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Ne pas se couper du collectif d'Israël

Pirkei Avot 2:4 et Rashi : partager la souffrance et la joie du peuple, et le danger de la médisance.

44 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Exil, Gueoula et souveraineté selon le Maharal, 43 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente la Michna de Pirkei Avot (Pérek Cheni, Michna Dalet) où Hillel enseigne à ne pas se séparer du collectif d'Israël, car c'est au sein du peuple que se révèle la présence divine dans l'histoire. Il développe ensuite les enseignements sur la retenue dans le jugement d'autrui, la prudence de la parole et le lachon hara, en s'appuyant sur Rachi et Rabbénou Yona. Le cours évoque aussi la bénédiction qui accompagne celui qui s'implique dans la vie du collectif.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

La Guemara, un peu plus maintenant, mais enfin, on démarre un tout petit peu de Pirkei Avot. Je vous invite au Pérek Chéni, Michna Daleth. Ça se passe quelque part autour de l'Épache, Kavzaï, ça dépend des éditions. Et c'est la Michna Daleth. Dans cette Michna Daleth du Pérek Chéni, elle commence par « Ouve'aya Omer ». D'accord ? Qu'est-ce que ça, Nathan ? Michna Daleth du Pérek Chéni. Tu as vu Pérek Chéni en haut, dans l'antique ?

Il disait, c'est bon ? Oui. C'est ce que dit le Rav Gambriel. Ensuite, il parle de Hillel. Hillel dit, c'est trois lignes dans la Michna: « Ne t'éloigne pas de la population. Ne t'éloigne pas de la population, et ne te fie pas à toi-même jusqu'au jour où tu mourras. »

« Et ne juge pas ton ami jusqu'à ce qu'il arrive à son endroit. Et n'écris pas des choses qu'il n'est pas possible d'entendre, qu'à la fin il va entendre. » Et n'écris pas à l'échec de l'échec …

Ce sont des descendants à lui qui vont finalement être à la tête du Sanhédrin, à la tête de la communauté juive: Rabbi Yehouda HaNassi et sa famille. Et ce sont des guedolim. Maintenant, l'enseignement qu'il donne, en commençant, c'est maintenant qu'on commence à le finir. Il nous dit: voyez le message ?

Ça veut dire quoi, ça ? Ne te coupe pas du collectif. C'est-à-dire que le collectif d'Israël, c'est là-bas que se passe l'essentiel de la vie du peuple juif. Et on pourrait dire, il faut avoir le courage de le dire, que l'essentiel de la Providence divine sur cette terre, au niveau de la présentation de Dieu au monde, passe à travers le collectif d'Israël. C'est autour de ce qui se passe sur le collectif d'Israël

aussi bien dans la joie que dans la souffrance, que se révèle Dieu à l'histoire. Il nous a choisis pour ça, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas. En fait, on l'a voulu, Abraham Avinou l'a voulu, il a engagé ses descendants dans cette direction. Nous le voulons, mais même si on ne le voulait pas, de toute façon, notre choix est définitif, et ça va dans les deux sens.

Apparemment, tel qu'on voit l'histoire, la façon dont les prophètes nous parlent, le choix d'Israël est irréductible dans les deux sens. C'est-à-dire que c'est une relation de père à fils, et ça, on n'a pas de choix. Notre fils est notre fils. Et le Saint, béni soit-Il, pour Lui, nous sommes Son fils, on est définitivement Son fils. Qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, et même, à la limite, c'est Lui qui l'a dit. Qu'Il le veuille ou qu'Il ne le veuille pas, parce que ça ne se dit pas.

Mais Il le dit Lui-même. C'est dans les Nevi'im qu'on voit ça de façon très claire. Hachem dit: vous êtes Mon peuple à jamais. Zeouze. Amzou Yatzar Tili, Teilatiyé Saporou. C'est vrai, ça se passe par des coups, quelquefois, par des réponses, tout ce qu'on veut. Mais il n'y a pas cette possibilité

de quitter l'histoire en disant: « C'est plus nous. » Il n'y a que chez les Goyim que ça passe dans la tête, une chose pareille. Mais à l'intérieur de la prophétie d'Israël et de ce que nous savons de la volonté divine, on avance toute l'histoire ensemble. Et dans la mesure où le collectif d'Israël est l'endroit où siège finalement la présence divine dans cette histoire, dans l'histoire du monde, c'est un endroit extrêmement important. Et c'est à nous d'y être. Et un particulier d'Israël qui n'est pas là-bas, il rate sa vie.

C'est là-bas que ça se passe. Donc il te dit: « Al tifrosh atzmecha mi'ha-tsibour », ne te sépare pas du collectif d'Israël. C'est là-bas que ça se passe. Voyons un peu ce que dit Rachi là-dessus. « Al tifrosh min ha-tsibour »... Raphaël, tu as ça ? Tu veux lire ? Très fort. Là, un peu plus haut. Là, Rachi, hein. « Ela tishtatef imahem »... Non, ce n'est pas comme ça ? « Ela, ela, ela »…

Ehla, tisnach, tsisuita masos, tzidiam rinan, ken, perek, acharon, de, de taanit. Tof, seder, bo, bo nikra. Al tifrosh min ha-tsibour. Ehla, ishtatef imahem be-tzaratan. Ishtatef, le ishtatef, c'est se kouah, ishtatefout, c'est le participe, ken.

Ishtatef imahem be-tsaratam: participer à leur souffrance, à leur difficulté, à leur peine. Kedé chetismach imahem: pour que le jour venu, aussi, tu aies l'occasion de te réjouir avec eux. Ke-mo she-amar ha-pasouk, Dan Yeshaya hou. À propos de Jérusalem, j'ai dit: à propos de Jérusalem, c'est bientôt le jour de Jérusalem, qui est le pendant de Ticha BeAv, c'est l'autre côté.

C'est la fin de l'histoire de Ticha BeAv avec notre retour en Israël. Bezrat Hachem, bientôt.

La Gueoula de Jérusalem reviendra. Elle commence déjà à venir à nos yeux, Baroukh Hachem. Alors vous aurez l'occasion de jouir, de vous réjouir avec elle de sa joie. Guemara, Amri Inan, cite un texte de Masechet Taanit: Guemara Amri Inan. Kol mi she-enou mi-shtatef ima tsibour: celui qui ne participe pas à la vie du tsibour, quelle qu'elle soit,

eino roé ben nehama tsibour: il ne voit pas non plus la consolation du tsibour. La nehama [consolation] qui arrive sur ce tsibour, ce collectif, les enfants du bon Dieu. Ben nehama tsibour ve-eno, et ça, c'est essentiel. Ce que je dis maintenant, je le lis parce que je vous dis: gardez ça au fond de vous-mêmes. Ce que je veux dire maintenant, le texte là, c'est: je vous dis, prenez-le,

prenez-le, mettez-le au fond de vous-mêmes et faites-le vivre. Il dit: kol mi she-eno mi-shtatef be-tsibour. Écoutez bien ce qu'il dit: eino roé siman bracha. Celui qui ne vit pas avec le tsibour, il n'a pas la capacité de vivre une authentique dimension de ce qu'on appelle la bracha d'Israël. La bracha d'Israël, elle se trouve essentiellement pour quelqu'un qui est lié au tsibour.

Comment ? Qui fait partie de l'histoire d'Israël. C'est là-bas que se trouve la relation authentique à Dieu. C'est là-bas que se trouve l'authentique bracha, parce que l'authentique bracha ne vient que par la relation à Dieu. C'est là-bas que ça se trouve. Ce n'est pas ailleurs. Les gens qui sont en dehors, qui sont marginaux, la bracha n'est pas avec eux. Maintenant, l'immensité de la bracha, c'est quand la personne s'occupe du tsibour.

À ce moment-là, c'est immense. Ça, je le sais: j'ai un parent, Zichono Tsadik, qui est parti cette année, qui était un homme du tsibour, qui était un homme qui avait son travail personnel et tout ça, mais qui était vraiment porté par la volonté d'aider le tsibour quand il était monté. Il a beaucoup aidé à l'Aliya du Maroc, à l'époque.

Et l'Aliya du Maroc était importante avant la déclaration d'indépendance. 140 000 bons juifs marocains sont venus ici. C'était extraordinaire, c'était énorme à cette époque. Et il avait ici un orphelinat qu'il faisait marcher, tout ça. Mais il nous …

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