Acte et techouva : la concrétisation qui donne sens
Pourquoi le passage à l'acte est indispensable : sans lui, la techouva reste à l'état d'intention, selon le Rav Yaakov Nahon.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : La colère naît de la faute, selon Orot HaTechouva, 28 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon explique que la teshouva ne prend sa valeur que lorsqu'elle se concrétise dans l'acte, dans la correction du comportement selon les critères de la Torah et de la droiture. Il illustre ce principe par l'image de la relation entre énergie et matière, et par l'exemple d'un étudiant qui n'a accompli sa teshouva qu'au moment où il a changé concrètement sa conduite. Il montre enfin que la grandeur des idéaux doit descendre jusque dans les moindres détails du comportement, et que bien vivre la Torah rétablit l'harmonie avec le monde.
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Avant de rentrer dans le texte, dans ces quelques lignes, le Rav veut insister sur l'énorme importance de l'acte, en relation avec toutes les bonnes volontés et les idéaux qui voudraient mener à l'acte. Mais tant que l'acte n'a pas été concrétisé, cela perd de sa valeur, cela n'a pas de valeur. Le jour où l'acte arrive et concrétise tout ce mouvement, il donne un sens à l'ensemble.
Mais on a besoin de ce moment de l'acte, de cette réalité de l'acte, pour finalement montrer à quel point tout le chemin avait un sens. Quand le côté réalisation est manquant, tout est en question. Et quand le côté réalisation est réussi, tout prend son sens. Ça, c'est le message du Rav. Mais il dit cela dans le contexte de la techouva, dans la mesure où l'on veut corriger notre comportement pour en arriver à faire les choses comme il faut. D'accord ? Maintenant, je prends le texte. Je vais traduire phrase par phrase, et ensuite, on reviendra ensemble.
Le mot « leshaïr » en hébreu veut dire « mesurer », yafek, « prendre le sens ». On n'a pas la mesure de la nechitzout; c'est de la nécessité absolue. Nachout, c'est indispensable. De la techouva ma'asit, c'est-à-dire une techouva qui en arrive au niveau du comportement.
Béthikouna maasim, en corrigeant nos actes, alpia Torah selon des critères de Torah ve'ayosher et de la droiture, qu'en dans sa plénitude. Torah ve'ayosher. Léinian, en ce qui me concerne, kol haMaalot haElyonot, tous les niveaux supérieurs vers lesquels accède, qu'en monte notre neshama, la neshama, aussi bien d'un collectif que dans l'individu.
J'explique. C'est-à-dire que la techouva, finalement, c'est elle qui permet d'élever l'âme. Mais pour que cette âme soit vraiment élevée et qu'elle vive son élévation dans sa plénitude dans un talir de techouva, elle n'y arrive vraiment que le jour où elle a réussi à concrétiser son comportement. Le jour où cet être...
Tu as suivi un peu, Béni, ce que j'ai dit ? Ça va ?
Je te dis, cela parle de l'importance, oui ou non ? L'importance de l'acte. Ensuite, on avance dans ce sens.
Écoute, tant que tu n'es pas rentré dans un monde qui a un minimum d'éclairement, dans lequel les notions du bien et du mal sont claires, tu ne peux pas savoir. Tu fais Mesilat Yecharim avec le Rav Partouch tous les matins, non ? Alors il vous dit qu'il faut apprendre. Il faut savoir ce qui est le bien, ce qui est le mal. Savoir. La première des choses, c'est savoir le bien et le mal. Te donner, chercher une référence. Pourquoi tu es ici ? Pourquoi tu es au Makhon Mir ? Parce que...
Parce que tu sais qu'ici, il y a une connaissance dans laquelle tu peux te rendre référence avec des valeurs. Tu as une référence. Tu fais ce que tu veux. Mais une fois que ces références existent, à ce moment-là, on peut se mettre en marche. Même à ce niveau-là, avant d'en arriver vraiment à changer son comportement, il y a un chemin.
Une grande partie des jeunes qui arrivent au Makhon tournent parfois sur eux-mêmes, cherchent tout cela. J'ai connu des jeunes qui arrivent ici. J'ai eu l'exemple d'un garçon, un garçon que j'aime beaucoup. Il était venu pendant deux ans, il a écouté des cours et tout cela, mais il ne faisait pas une mitsva, parce qu'il n'était pas encore dans le cours. Il n'était pas encore mûr suffisamment pour cela. Mais le jour où il...
Il était vraiment dans le coup, à ce moment-là. Tu l'as vu: il a changé complètement dans son comportement. À ce moment-là, il a achevé sa techouva. Mais tant qu'il n'était pas arrivé à cela, cela aurait pu être rien du tout. C'est un garçon issu d'une famille de professeurs de philosophie à l'université, des gens à la pensée très, très grande, et pas forcément religieux. Il a donc besoin d'un grand bagage de réflexion pour vraiment arriver. Mais quand il a commencé, c'est bon. À ce moment-là, c'est bon.
On continue dans le texte du Rav. Page Peh, Dalet, paragraphe 20. Je vous conseille d'essayer de vous accrocher aussi à l'hébreu, parce que c'est un hébreu de très grande qualité. Il y a beaucoup d'hébreu à apprendre ici.
Si vous le retenez, vous verrez que vous aurez un récit, votre vocabulaire en quelques lignes. Il n'est pas difficile, il est très riche. Riche.
Vous avez un concentré, un concentré de thé, ça se dit Tamsit de thé, c'est ça ? Tamsit, Maasit, c'est le concentré dans l'action, c'est-à-dire le fait que tu arrives à faire les choses. On peut utiliser le mot Tarkiz aussi, dans le sens de Hérakèze, qui est concentré. Merkaz, c'est le mot Merkaz aussi. Concentrer quelque chose, c'est l'Hérakèze que tu viens de diriger. Tamsit, Maasit, donc le concentré dans l'action. Choveket, le mot Chovek, ça veut dire quoi ? Embrasse, effet... Embrasse. Benekoudata Hachad, dans ce petit point, c'est un acte, simplement. Ayotertana, le plus petit. Hamoné Amonim, on reviendra sur ce texte. Hamoné Amonim Shedidé Halim, des foules, des mondes d'idéaux.
Vehegyonot Rechavim, et des pensées extrêmement larges. Ammachiri Mota, qui prépare ce côté actif, Baolam, dans le monde, ou Bachaim, et dans la vie. Je reprends. On va lire de près le texte. Mais l'idée, c'est que le côté acte, quand on y arrive,...
Pour y arriver, il a fallu brasser des quantités énormes de pensées, d'idéaux, vechoulés, pour en arriver finalement à cet acte-là. Je reprends le texte encore une fois. Suivez de très près. Le concentré dans l'acte, parce que c'est l'acte, c'est concentré, embrasse Benekoudata Hachad dans son point, Ayotter Tanna, le plus petit qu'il soit.
Amoné amonim shel idéalim, de foule immense d'idéaux, ve-égionot rechavim et de pensées extrêmement larges, ha-makshirim ota... ki permet se takt, ba-olam ou ba-chayim, dans le monde. Et ce que je vous disais aussi, le Rav... Parla, keshayi nifgemet, nital ha chosem shel kol ha idéalim ha rechavim bimlo olam...
On ne comprend pas, vous allez comprendre. Le Rav est un contemporain d'Einstein. Le grand message d'Einstein de son époque, vous le connaissez: c'était le fait qu'il y a une relation entre l'énergie et la matière. Vous savez que c'est ça. C'était son grand message.
Il y a une fameuse formule d'Einstein. On n'a peut-être pas de quoi écrire ici; tu peux l'écrire là-bas. Ça vaut la peine de faire un tout petit peu de physique, je vais utiliser mes connaissances de physicien pour... Tu écris E, un grand E, égale mc². Voilà. Alors, qu'est-ce que c'est que cette formule ? E égale mc², qu'est-ce que c'est ? Et il faut... ça veut dire la chose suivante. Il y a un certain nombre de processus physiques dans la vie, dans notre monde, comme par exemple dans la bombe atomique ou dans tous les processus de désintégration de noyaux radioactifs, dans la radioactivité. Il y a un processus dans lequel un corps se désintègre et libère des énergies.
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