La descente de l'idéal et sa remontée dans l'histoire
Orot HaTechouva, chapitre 10 : pourquoi un idéal doit descendre dans l'acte avant de remonter plus haut.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : La conscience, cri intérieur et point de départ du retour, 40 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon commente le dernier paragraphe du chapitre 22 d'Orot HaTechouva du Rav Kook. Il y explique qu'une pensée idéale, en se concrétisant dans l'acte et dans la vie, descend de sa hauteur et perd de sa pureté, parce que des personnes qui n'étaient pas à sa hauteur s'en emparent. Ce recul n'est pas définitif : il prépare une remontée à un niveau plus grand, où la qualité s'unit à la force du nombre. Le cours applique ce schéma au retour du peuple d'Israël sur sa terre et à l'espérance de la Gueoula.
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Salaam alaikum. Alors on va prendre notre texte dans Orot HaTechouva, toujours sur cette même édition. Orot HaTechouva, Perek Yudbet, dans la page P et T. On va prendre le dernier paragraphe de ce Perek Yudbet, qui est assez long. On va voir un peu comment on avance dans ce texte. Je voudrais donner d'abord un petit résumé de l'intention du texte. L'intention du texte, euh…
Et quelque part, de raconter l'histoire d'un idéal, qui est en fait notre idéal, qui se lance dans l'histoire, et qui, à un moment donné, au moment de sa concrétisation, peut sembler un idéal qui est en train de presque disparaître, mais en réalité il est en attente, et viendra le jour où on pourra le faire revivre. C'est présenté de façon très générale, mais ça concerne, de façon très précise, notre aventure du retour d'Israël actuel. Comme vous voulez.
Alors, si vous voulez bien, on va commencer ce Perek Yudbet d'un peu, et va cacher. Alors, Ilan, tu prends le début de Yudbet depuis le début.
Il y a des personnes qui n'ont pas de bonheur et qui ont dépassé leur épreuve. Cette diminution n'est pas une diminution du monde, car il est possible que le bon mental, le pensé, se transforme en mal, car c'est une diminution de l'heure, et c'est aussi à cause de l'alliée.
Il se trouve que, dans certains cas, Nar Chabbat — une pensée, un idéal — yoredet (le mot Nar Chabbat est un féminin) mimerom gedoulata, une pensée, un idéal, descend du haut de sa grandeur, oumimekor taharata, de la source, de sa source, dans sa pureté: c'est un idéal, elle descend. Pourquoi ?
Lefi shé-akhar asher nidgashma bemaaseh ou bahayim: parce qu'une fois qu'elle s'est concrétisée, gachmi, matière, concrétisation, une fois qu'elle s'est concrétisée bemaaseh, dans l'acte, ou bahayim, dans la vie, tiplouba, les tapels sont occupés de cette pensée, de cet idéal. Anashim, les personnes, she-enam hagunim
Qui ne sont pas corrects, à la hauteur de cet idéal. Ve-hemma yif'atin, ils ont assombri sa beauté. Le mot yif'atin ressemble un peu à yofi, qui est un ayim. Ils ont assombri sa beauté. Ayerida azot: il descend donc de cet idéal en descendant dans sa concrétisation. Il a perdu de sa force, de sa beauté, de sa pureté.
Ayerida azot enena yeridat olam. Mais cette descente n'est pas une descente à jamais, définitive. Enena yeridat olam. Ki hi efshar she-atov aruchani amar shavi yafer bera. Parce qu'il n'est pas possible she-atov aruchani amar shavi que le bien, dans son esprit, dans sa puissance de pensée, yafer bera.
Et cette descente, en fait, on verra comment le Rav va présenter les choses, est dans le but de provoquer une montée, en fait. On descend, on l'appelle yeridat anmenat laalot. On descend dans l'intention de se reprendre, d'une montée.
En ayant acquis une dimension plus grande par le fait qu'on remonte. Kenshou. J'ai répondu à ta question que tu voulais poser, c'est-à-dire: à quoi ça sert de faire cette descente ? C'est vrai, c'est une descente qui a pour but de remonter une quantité beaucoup plus grande. Il faut descendre dans un certain temps pour étendre cette pensée. En s'étendant, elle perd de sa puissance pendant un certain temps. Ensuite, quand elle remonte, elle remonte en concernant ken
Une multitude. Est-ce que la montée est supérieure à la descente ? C'est ce qu'on espère. On espère que cette descente était pour permettre quelque chose qui va nous créer une situation beaucoup plus grande qu'avant la descente. C'est notre but. C'est le but de celui qui dirige l'histoire. Quelquefois on est dépassé. C'est sûr que ce n'est pas…
L'être humain, dans son aventure, qui arrive à dominer cette situation, dans la mesure où nous sommes les protagonistes d'une histoire qui s'étend dans le temps. Et quelquefois, cette histoire dont le début a commencé avec certains personnages, s'achève avec d'autres personnages. Donc il y a quelqu'un qui dirige tout ça, qui nous dépasse de loin, et c'est beaucoup. Mais le Rav décrit ce qui se passe. Il nous fait comprendre l'aventure. On avance.
On reprend encore quelques phrases.
A kamout ha-misparit, ki im gam ha-kamout ha-kohanit, ha-meretz yachefetz lirdof ul ha-sig, li-khonen et ha-mevoukash, al edde derakhim ma'asiyim, ve-itgalout ha-koh.
Des personnes qui avaient surtout devant elles l'horizon de la concrétisation des choses, et qui n'étaient pas capables de porter avec elles constamment cet idéal de départ. Otam ha-nashim, ces personnes en question qui, finalement, en réalisant une partie de cet idéal, ont fait descendre cet idéal de sa splendeur, de sa grandeur. Otam ha-nashim, ces personnes, she-em ktanim be-echut, qui apparemment sont
Ktanim, petits dans leur… dans leur qualité. Cependant, yeshlem godel kamouti: ils ont une grandeur au niveau du nombre, de la quantité. Ils ont la force du nombre. Le gami d'azo est cette mesure, cette dimension du nombre. Afal pi shenir shevet kedlo, lègabea ehout: quoi qu'elle soit considérée comme peut-être sans valeur face à une valeur de qualité.
Le nombre, qu'elle ne peut pas remplacer, dans certains cas, la qualité. Cependant, kol makom keshe-i mitz'taref etimai hout, ime ata imete arta: cependant, lorsque la dimension du nombre s'unit à la dimension de la qualité, à ce moment-là, l'une vient couronner l'autre.
C'est ce qu'on dit dans cette expression connue: Berov am hadrat melech. Quand il y a beaucoup de personnes, berov am hadrat melech, c'est la louange, l'honneur pour le roi, quand ses sujets sont aussi nombreux. Berov am hadrat melech. Et quand on parle de quantité, laf, daf, ka, kamut, a-misparit, pas forcément la quantité au niveau du nombre de personnes.
La quantité au niveau de la puissance, tout ce qui est fait: le désir de poursuivre et d'atteindre notre but, et de réaliser ce qu'on cherche, par des chemins engagés dans l'acte, et le fait de révéler.
Cette force-là. Donc, peut-être que pendant un certain temps il y a une descente au niveau de la qualité, et cette descente se fait quand même, d'un autre côté, au prix… Cette descente se perd quelque part, mais à sa place apparaissent d'autres dimensions, des dimensions de quantité, des dimensions de force, de puissance, qui, comme on va le voir, vont pouvoir, le temps venu,
remonter, acquérir à nouveau cette même qualité qui était au début, et faire attacher à cette qualité, en plus, une dimension de puissance et de nombre. L'idée, l'idée c'est l'idée d'un idéal, très clair ça. Tu verras très vite qu'à la fin, ce dont parle le Rav ici, c'est tout simplement notre histoire du retour en Erets Israël.
C'est-à-dire qu'au début, ce sont des visionnaires, un groupe de personnes qui avaient certains idéaux, et qui les ont mis en marche. Ces idéaux sont mis en marche et, peu à peu, un Israël est venu sur cette terre. Quand on a essayé de concrétiser tous ces idéaux, dans un premier temps, on voit qu'on n'arrive pas à mettre en marche ces idéaux-là. Au niveau de chaque …
Cours d'Orot veKelim
Dans la même série
Étude du traité Orot HaTechouva du Rav Kook. La téchouva comme force cosmique de réparation et d'élévation, au-delà de la simple repentance.
- 10
La conscience et le nefesh selon Rav KookComment la conscience de l'homme le relie à la lumière divine, au-delà de la simple observance. - 11
La conscience morale et l'harmonie du monde selon le Rav KookLe monde est plein d'harmonie, mais le droit à sa lumière dépend du respect de l'exigence morale. - 12
La techouva peut réparer rétroactivement une fauteComment le désir présent reste lié à nos actes passés, et pourquoi la techouva peut en modifier l'effet. - 13
Le Gaon de Vilna et la pensée du Rav KookComment la pensée du Gaon de Vilna nourrit la vision du retour d'Israël chez le Rav Kook. - 14
La descente de l'idéal et sa remontée dans l'histoireOrot HaTechouva, chapitre 10 : pourquoi un idéal doit descendre dans l'acte avant de remonter plus haut. - 15
La conscience, cri intérieur et point de départ du retourComment la voix de la conscience et la psychologie ouvrent la voie à la techouva naturelle. - 16
Torah, techouva et l'amour de Hachem selon le Rav KookLe Rav Kook montre que la Torah et la techouva ont besoin l'une de l'autre pour atteindre la relation intime avec le divin. - 17
Étudier la Torah pour la mettre en pratiqueMichna de Rabbi Ismaël : l'intention d'agir transforme la compréhension du texte et la manière de le transmettre. - 18
Torah et techouva : l'une ne va pas sans l'autreLe Rav Nahon montre pourquoi la Torah donne le critère du bien et la techouva permet de corriger nos appétits. - 19
Yerouret Techouva : la prémisse du repentirComment la volonté de se corriger ouvre le chemin vers son âme, la Torah et la volonté divine.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav