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La deuxième conquête de Aï et la stratégie divine

Pourquoi Yehoshua reçoit l'autorisation du butin après l'échec, et comment l'embuscade derrière Aï réussit.

32 min

Rav Yehouda Benishai

Ensuite : L'autel de pierres brutes et la Torah écrite sur la terre, 34 min

En bref

Le Rav Yehouda Benishai commente le chapitre 8 de Yehoshoua : après l'échec devant Haï, Hachem rassure Yehoshoua et lui livre une stratégie militaire précise, une embuscade nocturne derrière la ville, ce qui surprend puisque la tactique relève normalement de l'école militaire. Il montre que perdre un combat n'est pas perdre la guerre, et qu'un chef doit savoir se relever. Il conclut que les victoires d'Israël, y compris par la ruse et les moyens humains, s'inscrivent dans une inspiration divine.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Un nouvel ordre après l'échec

Chapitre 8. Vayomer Hachem el Yehoshoua: Al tira, ve'al tehat. Kach immecha et kol am hamilchama, veqoum aléi haAï. Ré'eh, natati beyadecha et melekh haAï, ve'et amo, ve'et iro, ve'et artso. Ve'assita leHaAï ulmalkah, ka'asher assita leYericho ulmalkah.

Rak she'lalah hou, ve'hemta tavozu lachem; sim lecha orev la'ir me'achareha.

En ayant le sentiment que, peut-être, HaKadosh Baroukh Hou ne voulait pas de la suite de la conquête d'Erets Israël. Et HaKadosh Baroukh Hou, après que les enfants d'Israël ont réparé la faute, en la punissant, et en rendant évidemment ce qu'ils avaient pris du butin de Yericho, qui était interdit, que Yehoshoua avait interdit.

De profiter du butin de Yericho. HaKadosh Baroukh Hou maintenant réconforte Yehoshoua et le renforce, en lui demandant de repartir une deuxième fois à la conquête de Haï. Là, on apprend quelque chose d'important: perdre un combat, ça ne veut pas dire perdre la guerre. On a perdu un combat, on n'a pas perdu la guerre. Alors,

HaKadosh Baroukh Hou va renforcer Yehoshoua. Ce sont presque les mêmes mots que Yehoshoua avait entendus au début de sa mission. Regardez: Vayomer Hachem el Yehoshoua, Al tira ve'al tehat, le premier verset. Reprenez le début du livre de Yehoshoua, le chapitre Aleph.

Le verset de tête, et vous apercevrez que, tout à fait au début de sa mission, HaKadosh Baroukh Hou avait déjà fait la même chose avec Yehoshoua. Ḥazak ve'ematz, al tarhat ve'al tehat, ki immekha Hachem Elokekha bekol asher telekh. C'est presque les mêmes mots. C'est-à-dire que, au début, avant que Yehoshoua ne commence la conquête d'Erets Israël, il avait déjà reçu un bon coup de pouce.

Et Yehoshoua… commence à faire l'expérience de Moshé Rabbeinu dans le désert. Il a connu ça, les crises. La paracha de la semaine passée, la paracha de cette semaine, la paracha des Meraglim, la paracha de Korah. Conduire un peuple, ce n'est pas une chose qui est facile et évidente. Et être un manig, un chef, un dirigeant, c'est aussi avoir la capacité d'affronter des échecs. La capacité d'affronter

des fois des choses qui ne se passent pas comme on aurait souhaité et prévu. Si on n'a pas cette force-là, de se relever après être tombé, il est impossible de conduire un peuple. Parce qu'il ne peut pas y avoir, ça n'existe pas, que tout aille seulement bien. Et on voit que même quand HaKadosh Baroukh Hou fait des promesses, malgré les promesses, au milieu de la réalisation des promesses,

il peut y avoir certains échecs. Et ça, ça ébranlait Yehoshoua, et HaKadosh Baroukh Hou vient le rassurer, le renforcer, en lui disant: non, maintenant que la faute a été corrigée, il faut reprendre ce qui a été interrompu et repartir à la conquête d'Erets Israël. Et là, il lui dit de façon très claire: Ré'eh, regarde, natati beyadekha et melekh haAï,

je livre entre tes mains le roi de Haï, ve'et amo, ve'et iro, ve'et artso, et son peuple, sa ville et toute sa terre. Et plus que ça, HaKadosh Baroukh Hou promet à Yehoshoua que va arriver à Haï ce qui est arrivé à Yericho: Ve'assita leHaAï ulmalkah ka'asher assita leYericho ulmalkah.

## Le butin autorisé

Rak she'lalah hou, ve'hemta tavozu lachem, avec une seule différence: alors que le butin de Yericho était interdit, cette fois-ci, vous pourrez profiter complètement du butin qui se trouve dans la ville. Pour quelle raison ? À cause de la faiblesse du peuple ? Maintenant, il lui permet de prendre le butin. Alors pourquoi, quand il y a une faiblesse, permet-on de prendre le butin ?

— Trop ambitieux ? De tout interdire au peuple, c'était trop. Si on part en guerre… non, il y a quelque chose de vrai dans ce que tu dis. On ne peut pas demander au peuple de faire des efforts, de mener la guerre et de faire des combats, et ne pas lui donner quelque chose qui lui permet concrètement de réaliser qu'il a gagné. C'est-à-dire le butin qu'il peut prendre une fois qu'il a conquis la ville. C'est vrai. Il y a une deuxième raison qui est importante.

C'est que la ville de Yericho est tombée aux mains d'Israël sans intervention de leur part. Elle est tombée par miracle. Alors que la ville de Haï va être conquise à la force de l'épée. C'est-à-dire que là, c'est une des raisons pour lesquelles Yehoshoua avait interdit le butin de Yericho: parce que, vous l'avez reçue gratuitement, cette ville. Vous n'avez pas eu besoin de faire des efforts pour que les murailles tombent. Mais là, on va tout de suite se rendre compte que la conquête de Haï passe par un effort, un effort difficile de la part d'Israël. Donc il était normal qu'il y ait une récompense à leurs efforts. C'est une récompense à…

Alors, le butin qu'ils vont recevoir, OK, c'est une grande différence. Là, on va être surpris. Parce que je viens d'introduire un des sujets majeurs du chapitre que nous sommes en train d'aborder. La ville de Yericho, vous vous rappelez bien, la ville de Jéricho, comme on dit en français. Les enfants d'Israël, pour la conquérir,

il y a eu là une intervention divine massive dans la conquête de la ville de Jéricho.

Il y a eu une intervention divine massive. Là, par contre, dans le cas de la ville de Haï, il n'y a pas de miracle apparent. Contrairement à la ville de Yericho, il n'y a pas de miracle apparent. C'est un effort qui est humain, c'est l'effort d'Israël tout entier. Et plus que cela: il y a une révélation de Dieu. Vous voyez bien, c'est comme ça que notre chapitre commence: Vayomer Hachem

## Une instruction divine d'ordre tactique

el Yehoshoua. Regardez. Dans le premier verset, HaKadosh Baroukh Hou se révèle à Yehoshoua pour le renforcer, pour l'encourager, pour lui dire Al tira ve'al tehat: n'aie pas peur, n'aie pas crainte. Dans le deuxième verset, il dit: ne t'inquiète pas, tu verras, tu vas finir par conquérir la ville de Haï comme tu as conquis la ville de Yericho. Mais à la fin du verset, surprise.

Quelle est la surprise ? Ça veut dire quoi ? Traduction: une place, une embuscade derrière la ville. OK ? Donc, comment va-t-on conquérir la ville ? En mettant une embuscade. En faisant un exercice de ruse pour conquérir la ville.

Qui est-ce qui dit ces mots-là ? Hachem. C'est-à-dire que HaKadosh Baroukh Hou est en train d'expliquer à Yehoshoua une tactique. Une tactique militaire. Comment tu vas conquérir la ville par tactique militaire ? Mais ça, a priori, la tactique militaire, ce n'est pas du domaine de la prophétie. C'est du domaine de l'école militaire. Quand on va à l'école militaire,

qu'on fait ces cours d'officier, on apprend la tactique militaire: comment se battre et comment vaincre. D'accord ? Or voilà que ça devient ici une instruction divine. C'est surprenant. Je comprends qu'il y ait une intervention divine pour faire vivre un miracle. Mais il y a une intervention divine pour révéler une tactique militaire. Vous comprenez la …

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