Rav Kook : la techouva, une âme collective qui enfante
Le Rav Kook pense le repentir comme un mouvement du peuple entier, à travers la métaphore de la lionne en travail.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Chabbat et la techouva selon le Rav Kook, 43 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Dans les textes du Rav Kook, il y a une chose à laquelle on va s'habituer. Le Rav vit de façon très profonde la relation entre l'individu d'Israël et son collectif. Vous le savez déjà, je crois. C'est-à-dire la façon dont nous sommes reliés à une âme collective, et cette âme collective est essentielle dans notre vie.
La façon, par exemple, dont la Providence divine agit sur l'âme d'Israël se joue essentiellement au niveau du collectif. On le voit dans la sortie d'Égypte, dans l'entrée en Erets Israël: les grands événements se passent au niveau collectif. Bien sûr, l'individu a son rôle, mais la relation entre le collectif et l'individu est essentielle, parce que l'aventure du collectif est aussi la sienne.
Et l'individu doit être très conscient de ce qui se passe au niveau de son collectif. Le retour d'Israël sur sa terre, par exemple, est un événement extrêmement puissant au niveau collectif. On ne peut pas simplement se considérer chacun dans sa particularité: c'est Am Yisraël qui rentre. Pour chacun de vous, c'est bien sûr une aventure particulière, mais elle se fait à l'intérieur d'un mouvement collectif.
Ces dimensions de la techouva, le Rav Kook les présente comme un événement qui se passe aussi au niveau collectif. Le retour sur sa terre, le retour à l'identité, ce sont des vitalités qui entrent en jeu à un niveau collectif. L'individu y participe, c'est certain.
Je prends une petite phrase à l'intérieur du Perek Dalet. Je vous invite à la page Lamed Hé de cette édition. Je ne vais pas m'attarder sur ce paragraphe qui est, à mon sens, trop lyrique pour nous, mais je prends cette phrase qui commence par le mot « néchama », à la septième ligne de l'alef. Vous voyez ? « Néchama yehidit ». D'accord ? Tiens, David, tu vas lire ça fort, fort.
On va lire ce texte, mais je le lis aussi pour que vous participiez un peu à l'aventure du Rav Kook, à la façon dont il vit son monde intérieur.
Plus jeune, il était quelqu'un qui avait une âme collective. Quelqu'un qui pensait à Israël. Depuis, je ne sais pas, c'est connu. Quelqu'un qui pensait à l'aventure de mon peuple. Mon peuple. Alors ici, je lis comment il présente les choses: néchama, yehidit, véatsmoutit. Néchama, à un niveau particulier, c'était chaque individu d'un côté. Véatsmoutit: c'est une néchama comprise dans son sens collectif. C'est Nichmat Israël. Et il va encore plus loin: il dit olamit, au niveau du monde. Olamit, c'est les mondes, tous les mondes créés.
« Kol leviya nora tsoeket ». Leviya, qu'est-ce que c'est ? Avec un bet, hein. Vous voyez où c'est écrit, au fond ? La neuvième ligne au centre: « Kol leviya nora ». Leviya, c'est une lionne. Ari, c'est le lion. Leviya, c'est une lionne, comme une lionne qui est en train d'accoucher, on va voir. Que leviya, cette âme, est comme une lionne. Nora, terrible. Tsoeket, qui crie. Bé-havalé: qu'est-ce que c'est que les havalim d'une femme ? C'est quand elle est en train d'accoucher: les douleurs d'accouchement.
Dans le cri de son accouchement, les tikoun gamour tendent vers ce désir d'une correction totale au niveau du monde entier, les mitsvout vers cette réalité idéale. Et le Rav, dans sa sensibilité mystique, nous dit: « Véhanou ».
Hachem est un mahovim. Il faut aussi bien comprendre que le Rav Kook a essentiellement écrit à l'époque de l'entre-deux-guerres. Il n'a pas connu la Seconde Guerre mondiale, mais il a connu toute la lutte qui existait entre l'idéal humain, très grand d'un côté, et de l'autre ce désir de finir avec toutes sortes de choses, qui a pris toute sa force dans le nazisme. C'est vraiment une catastrophe. Mais cette époque de l'entre-deux-guerres est aussi une époque pleine d'idéaux, qui malheureusement ne se sont pas concrétisés. Et le Rav parle de cette douleur d'enfantement de la techouva.
« Véanou hachim etamach ovim ». Vous voyez hachim ? C'est amachorim. Qu'est-ce que c'est, hachim ? Hach, on dit hach. C'est quoi ? Sentir. Par exemple, « je ne me sens pas bien »: ni lo hach tov ? Sentir. Non, hach, chinch, chetchim, OK ? Vous voyez ? C'est la quatrième ligne avant la fin. Et hanou ? Vous voyez le mot ? Hanou hachim: nous sentons. Et amachorim ? Pour quelqu'un qui a une sensibilité comme la sienne, nous sentons ces souffrances. Mah'ov, ce sont ces douleurs, ke'ev, ces douleurs. Nous sentons ces douleurs.
« Véen memareki motano ». Qu'est-ce que c'est que memareki motano ? Le mot marek est utilisé dans différents contextes au sens de nettoyer, purifier. Ces douleurs-là nous purifient, « kemel arzé », comme ce sel chez Mamtik et Tabassar, qui cachérise, disons, la viande et la rend meilleure à travers sa douleur. Kemel arzé chez Mamtik et Tabassar. Et mamtikim, « kol meror otenu »: ces douleurs aussi sont capables d'adoucir nos amertumes à travers des idéaux qui ne se réalisent pas, ou des choses comme ça.
Je vous dis, ce paragraphe, je le laisse un peu de côté. Je vous donne simplement un coup d'œil pour que vous voyiez de quelle façon c'est vécu. Le Rav Kook vit très fortement cette notion d'une techouva universelle. Mais nous allons passer à des textes de ce chapitre beaucoup plus abordables pour nous. Comme tu veux, moi mon texte est là. Si vous voulez, on va prendre un paragraphe, le paragraphe Guimel.
À l'intérieur de ce chapitre, à la page Lamed Vav. Si vous voulez, on va faire lire Alphone, qui va nous lire ça très bien, en élevant la voix très fort. On fait Guimel, Hachouva, Aklalit. Vas-y. On est à la page Lamed Vav, pardon, excusez-moi, à l'intérieur du Perek Dalet. On commence le chapitre, le paragraphe Guimel. Vas-y, Alphone, allez-y.
Dakout, doucement, doucement. Ad kedé, dakout, avance. Pratique, yafé, très bien, chel, continue. Al khet, khet, khet. On va rentrer doucement dans ce texte.
La transcription devient ici inexploitable pendant plusieurs minutes: les mêmes phrases (« on va rentrer dans ce texte », « doucement, mais ça représente très fort », « c'est ça, je vous dis, c'est… ») reviennent en boucle, sans contenu identifiable. Les mots isolés qui apparaissent (« Kippour », « au pianiste », « Ophianie ») ne permettent pas de reconstituer les propos de l'orateur. Passage non restituable en l'état.
Ce segment se termine sur la même boucle (« c'est très, très… représente très fort… on va rentrer dans ce texte »), sans propos exploitable.
C'est Ophianiste. On va rentrer dans ce texte. Ça, je vous dis, c'est « représente très fort ». C'est très, très…
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