Halakha Moshé Misinaï : ce qui vient de Moshé Rabbénou
Distinguer les halakhot reçues du Sinaï de celles où les Sages discutent, et où l'exégèse a le dernier mot.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Halakha le Moshe Missinaï : ce qui relève vraiment de Moshé, 53 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon poursuit l'étude de la préface du Rambam (Michna) et distingue les différents domaines de la halakha : ce reçu de Moshé Rabbeinu, la halakha de Moshé Misinaï qu'aucun lien avec le texte de la Torah n'a pu établir, et les décisions prises à la majorité après débat. Il montre pourquoi les différends entre les sages ne viennent pas d'une erreur de transmission mais de la force de la pensée propre à chaque génération. Le cours annonce l'étude des deux dernières catégories, celles des mesures de protection de la Torah et des décisions pour la vie en société en Israël.
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Ça marche, ça y est. La dernière fois, si vous vous en souvenez, nous avons conclu le thème de la halakha leMoshé miSinaï, à laquelle le Rambam a consacré pas mal de pages, et nous avons consacré presque deux cours à mettre au clair cette zone de la halakha. Je vous rappelle un peu ce qui avait été dit. Le Rambam dit que le gros du volume de la halakha que nous vivons de nos jours est quelque chose qui a été reçu de Moshé Rabbeinu, depuis Moshé Rabbeinu, et transmis en tradition jusqu'à nos jours.
Mais il existe une zone très spéciale dans la Guemara, dans le Talmud, qui s'appelle halakha leMoshé miSinaï, et qui ne parle pas de toute l'étendue de cette halakha qui est venue en tradition et dont nous savons qu'elle provient de Moshé Rabbeinu. Le Rambam fait la distinction entre elles. On verra maintenant, quand il va présenter toute la surface de la halakha, de quoi il va nous parler. Mais le Rambam dit que ce qui est digne de s'appeler halakha leMoshé miSinaï, c'est uniquement cette partie de la tradition
dont on sait, d'une part, certainement que la halakha remonte à Moshé Rabbeinu, qu'elle n'est pas discutée, mais que nos maîtres n'ont pas réussi à relier, par une des méthodes quelconques de l'exégèse, au texte de la Torah. Cette zone de la Torah, on n'a pas pu, en aucune façon, la lier à travers des allusions, par les méthodes des Yud Gimel Midot, du Chatoran, du Idrach et du Brem, à la Torah écrite.
Cette partie-là s'appelle halakha leMoshé miSinaï. La dernière fois, je vous ai donné une série d'exemples. L'un d'eux, vous vous en souvenez, est le fait que, dans les tefilin, sur le tefilin de la tête, on porte les chin, que le nœud à l'arrière de la tête est un dalet, et que sur le tefilin de la main, il y a un nœud qui fait allusion au youd, et que cela fait en tout le Chem Chaddaï. Cette chose-là, par exemple, c'est halakha leMoshé miSinaï. Comme beaucoup d'autres halakhot, d'ailleurs, au niveau des tefilin, qui sont halakha leMoshé miSinaï.
Maintenant, après avoir fait cette pause sur la halakha leMoshé miSinaï, le Rambam va nous présenter les différentes parties de ce qui s'appelle la halakha. Le Rambam nous dit la chose suivante: Chelkei dinim ayoussadim baTorah. Je me retrouve dans notre édition du Rav Kook, Hakdama, la Michna du Rambam, et on se retrouve à la page lamed zayin de cette préface.
Le Rambam va nous présenter cinq domaines dans lesquels on peut classer la halakha. Vous avez des textes ici, et il y en a encore un là-bas. Bon, ça, c'est Ouriq, c'est à Ouriq. Vous voyez, page lamed zayin, en haut à gauche, troisième ligne, fin de la troisième ligne. C'est ça, Yaakov ?
Donc le Rambam nous dit, je me retrouve à la page lamed zayin. En se basant sur toutes les préfaces qu'on a vues jusqu'à maintenant, qui nous ont aidés à sérier les différentes zones de la halakha, on peut sérier la halakha en cinq domaines.
Le premier: Aval kachiyomara echad kach kibalti, en ledaber alav. C'est-à-dire les peroushim que nous avons reçus depuis Moshé Rabbeinu, comme le gros de la halakha. Vé yesh lahem rémez baKatouv, il y a quelque part une allusion à ces halakhot-là dans le texte écrit de la Torah. Par exemple, nous connaissons le din des tefilin, qu'il faut mettre des tefilin. Pas tous les détails de la halakha, mais quand même des tefilin. C'est dit dans la Torah de façon très explicite, très succincte: Vé haya leot al yadékha ou lé totafot bein énékha, il faut mettre les tefilin sur la main, leot al yadékha, et entre tes yeux. La Torah n'en dit pas plus que ça. Il y a énormément de halakhot, mais elles sont en rapport avec cela.
Vé yesh donc, il y a une allusion dans le texte écrit. Vé efchar leot siyam bedérékh souraï, on peut aussi en arriver à les tirer à travers une exégèse selon les principes de l'exégèse de la Torah dont on a déjà parlé, qui sont les Yud Gimel Midot de la Torah. Maintenant, quand on parle de la halakha et que quelqu'un dit, à propos de ces textes-là, de ces thèmes-là: c'est comme ça que j'ai reçu de mes maîtres.
Karki baal ti, il fait allusion à ça: j'ai reçu comme ça de mon maître, qui a reçu de son maître, qui a reçu de son maître, qui a reçu de Moshé Rabbeinu au Sinaï. Vé eïn lé davar allah, c'est un thème qui n'est pas en discussion. En général, c'est une halakha sur laquelle on ne verra pas, dans le Talmud, que les gens discutent sur la halakha elle-même. Le seul travail de recherche qui est fait là-dessus, à propos de ce genre de halakhot, c'est de chercher la relation avec la Torah écrite, mais pas de préciser la halakha. La halakha est claire, elle a été reçue par la tradition. Ça, c'est le premier groupe de halakhot.
Le second groupe de halakhot, c'est celui dont je vous ai parlé tout au début du cours, et dont on a parlé au dernier cours: c'est ce qu'on appelle halakha leMoshé miSinaï. Donc il dit: la chalek hasheni, a dinim, chénémar ba hem, halakha leMoshé miSinaï. Vé eïn reayot alehem, ça veut dire qu'il n'y a aucune étude, aucune allusion faite dans le texte écrit. Reayot, reaya, ce sont des preuves d'étude. Eïn reayot alehem. Comme je vous l'ai rappelé, on a passé deux cours là-dessus: Eïn leda be'eh, el zeku mohen, eïn chelek. De la même façon que pour la première partie, dans cette zone-là, on ne retrouve pas dans le Talmud une Michna qui rappelle des opinions différentes. C'est une opinion unique.
Maintenant, la troisième partie, sur laquelle le Rambam va s'étendre davantage. Je ne sais pas si je l'ai dit ou non: la troisième partie, c'est... les jurys qui sont sortis sur les voies de la Sévara et qui sont tombés dans la division, comme nous l'avons rappelé. Et les jurys sont arrêtés selon la majorité, et cela va se passer lorsque le jugement va changer. C'est pour cela qu'ils disent: avec la halakha, on reçoit, et avec la législation, il y a une réduction.
Mais il y a eu une division et une réunion dans quelque chose qui n'a pas été appelé halakha. Et il se trouve dans tout le Talmud qu'ils recherchent le goût de la séparation causée par la division entre les séparateurs, et ils disent: dans quoi est-ce que c'est un débat ? Ou quoi est-ce que l'on a dit ? Rabbi Ploni, ou quoi est-ce que c'était ? Et ils le portent sur ce sujet dans la plupart des endroits.
Maintenant, écoutez bien. Il en a déjà parlé un tout petit peu, quand vous avez vu que le Rambam nous a expliqué qu'une des méthodes d'extension de la halakha fait face à l'histoire humaine et à la situation de la vie, qui change à …
Cours d'Orot veKelim
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