Torah, bien et mal : discerner ce qui est juste
Pourquoi le bien et le mal sont relatifs sans la Torah, et comment la techouva affine notre discernement.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Torah, midot et préparation à Chavouot selon Pirkei Avot, 37 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon commente le passage du Rambam sur la techouva (repentir) et part de la difficulté à discerner le bien et le mal, qui dépend de l'éducation, du milieu et de la connaissance de la Torah. Il montre que le repentir ne consiste pas seulement à supprimer une force mauvaise, mais à retrouver le bien caché au fond du mal et à le renforcer avec une puissance égale. Il explique enfin que la faute coupe la relation harmonieuse entre la volonté de l'homme et la sagesse divine, et que la techouva par amour rétablit cette harmonie et la joie de la vie selon la Torah.
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Au pérek 8 de notre édition de Orot HaTechouva, édition de Hore Tzion, on se retrouve chez nous à la page Samech Gimel. Le pérek commence à la page Samech Gimel. On avance déjà un peu. Je vous propose, si vous voulez, le paragraphe Hey, à la page Samech Vav de notre livre. Alors, je lis avec vous.
Et encore plus, il faut vérifier le bon qui se trouve dans la profondeur du mal, et le renforcer avec le même pouvoir qui souffre du mal.
Si tu es un peu le problème, autour des forces qui nous animent, il y a certaines forces sur lesquelles on veut faire techouva, mais ce n'est pas évident que l'on sait réellement ce qui est mal dans notre comportement et ce qui est bien. Une des étapes les plus importantes dans notre cheminement, dans le monde de la Torah, et grâce à la Torah, c'est finalement de cerner le bien et le mal.
Je crois que c'est évident pour nous qu'avant de commencer, pour quelqu'un qui se cherche mais qui n'a pas encore étudié la Torah officiellement, elle ne s'est pas donnée comme référence, cette Torah révélée comme étant ce qui va diriger sa vie.
Les notions de bien et de mal sont très relatives. Ça dépend beaucoup de la façon dont on a grandi, de l'atmosphère dans laquelle on a grandi, de la famille dans laquelle on a grandi, de l'école dans laquelle on a grandi. Les critères que l'on a adoptés comme étant des critères de vie, des bons critères, même si on est décidé à faire le bien et qu'on dit qu'on va faire le bien, ce n'est pas évident qu'on est conscient de ce que c'est.
Les exemples sont nombreux au possible. Par exemple, dans le contexte du monde de la Torah, la médisance est quelque chose qui est considéré comme extrêmement négatif. Mais ce n'est pas du tout évident qu'un homme de bonne volonté, qui a pris recherche de bien, pense qu'il y a du mal à dire la vérité sur quelqu'un qui a fait quelque chose de mal.
Alors que dans le contexte de notre Torah, dire du mal de quelqu'un quand c'est la vérité, c'est ça la médisance, c'est ça ce qui est interdit. On ne parle pas de calomnie, on parle de dire la vérité sur quelqu'un qui a fait quelque chose de mal, quand le but est quelque part de rabaisser cette personne parce qu'il a fait des choses mal faites. Et ça, c'est interdit.
Parce que ça remet en question tout le projet de fraternité qui est entre nous, dans lequel finalement on essaie de... de la même façon qu'on n'aime pas entendre du mal de nos frères, de nos frères de famille, on ne veut pas la même chose par rapport à d'autres, ou par rapport à nous-mêmes. Quand on a fait quelque chose de mal, c'est sûr qu'on n'est pas heureux d'entendre qu'on dit la vérité sur le mal que nous avons fait, parce que ça remet en question tant de choses.
Et on comprend très bien que quelqu'un qui se retient de dire le mal que j'ai fait, fait quelque chose de bien pour moi. Mais est-ce que, quand je regarde le monde entier, ça se passe comme ça ? C'est évident. Quelqu'un qui ne lit pas la Torah, le monde du manger, il ne sait pas ce que c'est. Chabbat, il ne sait pas ce que c'est. Il y a donc tout un monde dans lequel le bien et le mal ne sont pas encore communs.
On ne connaît pas. On ne sait pas ce que c'est que le bien et le mal. On sait un peu, mais les critères qu'on a connus sur le bien et le mal sont peut-être quelquefois extrêmement flous. Mais même plus tard, une fois qu'on a grandi un peu plus et qu'on est quand même rentré dans des critères qui sont des critères révélés, même à l'intérieur de tout ça, la notion de bien et de mal n'est pas toujours évidente. Et quand on fait techouva et qu'on revient sur une époque passée, il faut vraiment savoir à quel niveau les choses étaient mauvaises ou les choses étaient bonnes.
En particulier, il y a des époques dans lesquelles ce n'est pas du tout évident qu'on puisse permettre de mettre en vie certaines forces, et d'autres époques où il faut mettre en vie ces forces-là.
Je passe même au niveau de l'éducation. Un enfant, un très jeune enfant, est-ce que ça a un sens de lui permettre une dimension d'orgueil ? Est-ce que c'est dangereux ? De lui dire: « Oh, tu fais des choses très bien, kol hakavod, et vous voulez insister sur ça »: est-ce que c'est quelque chose de négatif ou quelque chose de positif ?
Chez l'homme, il y a aussi quelque chose d'extrêmement important qui n'est pas évident, c'est d'avoir émouna en soi-même. C'est le fait de sentir que nous aussi, on a reçu un message de force. C'est notre cadeau personnel. Chacun a son monde subjectif dans lequel il y a des forces qui sont à nous. Être conscient de ce qu'on a reçu comme valeur par rapport à d'autres qui ne l'ont pas, est-ce que c'est un orgueil, ou est-ce que ça peut être vécu d'une façon très différente ?
Dans le fait de savoir considérer les forces qu'on porte en nous, avoir confiance en soi nous permet de nous engager, d'aller de l'avant. Et est-ce bon ou mauvais ? Est-ce que le fond de la colère, par exemple, est quelque chose de bon ou de mauvais ? Une personne qui est coléreuse, est-ce que toute cette colère est négative ? Ou y a-t-il quelque chose de très positif chez ce coléreux, qui justement n'existe pas chez quelqu'un qui n'est pas du tout coléreux ? Quand on cherche, on se rend compte que ce n'est pas évident. Ce n'est pas évident que dans cette colère, il n'y a pas aussi quelque chose de positif.
Qui est le fait de sentir tes droits, le sens du mal. Et tafka, c'est sûr que HaKadosh Baroukh Hou a créé chez l'homme cette tendance à la colère pour mettre en vie une force qui protège chaque personne et qui retient les gens, qui retient le monde devant l'abus.
Derrière la colère se cache en réalité quelquefois quelque chose de très juste: le sens du mal, être conscient que quelque chose a été mal fait, et la volonté de réagir par rapport à ça. Et ça, ce n'est pas forcément négatif, c'est quelquefois très positif.
Alors je rentre dans le texte nouveau. Keshios kim be tshuva, lorsqu'on s'occupe de techouva, se khim le agdir be yoter,
et Mahoutam shel tov ve'ara. On doit définir beyoter le plus possible, et Mahoutam shel tov ve'ara, la nature du bien et du mal. Le mot Mahout est un mot qui a été créé par des penseurs juifs de l'époque médiévale, comme étant la réalité qui correspond à la question Mah,
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