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Avraham, la conscience et la dimension collective d'Israël

Comment la conscience personnelle se relie à l'âme du peuple et à la liberté de l'être humain, selon le Rav Kook.

44 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Trois sortes de techouva selon le Rav Kook, 50 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente un passage du Rav Kook sur la dimension collective du peuple d'Israël, qu'il présente comme une réalité profondément liée à la présence divine à travers l'histoire, et sur ce qu'il appelle l'âme collective d'Israël. Il développe l'idée que cette âme aspire au bien et à la droiture, et que le retour sur la terre d'Israël constitue la scène où cette dimension collective se vit pleinement. Il s'interroge aussi sur la conscience morale, sur la part de l'environnement social et de l'intuition divine, et sur les limites de la liberté humaine.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, on va essayer de prendre Zayin. Emmanuel, tu veux lire ? C'est possible ou c'est difficile ? On va essayer. Tu vas essayer, on va essayer tous. Alors, c'est la page Lamed Zayin de notre édition, au paragraphe Zayin. C'est Zayin, tu vois. Nishmata, Chet Neset Yisraël, Yad Tzedek, HaMuhlat. HaMuhlat. Et… La téchouva. La téchouva. La téchouva et la téchouva.

Je vous l'ai dit, et je vous le redis encore, parce que c'est important que ce soit dit et redit. C'est vraisemblablement aussi parce qu'on est arrivé à une époque avancée dans l'histoire d'Israël, et qu'on est arrivé à une époque dans laquelle la prise de conscience du collectif d'Israël est vécue de façon puissante par chacun de nous.

C'est sûr que la dimension collective d'Israël est essentielle. Elle a toujours accompagné le peuple d'Israël, et une des dimensions les plus profondes et les plus essentielles de notre âme, c'est la dimension collective. Contrairement à d'autres peuples qui n'ont pas cette dimension-là, de la façon dont c'est vécu chez nous. Chez nous, c'est vécu de façon très forte.

Je vous rappelle un… Je crois que je vous l'ai dit une fois à mon classe. J'aime bien le raconter encore, parce que c'est beau. C'est au nom du Chesed de Avraham, qui était le père de Chaim David Azoulay, le Rav, le père du Chida. Vous connaissez un peu ce que j'ai dit. J'avais dit que c'était Rabbi Avraham Azoulay, qui était quelqu'un qui habitait la yeshiva de Hévron, la vieille ville là-bas.

Il disait, il dit dans son livre, dans son livre, Hessed LeAvraham, que même un Juif, un Juif quand même, qui arrive de Chouvaret, et qui vit en Erets Israël, sa première nuit de rencontre avec la terre d'Israël, il se couche le soir. C'est vrai qu'en étant juif, il a déjà une certaine dimension collective, mais elle n'est pas pleine. Il se couche avec une dimension qui est une dimension de yahid, et il se lève le matin avec une dimension collective. C'est-à-dire que la terre d'Israël lui donne, on a parlé un tout petit peu de ça, lui donne pleinement, disons, la dimension collective.

C'est vrai que chacun de nous, même avant de monter en Erets Israël, par le fait qu'on est juif, on a une dimension collective qui est en nous. C'est certain. Mais elle, apparemment, elle n'est pas vécue dans sa plénitude, tant que le jour où on arrive sur cette terre. Cette terre, c'est la terre du peuple. C'est la terre du collectif. C'est la terre dans laquelle l'essentiel de la dimension collective, avec la présence divine qui l'accompagne, se vit.

Et dans ce texte-là, on va voir très fort que le Rav insiste beaucoup sur la dimension de ce qu'il appelle, j'arrive, hein, ce qu'il appelle Nichmat HaOuma. C'est-à-dire une dimension collective profonde en Israël, qui est… C'est quelque chose de profondément divin, dans la mesure où HaKadosh Baroukh Hou se révèle au monde à travers l'histoire du collectif d'Israël. La sortie d'Égypte, c'est une aventure collective. Mais HaKadosh Baroukh Hou se révèle au monde à travers l'aventure collective d'Israël. L'entrée en Erets Israël, ou malheureusement aussi, Hachem yichmor, le Khourban, le Khourban du Beit Hamikdash, c'est aussi une aventure collective.

Et c'est à travers elles que le monde aussi est conscient du fait qu'il y a des choses qui ne vont pas, peut-être. Moi, je pense que même en vacances, on peut le sentir. Je pense que quelqu'un qui monte en Erets Israël, sa première rencontre avec la terre d'Israël, lui fait sentir très fort, ça c'est évident, la dimension collective, surtout de nos jours. Enfin, ce que Chesed LeAvraham dit, il le dit même à une époque.

— Est-ce que vous pourriez définir exactement… très, très fort… est-ce que vous pourriez définir exactement c'est quoi, la terre d'Israël ? Est-ce que ça ressemble, au niveau graphique… ?

Moi, je pense que la terre d'Israël, c'est la zone qui a été donnée. Dans les textes, je crois que c'est dans Matot ou Massé, où on te donne les limites de la terre d'Israël, qui sont les limites de la terre promise, qui a été promise au peuple d'Israël. C'est tout le volume, tout le volume. Ce qu'on appelle la terre d'Israël, c'est une zone géographique qui a été donnée au peuple d'Israël pour vivre son aventure spirituelle et matérielle.

Non. La Chekhina, elle accompagne le lieu. Un lieu, c'est tout ce que tu veux. Tu parles du Makhon Meïr, c'est quoi, le Makhon Meïr ? C'est un lieu, tu sais. Tu parles du Kotel, c'est un lieu. Bon, jusqu'où la kedoucha monte, tu sais ?

À la frontière d'Israël, à quel moment on passe de l'endroit Hachem-kadosh à l'Hachem-kadosh ? C'est bizarre. En principe, il y a quelque chose qui se passe à ce niveau, au niveau du Jourdain, par exemple. Il est moins lié à… En principe, le Jourdain est présenté comme la frontière orientale, par exemple. Je reviens encore sur cette idée profonde.

C'est-à-dire que HaKadosh Baroukh Hou se révèle au monde entier à travers l'histoire du peuple d'Israël. Et la façon dont le collectif d'Israël vit son histoire est profondément liée à la hachgaha divine. À la hachgaha divine. Maintenant, il se peut, malheureusement, que d'une façon collective on en arrive à un niveau où on peut dire que Am Israël a fauté. C'est comme ça qu'on… quand on décide que, Hass veChalom, c'est un Khorban Bayit, c'est parce qu'il y a un problème à un niveau collectif.

Mais derrière ce thème collectif, il y a une hachgaha. La hachgaha est l'okhet qui accompagne le collectif d'Israël. C'est l'âme d'Israël, au sens positif de l'âme, dans son désir de faire les choses comme il faut.

Maintenant, le Rav nous dit ici « Nichmata » chez le Knesset Israël et « Atzé de Kamouchlat ». L'âme du collectif d'Israël, nous dit le Rav, est « Atzé de Kamouchlat ». Atzé de Kamouchlat, c'est la droiture, la justice par excellence au niveau du désir. Le désir qui est profondément au fond de ce collectif d'Israël, c'est d'être…

Tsadik, ken. C'est une des forces essentielles, un des thèmes essentiels de la droiture. Une dimension qui s'appelle le tsadik, la droiture, faire les choses comme il faut. Et c'est très lié à la notion de bien. Il y a un critère du bien qui a été donné par le Maître du monde. Qu'est-ce qui est bien ? Le tsadik, c'est de respecter le bien divin, tel qu'il a été proposé à l'humanité.

Et on va voir un peu, on continue, on reviendra sur le texte, on y revient. Chebe'id gachmouto, c'est quoi, 'id gachmouto ? Sa réalisation. Sa concrétisation, sa réalisation. Ou kolel et kol tova moussari chebe'fo. Il contient tout le bien qui est au niveau de ce qu'on appelle le monde moral. C'est le monde qui régit les critères.

Le monde moral, c'est ce monde dans lequel on veut respecter les critères du bien. Mais ces critères du bien, maintenant, est-ce …

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