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Moshe Rabbeinou et les trois sortes de halakhot

Ce qui vient de Moshe au Sinaï, ce qui se tire du texte, et pourquoi la Michna fut mise par écrit.

38 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Moshé Rabbénou, la émouna née de la révélation du Sinaï, 37 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le Rambam dans son introduction à la Michna et distingue les trois catégories de halakha : celles reçues de Moshe au Sinaï, celles tirées du texte de la Torah par les méthodes d'exégèse, et celles décrétées par les Hakhamim. Il explique pourquoi les machloket subsistent et comment la halakha se fixe, notamment par le Sanhedrin, et pourquoi elle est aujourd'hui plus difficile à trancher. Il montre enfin que les barrières (guédarim) posées par les Hakhamim protègent la Torah, comme l'interdiction de mêler poulet et lait.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Il y a un moment, dans le texte du Rambam, où le Rambam étale devant nous tous les exemples de ce qu'il appelle halakhot le-Moshe miSinaï. Premièrement, l'ensemble des enseignements que rapporte Moshé Rabbeinu, comme on l'a vu un peu plus loin, je dis un peu plus loin, comme on l'a vu dans la Michna.

Il y a trois types d'enseignements. Le premier, c'est quoi ? Tu vois la page de. On est à la page de, dans le texte de Hakdama la Michna. Peirouchim, Mekoubalim et Moshé. On va faire ça vite, parce qu'on l'a déjà vu. Je vais lire. Mais si tu ne comprends pas, tu m'arrêtes.

Ce sont des enseignements que Moshé a reçus, mais il aurait pu les tirer lui-même directement de son étude de la Torah. Ce sont le genre d'enseignements she-yesh lahem remez ba-katouv, c'est-à-dire des enseignements que l'on peut tirer par la voie de l'exégèse du texte écrit de la Torah écrite. Il dira: « J'ai reçu ça par tradition, avec son étude et son exégèse de Moshé Rabbeinu. » Ça, c'est le premier. Et sur celui-là, il n'y a pas de makhloket.

Alors, la différence essentielle entre le premier et le deuxième, je vous pose la question, voyons. Pour voir, où est-ce que vous vous souvenez de ce qu'on a vu ? La semaine dernière, on était à la plage, non ? Où est-ce qu'on était la semaine dernière ? C'était la plage, non ? Il y a peut-être deux semaines, non ?

Le second, c'est ce qu'ils appellent halakhot le-Moshé miSinaï. C'est Moshé qui les a reçues au Sinaï et qui les a transmises à Israël.

Quelle est la différence essentielle, telle qu'elle est présentée ici, entre la halakha de le-Moshé miSinaï, la première partie, et la deuxième partie qui est aussi une halakha que Moshé a reçue au Sinaï ? Quelle est la différence essentielle entre Hélek Rishon et Hélek Chéni ? Je pose la question.

— Réponse. Tu l'as ?

— Et les Hakhamim ? Dans l'ordre de ce qu'il présentait chez nous. Faites attention. Oui. Aussi bien Hélek Rishon que Hélek Chéni, c'est via Moshé Rabbeinu. C'est-à-dire que c'est déjà vécu, apparemment, du temps de Moshé, dans le désert aussi.

Et ce sont des halakhot qui sont connues par Israël et qui ont été reçues de la bouche de Moshé Rabbeinu, ou dans l'extension jusqu'au moment du comportement. Le premier, nous dit-il, ce sont des halakhot que Moshé nous a livrées, mais il nous a donné aussi la façon de les apprendre à partir du texte de la Torah écrite, en utilisant les méthodes de l'exégèse. Merci.

Donc, un. Il y a des gens là-bas dans la chambre ? Dans le bureau ? Je ne sais pas si je ferme ou pas. C'est ce qu'on appelle… Tu veux donner une leçon ? Quelle est la différence essentielle ?

Entre le Hélek Rishon et le Hélek Chéni. Il dit: halakha le-Moshé miSinaï, il n'y a pas d'étude qui permette d'obtenir la halakha par une exégèse du texte écrit. Ça, c'est halakha le-Moshé miSinaï. C'est Moshé qui l'a donnée. C'est une halakha qui a été spécifiée, on nous dit de quoi il s'agit. Tu cherches à voir, à travers les méthodes d'exégèse, à tirer ça du texte de la Torah: tu ne peux pas.

Et le Rambam te dit: la seule chose que tu peux faire, c'est constater qu'il y a une méthode mnémotechnique pour se souvenir de ces halakhot, et c'est à travers un souvenir mnémotechnique qu'on peut les relier à la Torah. Par exemple, il donne tout de suite l'exemple d'un des chiourim chez Moshé: la quantité du zayit, c'est 25 grammes, et c'est allusionné par le fait que, dans la Terre d'Israël, on rappelle le nom zayit. Erets, Hita ou Seora, Guefen, Téena, Rimone, Erets Zayit Chémen, Dvach. Le mot zayit est là. Et le fait que les mesures soient reliées au zayit, c'est simplement un souvenir mnémotechnique.

Mais ce n'est pas à travers l'expression zayit chémen qu'on apprend que le zayit est un moyen de mesure. C'est une mesure. Non, le zayit existe. On verra.

Bon, ça, c'est halakha le-Moshé miSinaï.

Le troisième, c'est ce qu'on en dit: le troisième, ce sont des halakhot qui ont été soutirées du texte de la Torah, qui ressemblent par leur nature au premier type de halakhot. Mais le premier type, il a été transmis via Moshé Rabbeinu. Le troisième, c'est quelque chose qui ressemble à ce premier type, mais ce n'est pas Moshé Rabbeinu qui les a donnés. Entre autres parce que la problématique qui nécessitait la halakha en question n'était pas présentée de son temps. Par exemple, disons des problèmes liés à notre présence en Terre d'Israël: Moshé n'était pas lié à ce problème-là. Mais la solution halakhique du problème a été tirée, à travers une exégèse du texte écrit, par les méthodes de l'exégèse.

Ou bien, comme on le verra, des zerot, des takanot, c'est-à-dire des décrets que les Hakhamim ont faits, pas liés directement au texte de la Torah, mais des décrets qu'ils ont faits, des halakhot qu'ils ont données dans telle ou telle circonstance, pour résoudre des problèmes ou pour commémorer des événements historiques qui nous sont arrivés. Un exemple: Hanouka. C'est le midrach Rabbanan, mais c'est une halakha.

Alors on va ordonner notre texte. Le Hélek Chéni, il nous dit: « Ce sont des halakhot qu'on a dites, she-nemar ba-Torah, halakha le-Moshé miSinaï », et il n'y a pas d'étude qui permette d'obtenir la halakha en question à partir du texte écrit, par le moyen de l'exégèse. Il n'y a pas de makhloket là-dessus. Mais il y a une tradition.

Troisièmement, le troisième élément. On a vu ça, j'avance un peu avec vous, mais c'est un problème, vous m'avez dit: les dinim qui sont sortis à partir de la Torah et qui sont tombés dans la makhloket, comme nous l'avons rappelé. Et les dinim qui sont tombés dans la makhloket ont disparu, pour la plupart.

Je reviens sur le texte, c'était des dinim. Ch'otsi valdarké asvavah. Donc on les a tirés à travers une exégèse de réflexion, en utilisant les méthodes des Yud-Guimel Midot. Et cependant, il y a eu une makhloket. C'est-à-dire que, quand on a essayé de les tirer pour les conclure à travers le texte de la Torah, certains ont dit d'une façon, et d'autres d'une autre façon. Je donnerai des exemples.

Comme on trouve dans la Guemara, les Hakhamim discutent entre eux autour de la halakha. Ils rattachent cette halakha à une problématique qui est présentée dans le texte, mais il y a quelqu'un qui lit le texte d'une certaine façon, et d'autres qui proposent de le lire d'une autre façon, et il y a la makhloket. Et on ne sait pas comment on décide. Et les deux opinions sont défendables.

Ce n'est pas comme certaines sougyot de la Guemara dans lesquelles une personne présente une opinion, et à la fin elle est vaincue, et il y a une autre opinion, au contraire, qui s'impose. Ce sont des sougyot dans lesquelles la …

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