Psychiatrie kabbalistique et réparation de l'âme
Comment la cassure intérieure et le deuil se réparent en reliant le corps, le nefesh et l'émouna.
Dr. Michael Aboulafia
Ensuite : Dessiner la réalité de l'intérieur : le Kor HaMedamé, 1 h 02
En bref
Le cours présente la démarche du Dr Michael Aboulafia, pédopsychiatre à Jérusalem, qui cherche à relier la psychothérapie, le corps et le nefesh à la Torah, à la Kabbala et à l'émouna, avec pour objectif de réduire le recours aux médicaments. Il explique que le symptôme n'est pas la maladie et que le doute, qu'il rattache à Amalek, paralyse la capacité de progresser. Il expose enfin la notion de kouar hamedame, la capacité de dessiner intérieurement une image juste de soi et d'autrui, et l'idée que chaque chute porte en elle le germe d'une remontée.
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Introduction
— Pierre-Thomas, enchanté, Rav. Très content de vous recevoir dans Orot HaTechouva, la yechiva du Rav Yuel Ben Harouch, pour la première fois. Un grand kavod de vous voir, Rav. Un grand plaisir. Je demande aux élèves de fermer les micros, s'ils ont des questions, qu'ils les écrivent. Rav, pouvez-vous vous présenter en quelques mots avant de commencer ?
Bien sûr. Mon nom est Michael Aboulafia, je suis psychiatre pour enfants, pédopsychiatre en Israël. Je suis marié à Shira, nous avons neuf enfants et neuf petits-enfants, et nous habitons à Jérusalem, dans le plus beau quartier du monde. J'ai une grande école de psychothérapie juive, dont le but est… peut-être des centaines, peut-être même plus, de psychothérapeutes qui ont étudié trois ans chez nous. On relie le corps avec la émouna, avec le judaïsme le plus profond, et le travail avec le corps le plus profond aussi. Le but
est de changer un petit peu tout ce qui se passe dans le monde de la psychothérapie et de la psychiatrie. Moi, je suis psychiatre, donc mon but est de donner le moins de médicaments possible. Nous avons aussi un programme de vingt rencontres. C'est normalement un programme de trois ans, mais il doit y avoir vingt rencontres. Le but est de donner à tous ceux qui le veulent la possibilité d'apprendre toute cette connexion, tout ce lien
entre le côté spirituel et le côté nafshi. Je ne sais pas comment on dit en français nafshi, la vérité. Quand on dit « l'âme », c'est spirituel. Et nefesh, alors c'est quoi ? Saoul ? Je ne sais pas. En fait, le nefesh est dans le corps. On dit en hébreu que le sang, c'est le nefesh. Donc Adam va-nefesh: c'est avec le corps, de l'intérieur.
Et travailler avec les compréhensions les plus profondes du monde, pour pouvoir aider les gens qui souffrent de peur, qui souffrent de troubles du sommeil, de problèmes beaucoup plus graves, comme des gens qui sont dépendants ou drogués. Tout ce que vous pouvez penser, imaginer de ce qui peut se passer en vérité. Ce que je me suis proposé de faire avec David, avec le Rav Yoël Aouf, mon grand copain, c'est d'essayer de comprendre comment on relie ces mondes-là
dans le travail intérieur. Vous n'êtes pas tous psychiatres ou psychothérapeutes, mais le but est de donner à tout le monde la capacité de savoir comment ça fonctionne. On a été créés, et on ne nous a pas appris comment on travaille. On n'a pas reçu de livres, de guides, sur la manière de travailler avec les forces. C'est ce que je fais. Ça fait 35 ans, 30 ans que je suis psychiatre, et ça fait des années, autant de temps que je…
…que je fais ces espèces de… Nous avons un centre qui s'appelle Mahon Aboulafia, à Jérusalem, Merkaz Ribah. Si vous allez sur Internet, Merkaz Mahon Aboulafia, vous verrez qu'il y a un programme qui a commencé hier, pour tout le public, qui s'appelle Agad Ben Neshama. Le but du centre, qui est aussi en Zoom mais aussi enregistré, est… Entrez sur Internet, Merkaz Mahon Aboulafia, vous verrez Agad Ben Neshama, où il y a Sodo Tatipoul.
Le but est vraiment d'avoir beaucoup de monde, et c'est vraiment formidable: pouvoir donner au plus grand nombre de personnes tout ce que je sais. Je veux le donner, je ne veux rien garder pour moi. La situation n'est pas bonne. D'après moi, il faut changer un petit peu tout. Les gens qui s'occupent de ça… Ce n'est pas en français, c'est en hébreu.
Le problème: il y a plus d'un million de personnes en Israël qui prennent des médicaments. Ce que je vous montre maintenant a été fait il y a longtemps. Comment je fais ça ? Il s'agit d'une situation dans laquelle il y a trop de personnes aujourd'hui qui prennent des médicaments. Et avec la guerre depuis deux ans, ça a encore augmenté.
En fait, quand quelqu'un se sent mal, on donne aux gens qui se sentent mal des médicaments pour qu'ils se sentent bien. On a cru que le symptôme, c'était la maladie. Mais le symptôme n'est pas la maladie. Le symptôme, c'est… la guérison ? Quand on se sent mal, quand on n'est pas concentré, on dit qu'on a des troubles de la concentration. Ce n'est pas un diagnostic.
On n'est pas concentré parce qu'on souffre d'insomnie, parce qu'on souffre de peur, parce qu'on est déprimé, parce que beaucoup de choses, beaucoup de raisons. Mais le but n'est pas de donner un médicament pour que la personne soit concentrée. Le but est de comprendre ce qui se passe en vérité. Ce que je voudrais faire avec vous, c'est simplement entrer avec un microscope dans le nefesh et essayer de comprendre ce qui se passe en nous, même quand on va bien. Le but, en vérité, n'est pas de soigner, c'est de se sentir bien, d'être plus heureux, d'être plus
plus relié intérieurement à notre vie. Le judaïsme a une voix très forte, parce qu'il est écrit que HaKadosh Baroukh Hou a regardé dans la Torah et a créé le monde. Le judaïsme est, en vérité, plus intérieur que notre réalité. Quand je regarde dans la Torah dans sa profondeur, j'ai la capacité de voir les clés de la vie en réalité. Comment ça marche ?
Et si je regarde comment ça marche, j'ai beaucoup plus de chances de marcher, et de marcher bien. Il s'agit de voir cela à un niveau où j'essaie de dire que les choses reposent sur trois pieds. Le premier pied: la science, la médecine, la recherche sur le cerveau. Le deuxième pied: les Chazal, les sages de la Torah, la Torah elle-même, la Kabbale, tout cela. Et le troisième: l'expérience clinique que j'ai.
Si je dis une chose qui ne correspond à aucun des trois pieds, on pourrait me demander: de quoi parles-tu ? Tu dis quelque chose qui a été dit là, mais qui n'a pas été prouvé. Mais si tu parles de quelque chose qui repose sur ces trois pieds, tu sais que tu ne dis pas trop de bêtises. C'est ça, le but: ne pas dire trop de bêtises, dire des choses qui peuvent vraiment aider. Dans ce domaine, on peut dire n'importe quoi, ou dire des choses qui vont beaucoup aider parce qu'elles sont très profondes.
Donc on va parler d'une psychologie qui est juive. Je ne sais pas si tu as appelé ça, David, « travail sur les midot » ou… J'ai laissé ouvert, c'est à vous de choisir le titre. Ce n'est pas vraiment un travail sur les midot, parce que les midot proviennent de ce dont on va parler, bien sûr, mais ce n'est pas le but. Le but n'est pas simplement d'être des gens bien; nous sommes des gens très bien.
Le but est plutôt de travailler sur l'inconscient et sur les choses plus profondes, pour changer quelque chose dans notre vie de couple, dans notre lien avec nos enfants, nos petits-enfants, avec nous-mêmes, avec le corps de l'intérieur, etc., réparer des choses des générations passées. C'est ça, …
Cours d'Orot veKelim
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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