L'acte et l'empreinte qu'il laisse dans l'âme
Pourquoi, dans la techouva, ce qui compte n'est pas l'acte mais la trace intérieure et l'intention qui l'animent.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Acte et techouva : réinterpréter son passé, 53 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon commence l'étude d'un passage du Perek Yehuda Aleph, dans lequel le Rav Kook affirme que l'essentiel d'un acte n'est pas l'acte lui-même mais l'empreinte spirituelle qu'il laisse dans le monde intérieur de l'homme, dans sa nefesh. Il explique que le contenu de l'acte est un message intérieur qui se concrétise dans le monde matériel, et que c'est l'intention et la volonté qui animent l'acte qui en fixent la valeur. Il montre enfin que la techouva replace ces actes dans une hiérarchie de valeurs fondée sur la pensée et la volonté.
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Shalom. Donc, on va prendre la suite de notre sujet. On reste toujours sur le Perek Yehouda Aleph. On va prendre le paragraphe Hé de la page Ayin Tet. C'est un sujet dont on a déjà parlé souvent, on a rencontré ça plusieurs fois. C'est le thème selon lequel, dans le monde de la techouva*, l'accent est mis sur le fait que l'importance se situe au niveau de la réalité spirituelle.
L'acte a son importance, c'est sûr, mais ce qui compte essentiellement dans l'acte, c'est l'impression qui est restée de l'acte dans notre monde intérieur, dans notre nefesh. Et c'est autour de ça que tourne tout le monde de la techouva. Sur le fait que l'on peut jouer sur le monde de notre nefesh, et que l'impression qui est restée, c'est l'impression de l'acte au niveau du nefesh. L'essentiel de la vitalité du thème de la techouva, de notre vie spirituelle, l'essentiel de la réalité qui a un sens pour nous, c'est la réalité spirituelle. L'acte n'a fait que marquer ce monde intérieur.
On va prendre ce texte d'abord. Si tu veux bien, Ilan, tu prends Hatechouva. Donc on se retrouve dans le Perek Aleph, le Seif Hé, la page Ayin Tet de notre édition. La techouva morénou...
Yessod ha'olam ha'mamashi, innenu gerbil, domar, shah'olam ha'mamashi, kamo shehu, hu'omenam ha'olam mechulat, shikol ha'zildarava mat'imim zilade, aval shorshoru ha'yessod ha'ma'ashafi, ha'konele ha'ma'kif oto, ena'le ve'izigar enkenu, ve'hachouva meroubemet, et ha'adama le'olamou, ke'olamahi.
C'est là que l'esprit de l'Esprit-Esprit-Esprit-Esprit-Esprit-Esprit-Esprit-Esprit-
Alors, on va essayer d'avancer sur ce texte peu à peu. On prend la première phrase. La techouva morénou nous enseigne que l'essentiel de l'acte, c'est le contenu spirituel qu'il y a dans ces actes. Le message spirituel.
Le Rav utilise l'expression at-ba'in, le mot tevin, dans le sens de marquer. Ça provient du mot tabaat, le mot tabaat, qui veut dire la bague. Elle s'appelle tabaat dans la mesure où la bague est capable de marquer quelque chose. C'est ça, c'est pour ça que ça va être comme ça. Donc il s'appelle ici, dans le sens de at-ba'in, c'est l'impression. L'impression, l'essentiel, c'est l'impression, chez Madhbi Hamase...
Que l'acte laisse bayesod hanavchi dans notre monde intérieur, dans notre nefesh. Ça, c'est l'essentiel de ce qui s'est passé. Quand l'acte a été fait, de cet acte, ce qui reste, ce qui est vraiment important, c'est l'impression qui est restée de cet acte au fond de nous-mêmes. Ka hacher behemet tokhne hamaasim, et les actes en eux-mêmes, enam raq musagim simlihim...
La façon dans laquelle l'acte est fait, la façon dans laquelle la matière s'est organisée à travers l'acte, et l'acte s'est déroulé en tant qu'acte. Le contenu de ces actes, c'est en fait des symboles qui sont tissés autour du monde de l'acte. Harugim, hariga, c'est le monde tissé autour du monde de l'acte.
C'est un message intérieur qui se concrétise autour du monde de l'acte. Et quand on prend conscience de ça, ine, nou croyim l'omar, et nous devons dire: che'haolam hamamashi, que mosheou, le monde sensé, mamash, qui se tient devant nous, vehinam olam mechoulak. Apparemment c'est un monde mechoulak, c'est-à-dire un monde divisé, éparpillé devant nous, avec ses différentes apparitions: olam mechoulak.
Che kolsadarav matimim zeh la zeh. Ces différents aspects se correspondent les uns avec les autres. Il y a dans le monde de la matière différents éléments qui vont l'un avec l'autre, qui se rencontrent, qui jouent l'un dans l'autre, c'est sûr. Aval, la base de tout ça, aval shorsho ou hayesod ha'mashafti. La base de tout cet acte qui a été fait, c'est en fait cet acte qui exprime quelque chose. En réalité, c'est un contenu de pensée, un contenu spirituel, qui s'exprime à travers l'acte.
Mais l'essentiel, c'est le contenu spirituel qui s'est exprimé à travers cet acte. Donc c'est le contenu de la pensée, de l'esprit, qui a dirigé, qui a insufflé cet acte. Lequel principe, kolel ou makif auto, entoure l'acte. Il est supérieur à cet acte. C'est l'essentiel, c'est son contenu, qui joue finalement non pas sur l'acte, mais sur l'impression nafchite qui est restée en nous de cet acte.
Il y a des critères d'importance qui sont des critères d'un autre type que le simple acte. Ce qui est important à ce niveau-là, c'est surtout l'intention, c'est surtout la volonté.
C'est ça ce qui fixe, en réalité, les valeurs de l'acte. Ce n'est pas l'acte en lui-même. Ce qui compte beaucoup plus, c'est ce qui a animé cet acte, et essentiellement aussi l'intention qui était derrière cet acte. Et la techouva finalement prend ce monde-là et le dirige selon ces critères-là, qui sont les critères de l'importance de l'acte selon son intention, et pas tellement de l'acte en lui-même. Et vers le monde de la techouva, shekham...
Dans le monde de la techouva, ce qui est important, ce qui fixe la réalité de ce monde-là, les choses prennent leur sens selon le contenu spirituel qui est derrière l'acte. C'est ça ce qui joue. C'est autour de ça que joue la techouva, et c'est autour de ça que joue le véritable acquis de l'homme,
à travers la façon dans laquelle ce monde-là regarde l'acte. Ve'aola maou, ce monde-là, qui est le monde de la techouva, qui est le monde dans lequel les valeurs sont des notions de mérite, d'intention, de volonté. La réalité, omed et bebe hirout, apparaît dans toute sa clarté. Bebe hirout atochen aroukhani shela, dans toute la clarté de son contenu spirituel. Ve'aola maou, ve'otsem rukhani uto.
Ce monde est la force, la nature de sa spiritualité, ot sembukhani utho. Cholet u alolamenu hama asi hamukhvan: c'est lui qui s'impose, qui domine, cholet, sur notre monde de l'acte qui est finalement limité. Le monde spirituel qui est derrière cet acte a une dimension beaucoup plus grande, et un sens en soi. Est-ce que c'est clair ?
Maintenant, la dernière phrase vient un peu conclure ce message. La remarque ici, 27, dans mechouka. Le mot mechouka ici est en rapport avec le mot chakika, c'est-à-dire incrusté, marqué.
C'est ça ce qui compte, ken, c'est l'idée. Ou kefi ota adva, selon cette impression, qui a été mechouka, qui a marqué be'olam hachouva, dans ce monde de la techouva, avec ses critères, selon l'impression qui est arrivée à ce monde de la techouva, dans les valeurs que ce monde de techouva donne, ken, dans le monde spirituel. Kefi ota adva mechouka be'olam hachouva haelyon haledei hamarshava.
Selon l'impression qui est donnée dans ce monde, selon notre volonté, notre pensée. C'est notre pensée, finalement, qui donne les valeurs de ce monde de techouva. Niqbat asdara sheila olam hamansi, c'est à ce niveau-là, au niveau de la pensée, en relation avec la techouva, qui est fixé en fait à asdara. Asdara, c'est l'homme, je crois, c'est la hiérarchie des valeurs dans le monde de l'acte. C'est-à-dire que l'importance de l'acte
ken joue essentiellement au niveau de ce que ça représente en termes de valeurs qui sont vivables dans le monde de la techouva, dans le monde de la pensée, dans le monde spirituel. C'est ça, ce sont les valeurs qui fixent le sens de l'acte. Ce qui fait …
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