Volonté divine, techouva individuelle et collective chez le Rav Kook
Comment le Rav Kook relie la techouva de chacun au destin du peuple d'Israël et du monde entier.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Le Gaon de Vilna et l'étude de la Torah, 57 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon commente la pensée du Rav Kook sur la techouva, distinguée en techouva particulière et individuelle d'un côté, et techouva collective, universelle, qui concerne les peuples et particulièrement le collectif d'Israël. Il explique que la volonté divine se révèle dans l'histoire à travers l'aventure d'Israël, peuple de Dieu, tout en se déployant sur les autres nations, dont les « sarim » ou génies, jusqu'à la venue du Machia'h où la connaissance de Dieu concernera le monde entier. Il montre enfin que la techouva individuelle s'articule à cette âme collective : en corrigeant ses actes, chacun renforce son lien avec l'âme d'Israël et avec l'honneur (kavod) du Maître du monde.
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Alors on va reprendre ça, on va traduire. Techouva pratit yehidit, donc une techouva particulière et individuelle. Et techouva klalit tsiburit, la techouva collective, générale, au niveau du monde entier. Et le Rav parle de ça aussi bien dans le contexte du monde en général que du collectif d'Israël en particulier.
Mais on voit très fort que le Rav Kook, c'est sa grandeur, c'est quelqu'un qui, comme tout le monde, a sa dimension individuelle, mais qui porte en lui de façon extrêmement naturelle une relation au destin du collectif d'Israël. Il se sent très lié à ce qu'on a l'habitude d'appeler Nichmat Israël, l'âme de ce collectif d'Israël. Et il en parle comme de quelque chose de très défini, très spécifique. Quand il y a la volonté divine dans l'histoire du monde entier, HaKadoch Baroukh Hou se révèle essentiellement dans le monde à travers l'aventure du collectif d'Israël.
C'est le peuple de Dieu. Am zou yatsarti li, c'est ce peuple que j'ai créé pour moi. Tehilati yesaperou, ils raconteront au monde entier ma louange. Mais c'est autour de grandes aventures comme les 210 ans en Égypte, la sortie d'Égypte, l'entrée en Erets Israël. Ce sont des grands mouvements dans lesquels la volonté divine traverse l'histoire à travers eux.
Et quand on voit notre texte ici, on te dit techouva pratit yehidit, techouva particulière et individuelle, mais le Rav parle aussi de quelque chose qui par d'autres peut être contesté, mais qui est certainement incontestable aux yeux et au cœur du Rav Kook: la techouva klalit, la techouva tsiburit, la techouva olamit. C'est-à-dire qu'il y a une techouva générale, il y a des mouvements généraux de grands peuples, de peuples entiers qui font leurs mouvements, et ça, c'est dirigé par le Maître du monde.
Vous avez certainement entendu parler de notions telles que les génies des peuples, Sarei haoumot, Sar. C'est la référence. Il y a des forces qui sont responsables d'un peuple entier. Comment ? On les appelle Sarei haoumot, c'est-à-dire les génies de chaque peuple, qui sont en quelque sorte responsables de ce peuple et qui jouent sur chaque peuple, et que HaKadoch Baroukh Hou dirige et juge.
Non, je veux dire au niveau mondial: il y a les différents peuples qui vont dans une certaine direction, qui est celle d'un collectif mondial aussi. Et Yemot HaMachia'h, ça va concerner le monde entier. Ce sont des grands mouvements qui concernent le jour où le monde entier va connaître son Dieu. Mais ce monde entier, c'est une série de nations. Chaque nation a son monde, sa spécificité. Et tout ça vit. Il faut savoir ça.
Se relationner à chacun. Je parle de façon générale, mais les choses s'intensifient à mesure qu'on arrive à l'époque de Yemot HaMachia'h, parce qu'à cette époque-là, le thème de la connaissance de Dieu est essentiel. Alors que dans l'histoire du monde entier, ce n'est pas du tout évident que c'était la préoccupation d'une grande partie des peuples du monde, qui pensaient à conquérir, à se casser la figure les uns et les autres, et à rouler. Mais la connaissance du Maître du monde est quelque chose qui concerne de plus en plus l'ensemble du monde à mesure qu'on se rapproche de Yom HaMachia'h. Je ne vous dis pas des choses nouvelles. Chacun de nous connaît ça.
Alors, le titre du perek qui se passe à la page… Quelle page ? Hein ? Lamed-Hé. Nechon al pon ? Fais un peu en arrière. Lamed-Hé. En arrière, pas en avant. C'est-à-dire ?
Tu vois le titre ? Lamed-Hé ? Alors, techouva pratit yehidit, la techouva particulière, individuelle, et quelque chose que le Rav appelle techouva klalit, une techouva générale, tsiburit, de collectif dans le monde. Aussi bien dans le monde entier que dans l'histoire très spécifique de Knesset Israël, l'Assemblée d'Israël, qui a son traitement spécial, son cheminement spécial et son but spécial, qui est de révéler le Maître du monde au monde entier.
Je crois que c'est pratiquement la même chose. Pratit et yehidit, je crois que c'est… Yehidit, c'est l'individu. Pratit, elle est particulière. Ça veut dire que toutes les techouvot des individus ne sont pas identiques. Chaque individu a son charisme spécial. Et ça, je crois que c'est ce qui passe à travers l'expression pratit, particulière à chacun.
Mais elle concerne l'individu, d'une part, dans son problème personnel, dans sa vie personnelle. Ensuite, il y a la techouva collective. Maintenant, à l'intérieur de la techouva pratit, il y a la relation au collectif. Dans le cas du peuple d'Israël, cette relation au collectif est essentielle. Il y a des peuples pour lesquels c'est moins essentiel, mais ça dépend. Il y a certains peuples qui ont une vitalité nationale évidente, connue. Par exemple, moi j'ai grandi dans mon enfance à côté de l'Espagne. L'Espagne, c'est une nation avec une âme personnelle. L'Espagnol se sent espagnol, c'est quelque chose. Je sais que ce n'est pas la même chose par rapport à d'autres peuples.
Klalit et tsiburit, c'est peut-être que klalit, c'est de façon très générale, et tsiburit avec la spécificité du collectif en question. De la même façon qu'il y a yehida et pratit, général, mais tsiburit, c'est dans son collectif à lui, chacun son collectif. On avait vu, j'y reviens simplement pour vous rappeler un peu l'esprit des choses, le paragraphe d'Alef par exemple,
à la page Lamed-Vav. Et là, le Rav dit qu'il faut comprendre les techouvot générales, universelles, collectives, et les techouvot de l'individu sous le même regard. C'est-à-dire, je pense que c'est comprendre que derrière tous ces mouvements, il y a le Maître du monde qui essaie de faire avancer l'histoire, qui fait avancer l'histoire.
Et vous voyez dans ce texte-là, le paragraphe d'Alef, que Alphonse va nous lire tout de suite, il est prêt à le faire, vous allez l'entendre, et on va essayer de traduire. Vous allez voir en quelques lignes dans quelle direction ça va, en avant. Lolo lolo lolo lolo. Dalet, à la page Lamed-Vav. Tourne la page. En bas de la page, Dalet. Je traduis Mouamouken.
Ateva aoulami, donc la nature du monde entier. Et je ne sais pas bien comprendre le monde Ateva aoulami, parce que peut-être le monde entier, Kol yetsir prati, toute créature dans sa particularité. A historia enoshit, l'histoire de l'humanité, de façon très générale, et chaque individu et ses actes très spécifiques qui le concernent. Tout ça, dit le Rav, doit être analysé, regardé sous un même regard. Parce que tout ça est lié à cette même volonté du Maître du monde de faire avancer la création.
Alors, que dit le Rav ici ? Ba'al prakim chonim. Comme un même contenu, comme on parlerait d'un même être, comme on parlerait d'un même individu. Chalom. Vous nous manquez. Vous nous manquez. Tout ça doit être compris, kol toch ehad, comme un même contenu, ba'al prakim chonim, ayant différents éléments.
De la même façon que, par exemple, on se relationne à un corps, à un être. Un être qui a différents éléments: des mains, des yeux, des pieds, tout ce qu'on veut. Mais tout ça fait partie de la même aventure, d'une façon très officielle. Tout ça est …
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