Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Mitsvot et Torah : comment la Torah a été transmise à Israël

Le Rambam explique comment une mitsva était transmise à Israël, et comment Yehoshoua en a développé le sens.

51 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : La transmission des mitsvot de Moshé au peuple, 1 h 23

En bref

Le Rav Yaakov Nahon revient sur le passage du Rambam décrivant comment une mitsva est transmise à Israël après avoir été reçue de Moshé Rabbeinu, en s'appuyant sur l'exemple de la mitsva de la soukka et de ses règles précises (matériau du s'chach, dimensions minimales). Il explique pourquoi la Torah orale, longtemps transmise de bouche à oreille, a fini par être mise par écrit. Il évoque enfin la fin de la vie de Moshé et la transmission de la Torah à Yehoshoua, qui en a tiré ses propres compréhensions.

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Pour autant que je m'en souvienne exactement, on est quelque part autour de la page Youdal et Fioudbet. Et on avait vu jusque-là que le Rambam nous explique la façon dont la Torah a été diffusée en Israël. Moshé Rabbeinu entend la Torah, trouve sa source dans le texte de la Torah, et explique l'extension de la mitsva en elle-même, comment elle est.

On l'a reçue directement du Saint béni soit-Il, dans des conditions qui ne sont pas les conditions classiques humaines. Il l'a reçue en tant que prophète, avec une écoute prophétique spéciale, une proximité qui n'est pas la nôtre, mais il l'a reçue dans l'intention de nous la donner. Ensuite, le reste de la transmission se faisait dans le cadre des relations humaines classiques: les gens parlaient et les oreilles écoutaient. On a déjà vu, on ne va pas revenir encore sur ça.

Le détail de ce qu'était une mitsva, par exemple, on veut revenir un peu sur ce texte-là. Dans notre page Youda Aleph, on nous donne un exemple de la façon dont la mitsva était présentée. On va prendre ça dans notre texte, à la neuvième ligne de la page Youda Aleph.

Ce qu'on a dit quand on a présenté la mitsva de la chemita, Béhar Sinaï, et Rachi pose la question au nom du midrash: pourquoi dit-on maintenant que c'est Béhar Sinaï ? C'est pour nous dire que, de la même façon que dans la mitsva de la chemita, où le texte de la Torah explicite en long et en large la mitsva, il en est de même pour toutes les autres mitsvot qui ont été données au Sinaï. Elles ont été expliquées (pratayim, véklalotayim, vé-digdoukayim), tout ou non, Amoshe, ensuite transmises à Israël.

Je lis, je lis, voilà, sixième ligne: Mai Talmud lomar behar Sinai … zé souferotu tekst … alo kol ha Torah koulan emra be Sinai, ela lomar lecha.

Et le Rambam, et on va s'accrocher un peu à ça, donne un exemple de la façon dont une mitsva était présentée à Israël après que Moshé l'a reçue. Apparemment, Moshé l'a reçue dans les mêmes conditions, seulement c'était dans un dibour qui n'est pas pour nous classique.

Le Rav dit: « Veine lecha mashal ». Vous êtes sur le texte « Veine lecha mashal » ? Tu as ça ? Bon, alors tu lis, tu lis en levant ta voix: « Veine lecha mashal », vas-y.

Et qu'il n'y ait pas, dans la soukka, moins de sept murs, au long des sept murs et au long des sept murs, et qu'il n'y ait pas d'augment, d'augmentation de la couverture, moins de dix murs. Et quand le prophète est venu sur la terre, il lui a donné cette mitsva, et elle est expliquée. Et donc, les six murs et ces trois dix murs sont expliqués, la mitsva est expliquée, et l'explication est expliquée. D'accord, allons-y.

Alors, je reviens un peu sur ce que le Rambam dit ici, sur l'exemple de la façon dont une michna est donnée. Veine lecha mashal. Je prends ça à la neuvième ligne, je crois que c'est bien la neuvième ligne, au centre: Veine lecha mashal, dans l'exemple d'une mitsva qui était donnée. Le Saint béni soit-Il dit à Moshé: Basoukot teshvou …

Chivat yamim. S'éder. Akhar kakh odiya, chasouka hazot chouva ala zekharim, velo ala nekevot. Té mevnim ? S'éder ? Vé-chen ha-kholim chayavim ba, velo olé derakh. Mi-chech linsoha mi-makom lemakom, oulo chayav.

Donc, un végétal. C'est ma-chaaretz.

Yessakh ha-khena, beit Chammaï. C'est quoi Yessakh ha-khena ? Arieh ? Ça vous dirait le mot s'akh ? Non, ce n'est pas s'akhar. Toi, tu dis que ça s'écrit s'akhar, c'est autre chose: c'est samekh, khaf, rech. Ici, c'est s'khakh. C'est quoi ? Le s'khakh, le dessus de la soukka. Et lo yessakh ha-khena, qui ne la couvre pas, c'est le verbe: mettre un s'khakh, c'est le s'khakh.

Le s'khakh est de l'asouka, c'est le maître de sakh, c'est asouka. Lo yessakhena, qui ne la couvre pas. Beit Chammaï, pourquoi ? Parce que ce n'est pas considéré comme un végétal. C'est un produit indirect de la terre, c'est vrai: le mouton mange, et finalement il fait pousser de la laine. Mais celui qui le porte, ce n'est pas un arbre, c'est un mouton. Ce n'est pas un produit de la terre. Lo yessakhena, beit Chammaï.

Vélo b'mekhi, qui non plus, ce n'est pas un végétal. Mekhi, c'est la soie. Comment ? C'est la soie. Le verre de soie, c'est tola'at mekhi. Vélo b'khelim: donc pas avec des ustensiles, ou quelque chose de déjà fabriqué, comme une chaise, même s'il est en bois. Et le bois, normalement, c'est un végétal. Mais du moment qu'on en a fait un ustensile, ce n'est plus valable.

Tu vois ? Dès le moment où tu fais un ustensile, et qu'il a un rôle spécial en tant qu'ustensile, tu ne peux plus l'utiliser comme ça, même si cet ustensile est fait d'un produit comme le bois, qui a priori pourrait servir, voilà, pour le s'khakh.

De quelque chose qui a poussé, qui a poussé de la terre. Par exemple, on pourrait penser à un sac fait par un tissage, par exemple, de oulav. Ça existe. Non, ce n'est pas valable. Du moment que j'en fais un ustensile, ce n'est plus valable. Kegon, il donne des exemples: kessatot, des oreillers. Il y a karim, autre forme d'oreiller; il y a begadim, bekhoulim.

Et il a annoncé que l'alimentation, la nourriture et la douceur, tous les sept jours, c'est bon. Ensuite, nous avons fait le détail géométrique et physique de la soukka elle-même. C'est une obligation de commencer une soukka: qu'elle n'ait pas moins de sept mètres de long sur sept mètres de large.

Ça, c'est la surface de base. Un téfah, c'est à peu près combien ? On en a parlé. Un téfah, c'est à peu près combien ? D'accord. C'est entre huit et neuf centimètres. Ça dépend si c'est selon l'avis de Rav Chaza'ish ou de Rav Haïm Naeh. Donc, qu'elle n'ait pas moins de chivat tefakhim de largeur. Ça fait au moins, disons… cette fois, youss — youss, c'est cinquante-six, cette fois neuf virgule soixante-trois — dans les soixante centimètres environ, sur soixante au moins, comme base.

Mais la hauteur: Véshelo yeh'ye gova asouka, pakhot mi-asarah tefakhim. Ça devient quand même presque un mètre: quatre-vingts centimètres, quatre-vingt-dix centimètres. Bon, tout ça, ce sont des pratiques sur l'asouka. Il n'a pas… il pourrait en dire d'autres, enfin. Il pourrait parler aussi des côtés, des dignes de la soukka, du dauphin.

Les côtés peuvent être faits avec quelque chose qui n'est pas un s'khakh. Il donne ici une quantité de détails. Et quand vient un prophète, je pense que « vient » veut dire venir au Sinaï, monté pour …

Cours d'Orot veKelim

Dans la même série

Introduction à la Michna de Maïmonide. Transmission de la Torah orale, structure de la Michna et fondements de la loi juive.

  1. 21
    Le Rambam, la Michna et le rôle de la prophétie
    Pourquoi Rabbi Yehouda Hanassi a mis la Torah orale par écrit, et ce que le Rambam en dit dans sa préface.
    53 min
  2. 22
    Abraham et le Gaon de Vilna
    Le Gaon de Vilna et le rôle d'Abraham dans l'histoire du retour du peuple juif en Israël.
    50 min
  3. 23
    Mitsvot kalot et mitsvot hamourot selon Ben Azaï
    Ben Azaï enseigne qu'aucune mitsva n'est légère et qu'une faute peut en entraîner une autre.
    51 min
  4. 24
    Mitsvot et Torah : la transmission après Moshe Rabbeinu
    Comment les mitsvot, données dans leurs détails au Sinaï, sont transmises et approfondies au sein d'Israël.
    46 min
  5. 25
    Mitsvot et Torah : comment la Torah a été transmise à Israël
    Le Rambam explique comment une mitsva était transmise à Israël, et comment Yehoshoua en a développé le sens.
    En cours de lecture
  6. 26
    La transmission des mitsvot de Moshé au peuple
    Comment la Torah orale se transmet : de Moshé aux Shivim Skenim, puis aux sages et au peuple.
    1 h 23
  7. 27
    Halakha Moshé Misinaï : ce qui vient de Moshé Rabbénou
    Distinguer les halakhot reçues du Sinaï de celles où les Sages discutent, et où l'exégèse a le dernier mot.
    41 min
  8. 28
    Halakha le Moshe Missinaï : ce qui relève vraiment de Moshé
    Le Rambam distingue les halakhot reçues de Moshé des seules halakhot désignées par la formule « halakha le Moshé Missinaï ».
    53 min
  9. 29
    Trois niveaux de la Torah orale selon le Rambam
    Le Rambam distingue la Torah reçue au Sinaï, la halakha de Moché MiSinaï et les décisions des sages.
    47 min
  10. 30
    Moshe Rabbeinou et les trois sortes de halakhot
    Ce qui vient de Moshe au Sinaï, ce qui se tire du texte, et pourquoi la Michna fut mise par écrit.
    38 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav