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Le Rambam et l'ordre des traités de Nezikin

Pourquoi Baba Kama, Baba Metzia et Baba Batra forment un seul traité, et pourquoi Masseh Avot clôt Nezikin.

36 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Torah et kedousha : le peuple, le nombre et la communauté, 33 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon présente la structure de Seder Nezikim selon l'introduction du Rambam : les trois traités Baba Kama, Baba Metzia et Baba Batra forment en réalité un seul traité divisé en trois portiques, consacrés respectivement aux dommages, aux litiges sur les biens (dépôts, location, prêt) et aux achats, voisinages et héritages. Il expose ensuite la logique de l'enchaînement avec Sanhédrin, Makot, Chevouot et Edouyot, qui traitent des juges, des peines, des serments et des témoignages. Enfin il explique pourquoi Avodah Zarah se trouve dans Nezikim et annonce que Pirkei Avot, traité de morale et des bonnes midot, clôt cet ensemble.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On commence tout de suite, Dan. On vient de commencer.

Donc, achar kakh: après avoir présenté ce qu'il a présenté, c'est-à-dire Zman, ce qu'on a vu. Chilek hama amar, ben Ezekim: il a réparti l'enseignement des Nezikin et Chilek hamaseh retarechona. Le premier grand thème est présenté ici comme s'il s'agissait d'un seul thème. Vous avez certainement entendu parler d'expressions telles que Baba Kama, Baba Metsia et Baba Batra.

Elles sont considérées comme trois traités du Talmud. Mais, dit le Rambam, en fait, ce sont trois parties d'un même traité. C'est ce qu'il dit ici: il a, en fait, séparé en trois parties le premier des traités. Comment ? Rabi Yehouda Nassi, c'est-à-dire l'auteur de la Michna, a leshaloch halakim, en trois parties, dans Akhdamana Mishnah. Les shloshach al hakim, en trois parties.

Ve yitril, dit-il, il commence par la première de ces parties. Le mot Baba, en araméen, vous le savez, veut dire porte ou portique. Il a fait un premier portique, un portique du milieu et un dernier portique. C'est Baba Kama, Baba Metsia – le portique du milieu – et Baba Batra, qui est le dernier portique. Il nous dit donc: Yitril Baba Kama, il commence par le premier portique. Ve inyana: on parle de Chor [shor], de Bor et d'Ev'er, et de Vedi nachovel kadomelo.

Shor, c'est un être capable de faire des choses de sa propre initiative, et c'est un maître. Le Shor, c'est le taureau qui agit. Il y a des énigmes spécifiques à ce taureau: dans quelle mesure l'a-t-on gardé ou ne l'a-t-on pas gardé ? Dans quelle mesure est-ce un taureau qui a déjà un casier judiciaire ou pas ? Ce genre de choses. En conséquence, Shor, c'est un animal, mais il est animé: c'est quelqu'un qui se déplace.

Bor, c'est le puits. C'est une autre façon de faire des choses: c'est quelque chose qui est sur place, qui ne se déplace pas, mais qui est aux aguets et qui peut faire mal, qui demande de l'attention. Ça, c'est le puits. Ev'er, c'est en rapport avec… d'une part, on dit que c'est l'homme; d'autre part, on dit que ce sont tous les dommages qui proviennent du fait qu'un animal, par exemple, mange. Ev'er, c'est, par exemple, les dommages qui proviennent du fait qu'une chèvre rentre dans le potager de quelqu'un et finit toutes les salades et le reste. Qu'est-ce qu'on en fait ? Vedina chovel ve kadou meblo, et ensuite les dinim qui concernent l'homme qui fait des dommages à son prochain: dans quelle mesure, et de quelle façon, il doit le dédommager ?

Qui se souvient ? Au tout début de la Hakama, si vous avez étudié, c'est: Achor, veyabor, veyaever. Ve'enachofet rachay leagdim davar: le juge ne peut avancer quoi que ce soit kodem sheyasir haezek mibni adam, avant qu'il n'ait d'abord retiré la cause du dommage et l'ait arrêté.

Oumipenese igdi mota: c'est pour cette raison qu'avant de parler de n'importe quoi, on parle de ce premier traité, qui traite finalement des dommages. Il faut les connaître et il faut savoir comment les arrêter. Vehar kar: après Baba Kama, qui est ce premier portique, qui parle de la rencontre avec les dommages essentiels que l'on rencontre dans la vie, vient Baba Metsia.

Le portique du milieu. Son sujet, c'est daber ba téanot, c'est-à-dire parler des téanot. Les téanot, ce sont les prétentions de chaque côté qui se disputent, comme la fameuse Michna du début de Baba Metsia, où deux personnes discutent autour d'un talit en disant: « C'est moi qui l'ai trouvé », et l'autre dit: « C'est moi qui l'ai trouvé. »

Le mot téana, ce sont les prétentions de chacun, ce qu'ils prétendent. Ça, ce sont les téanot. Pikadonot ou Srirut: le mot pikadon vient du mot pikadon, c'est-à-dire les dinim des choses qui sont des dépôts, quand on a déposé quelque chose chez quelqu'un, de l'argent ou des objets. Et srirut, ce sont les dinim en rapport avec le fait de louer quelqu'un ou d'utiliser quelqu'un. Louer quelqu'un ou louer un endroit: qu'est-ce qu'il faut payer ? Le salaire.

Ensuite, din ha-sho'el ve-ha-sakhir: quels sont les dinim d'une personne qui demande tel ou tel objet prêté ? C'est ce qu'on appelle le Sho'el, celui qui demande à emprunter quelque chose. Et il y a le Sakhir, celui qui loue quelque chose: louer un bœuf pour travailler, pour labourer, par exemple.

Kolm, asher aoui, lechaber, le zeinian, et tout ce qu'il faut écrire et unir, toucher sur ce sujet. Kemosh ve asa katouv. Il dit que c'est ainsi, et à peu près dans l'ordre dans lequel ces choses sont présentées dans la Torah, dans des textes que l'on vient de quitter très récemment. Il y a beaucoup de sujets de ces traités qui sont présentés dans la paracha de Michpatim, que l'on a rencontrée il y a deux semaines, pas plus.

Il dit: on a suivi l'ordre du texte même de la Torah, qui dit Cheachar dine shor, après que le texte de la Torah a parlé des dinim du Shor, donc de ce taureau, il parle ensuite du Bor, du puits, et ensuite de l'Ev'er, qui sont des dommages qui proviennent du fait que l'animal mange des choses qui ne lui appartiennent pas.

Ki néétsa néshi: lorsque des personnes entrent en dispute entre elles, et ensuite, après tout ça, ils parlent de Arba Shomrim, les quatre types de personnes qui gardent les effets de quelqu'un d'autre entre leurs mains. Regardez le Arba Shomrim: vous voyez le Tedzain, il y a un petit Tedzain en bas qui renvoie à la note. C'est connu, ce sont de grands sujets dont on parle. Vous voyez ? Tedzain en bas. Tu l'as, David ? Au bas de ta page ? Tu as vraiment le Tedzain en bas ? Tu le vois ?

Il dit: vous voyez ? Shomer. Chez moi, il y a quelque chose qui est mal imprimé: normalement, ça devrait être Khinam. Il manque un noun entre le chet et le mem. Khinam, Shomer Khinam, c'est quelqu'un qui garde de façon gratuite: on lui a donné quelque chose, il dit « bon, je vais bien te le garder », et il ne reçoit pas d'argent pour cela. Sa responsabilité est minimale dans ce cas-là. C'est quelqu'un qui ne reçoit même pas d'argent pour garder; dans ce cas, il a moins de responsabilité que quelqu'un qui est payé pour garder.

Shomer sakhar: quelqu'un qui garde et qui est payé pour garder. Sho'el: quelqu'un qui emprunte quelque chose, et lui aussi se trouve devant des responsabilités, dans la mesure où il a demandé à quelqu'un, il l'utilise pour lui-même, il ne paye pas d'argent, et il doit donc être très, très responsable par rapport à ce qu'il reçoit. Et le Sokher, c'est celui qui loue quelque chose, qui a finalement plus de droits …

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