peux l'introduire dans la famille des baalé techouva. Mais la portée d'une techouva bien vécue, bien accompagnée, demande …

Cours d'Orot veKelim

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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

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