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Volonté divine et histoire d'Israël selon le Rav Kook

Comment la techouva relie l'âme, la volonté divine et les épreuves de l'histoire juive, de Babel à la Shoah.

39 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Volonté divine, techouva individuelle et collective chez le Rav Kook, 48 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente un texte du Rav Kook sur la volonté divine qui conduit l'histoire du monde et la vie de chacun, depuis la création jusqu'à la fin des générations. Il montre comment les épisodes douloureux, comme la destruction, l'exil et la Shoah, peuvent se comprendre comme des étapes d'un projet dont le sens n'apparaît pleinement qu'à la fin des temps. Il explique enfin que la techouva permet à l'âme de retrouver sa conscience spirituelle et d'ouvrir son regard sur le passé et l'avenir.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Pasch Samech Dalet, paragraphe bête.

On finit en basant sur l'exemple de l'exemple de l'exemple de l'exemple de l'exemple.

L'émouna, le Rambam, le Rambam, le Rambam, le Rambam, le Rambam.

Donc, on va reprendre le texte même. Je vous dis personnellement, je ne sais pas, il faut peut-être… Prenez ce que je dis avec des pincettes, ce n'est pas évident. Mais ce texte-là, ça a été écrit vingt ou trente ans avant la Shoah. Je ne sais pas si le Rav aurait écrit ce texte-là s'il avait été écrit après la Shoah.

Mais je pense que oui, malgré le côté apparemment insupportable qu'il y a avec la rencontre de la Shoah. Mais, bon, istakel. La Shoah, c'est aussi une inquisition, quand même. Si on regarde quelque part, il y a aussi cette chose-là, qui était… Ce qui s'est passé là-bas, l'inquisition, n'était pas facile. Pour les gens qui descendent un peu des Juifs d'Espagne, c'est resté très fort. Certains ont oublié, d'autres n'ont pas oublié.

L'horizon de notre regard, je veux dire notre regard spirituel qui essaye de comprendre l'histoire, mitrachev s'élargit à yedéha techouva, à travers le fait que la personne fait techouva. Et je vous dis, cette techouva a pour but de remettre en vie

notre monde intérieur, qui est la présence d'une âme consciente en nous-mêmes. Le péché ou les erreurs de la vie font que, quelquefois, la présence de notre âme, avec son intuition personnelle, disparaît de notre conscience immédiate. L'âme a un sens du spirituel, c'est sûr. C'est elle qui est finalement la présence divine en nous-mêmes,

avec cette capacité de s'unir quelque part à un projet spirituel divin et de savoir vers où on va. Mais, quelquefois, le péché ou les erreurs font que l'âme se cache. On ne sait plus où elle est. Même dans le milieu dans lequel on vient, dans lequel on vit, cette sensibilité peut disparaître.

Je sais que, quand j'étais enfant, j'étais un gentil petit enfant. J'étais très pur intérieurement, comme ça. Je me souviens que toute ma jeunesse, jusqu'à mon adolescence, tout ça était contenu dans une suite. Je n'avais pas perdu, si on veut, le souvenir de ma douzième, de ma onzième, de ma dixième année, et tout ça. Tout ça était présent.

À l'approche de mon bac et de… Je suis monté, puis descendu à Paris, où j'ai vécu huit ans. J'ai fait mes classes de préparation, mon école de physique et toutes sortes de choses, mais, en vivant à Paris, j'ai perdu le contact avec mon passé. En revenant en Israël, ça fait déjà maintenant pas mal de temps, ça fait déjà presque cinquante ans, et peu à peu, en récupérant ma vie,

j'ai réussi, en quelque sorte, à retrouver un peu de mon enfance, qui est revenue vivante spirituellement aussi. Ce n'est pas uniquement un souvenir intellectuel, c'est un souvenir spirituel, dans un contenu. Et je crois que c'est un peu ce que dit le Rav ici. Il dit: O fe ka'abata mitracheh v'lyadeh ha techouva. Le fait que l'on fait techouva et que l'on récupère son âme,

et qu'on récupère la capacité de souvenir de la vie spirituelle que porte notre âme en elle-même, la techouva, finalement, nous permet d'ouvrir notre horizon vers le futur et vers le passé. Bon, le texte va le dire: Ayasod ha-retzoni ha-ideali mitarechum mitpachet merosh miked mekelem beolechum bakif ha-deacharit. Donc, la base volontaire, qui est la volonté divine, qui mène—

la grande histoire du monde entier, et qui mène aussi le projet de l'histoire personnelle de chacun de nous. HaKadosh Baroukh Hou nous suit dans notre chemin. Il y a une volonté sur nous. Ayasod ha-retzoni, la base de la volonté, je pense, l'idéal volontaire de Hachem sur la vie. Mi Tarekh, s'allonge, ou mi Tpachet, et s'étend. Mi Rosh, mi Kadmet Hevel, depuis le début,

de la création du monde. Ve'olei houmaki veva, en accompagnant l'ensemble. Ad acharit, jusqu'à la fin. Ad sof kol adorot, jusqu'à la fin de toutes les générations. Il y a une volonté, il y a un projet lié à la volonté divine, qui est en marche. Et il y a une continuité, mais elle est vécue pleinement par le Créateur, et elle est vécue partiellement par

les créatures, selon leur époque et selon la manière dont elles le voient. Il y a certaines créatures qui sont capables de saisir toute l'histoire. Les prophètes, par exemple, c'est sûr. Des gens qui étaient dans la grandeur d'un prophète étaient capables de sentir ce qu'était le message divin, le projet divin, depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps, telle que la nôtre. Ésaïe, quand il parle, ne sait pas pour quand. Nous, nous savons pour quand, il parle pour nous.

Mais il a dit cela il y a plus de deux mille ans. Alors, ce regard divin qui regarde son projet, si on avait moyen de voir, de suivre le regard divin à travers l'histoire, on pourrait comprendre ce qui est dit dans la phrase qui commence par Mithor Godelot. Mithor Godelot, Orkor, Orvor, Omo, Omko, Shelmabat, Choderze. À travers la grandeur, la longueur,

l'amplitude, la hauteur, la profondeur de ce regard divin. Choderze, qui est perçant dans l'histoire. Midgaleh, atov ve'achesed alokim ve'mitato, apparaît. Midgaleh, se révèle. Atov, le bien. Ve'achesed est la bonté divine dans son authenticité. Ve'achayim aparatim ve'aklalim est la vie,

aussi bien au niveau de l'aventure individuelle, c'est ce qu'il dit en termes de chayim pratiim, que au niveau collectif, c'est ce qu'il appelle en termes de klaliim. La vie, chayim, olchim ou mitbasesim, va, vivent en devenant de plus en plus liés, basés sur quelque chose que le Rav appelle

A Yocher Hagamur, la droiture, le bien, le moral dans sa plénitude. C'est-à-dire, tu comprends, qu'avec le temps, on peut dire sur HaKadosh Baroukh Hou ce qui est dit par Moshé Rabbeinu: Azi Nouvé Fouli, Tzadik Veyacharu. Le regard divin, la volonté divine, est pleine de droiture parce qu'elle a pour but le bien.

Et au fond, je vois que tout ce qui a été fait, kolel, la bonne gifle en question, c'est pour le bien. Mais en passant sur le chemin, baderer, baderer, baderer, on ne voit pas toujours. Surtout ceux qui sont pris dans un petit coin de l'histoire. Et ce petit coin de l'histoire a l'air quelquefois catastrophique. Alors le Rav parle de ça. Pegimot, un Pgan. Un Pegiman, c'est quelque chose qui est un défaut, apparemment, dans cette chose-là.

Les défauts qui apparaissent dans l'ordre de la vie deviennent, avec le temps, comme nécessaires.

À travers la grandeur de la vie, de la bonne volonté divine, à Chotef, qui s'écoule comme un grand fleuve à travers des générations et des époques, dans chacune de ces générations et ces époques,

Rak Gilou Yechayim Kit Iyim Midgalim. Simplement des apparitions de vie. Kit Iyim, ça vient du mot keta. Keta, c'est quoi ? Un passage, un petit morceau. Donc, simplement des apparitions de vie partielles, disons, Midgalim et Holdor Vador, à chaque génération. Et la complétude de ce projet

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