Demander Sion : le cri que Dieu attend encore
Rav Eytan Fiszon interroge l'étape après la Gueoula : monter sur le Mont du Temple et se prosterner.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : Du Temple au Dôme : l’histoire volée de Jérusalem - Rav Eytan Fiszon, 58 min
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Non, en vérité, moi aussi je tiens à remercier énormément les familles qui nous font partager quelque chose de très fort. En fait, les cours ne sont pas seulement Ilouï Nichmat, ils sont pour nous, pour qu'on arrive à être au niveau de leurs enfants, de leurs frères. Puissions-nous être suffisamment dignes de ce qu'ils nous ont légué. Alors, les amis...
On va faire un cours aujourd'hui. L'année dernière, à Ticha BeAv, on avait parlé de l'histoire du Mont du Temple, avec cette fameuse histoire du Dôme doré. Mes amis, aujourd'hui j'ai décidé d'ouvrir un sujet polémique, et j'aimerais dire en introduction mon introduction. J'ai vu la liste des personnes qui parlaient aujourd'hui. Je crois que, si je mets de côté Raphaël Gannisat, je ne sais pas quel mois exactement il est né, lui, mais je crois que lui et moi...
...on est les plus jeunes de cette journée d'intervention. On a le même âge. On a étudié ensemble à la IJIVA. Et donc, je me permets de dire que si je m'emporte maintenant et si je dis des choses un petit peu trop chaudes, mettez ça sur le coup de la jeunesse. Mettez ça sur le coup de l'effervescence de la jeunesse qui ne connaît rien et qui dit des bêtises.
Je sais que ce que je vais dire aujourd'hui, il y a parmi les rabbins qui parlent aujourd'hui qui sont d'accord avec ce que je vais dire. Je sais qu'il y en a d'autres qui ne sont pas d'accord. J'ai envie de lancer un cri du cœur par rapport à notre réalité, par rapport au fait qu'on ne peut pas vivre Ticha BeAv en 2025 comme on l'a vécu en 1025. C'est impossible. Je pense que tout le monde sera d'accord là-dessus, par contre: c'est évident.
C'est-à-dire que pour tout le monde, c'est une évidence que la Gueoula est en marche. C'est une évidence que nous ne sommes plus du tout dans le Ticha BeAv de Auschwitz. Nous sommes dans une réalité infiniment meilleure, infiniment extraordinaire, tout en sachant qu'on jeûne encore, c'est-à-dire tout en sachant qu'on n'a pas terminé de corriger ce qu'on a à corriger. Mais je pense qu'il serait une grande erreur de notre part de ne pas comprendre quelle est l'étape dans laquelle nous sommes dans la Gueoula. Et j'ai envie d'aller vers cette étape-là.
Encore une fois, peut-être que j'ai tort, peut-être que c'est une erreur. D'ailleurs, le cours que je vais faire maintenant n'a pas vocation à être un cours à la HIC. Pour ça, vous demanderez au Rav Bochko. J'ai vu qu'il y avait une séance de questions-réponses. Mais allons-y. Allons-y, c'est parti. Alors, est-ce que je peux partager ? Comme ça, vous aurez les textes sous les yeux. Oui, je peux. Très bien. Alors, allons-y.
Alors les amis, le cours s'appelle Ahava Lidrosh Letzion. Allons-y sans plus attendre. Dans l'Akdama de l'Akdama, je vous amène ici un verset qu'on a lu hier soir dans la Megillat Eikha. Certains l'ont lu également ce matin. Dans le premier chapitre, au verset 3, donc tout début de la Megillah, on nous dit:
Ben HaMetzarim. Littéralement, on nous parle de l'exil de Yehouda, et on nous dit que tous ceux qui la poursuivent, poursuivent qui ? Yehouda, le peuple juif. Eh bien, ils l'ont attrapé Ben HaMetzarim, c'est-à-dire entre le 17 Tammouz et Ticha BeAv. Mais ce n'est pas de cela dont je veux parler.
Je veux qu'on ouvre notre cours sur l'explication du Rav Meir Yehouda Getz, roch yeshiva de Tamekou Balim, Beit-El et Rav du Kotel, qui disait, après la guerre des Six Jours: comment faut-il comprendre ce verset quand on lit la Megillat Eikha ? Regardez la fin du verset: c'est kol rodefé ya. Normalement, on dit kol rodefé à tout celui qui est son rodef, ota. Mais lui disait: non, il faut lire kol rodefé ya. Tout celui qui poursuit, tout celui qui veut atteindre la dimension de Dieu, le dévoilement divin, tout celui qui veut l'atteindre... Quand est-ce que ça va être le moment propice pour atteindre le dévoilement divin ? Pourquoi ? Parce que dans la mesure où, après la guerre des Six Jours, nous sommes revenus à Jérusalem, après être revenus en Erets Israël,
eh bien maintenant, il faut être rodef, il faut poursuivre la prochaine étape, et la prochaine étape, c'est Dieu. Les amis, on va essayer de rentrer dans cet univers de la prochaine étape. En introduction, je vous amène ici un midrash incompréhensible, qui se trouve dans le Yalkout Chimoni, dans le livre de Tehillim. Vous pouvez le voir ici, dans l'Akdama. Le midrash dit la chose suivante, dans l'introduction:
## Le rêve de Jérusalem
Avant la création du monde, Dieu a créé une souka sur le monde du Temple. Ne me posez pas la question de savoir ce que ça veut dire, avant la création du monde, qu'il a créé une souka, j'en sais rien. Dieu rentrait dans cette souka sur le monde du Temple, avant la création du monde, et il disait: « Que la volonté soit faite devant moi. Que mes enfants me construisent une maison à cet endroit-là. »
Les amis, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je sais ce que ça veut dire une chose. Si je demande au Midrash: mais il veut quoi, Dieu, depuis la création du monde, et même avant ? Eh bien, la réponse sera toute simple: il veut qu'Am Yisrael lui construise le Beth Amikdash. Et je me permets de dire la chose suivante, Rabotai: c'est vraiment le cours d'aujourd'hui. C'est un cri du cœur, parce que c'est quelque chose que je ressens profondément.
Et encore une fois, peut-être que c'est la fougue de la jeunesse. Mais mes enfants disent que je suis vieux, donc je fais le pont entre les jeunes et les vieux. Mes amis, pendant 2000 ans, Am Yisrael a su garder, cristalliser, ne pas oublier l'espoir du retour à Jérusalem, l'espoir du retour en Israël. Pendant 2000 ans, on a mis en place, dans la tefila, dans nos pratiques, certains diront du folklore, mais l'homme est chanah...
...des choses qui font que pendant 2000 ans, on n'a pas oublié d'où on venait. On n'a pas oublié ni la terre d'Israël, ni Sion. On se tourne vers la terre d'Israël pour faire la tefila. On dit « l'an prochain à Jérusalem », on casse le verre, et on laisse à l'entrée de notre maison un morceau pas fini. Tout ça pour se rappeler de Jérusalem et se rappeler de la terre d'Israël.
Eh bien, vous savez quoi ? Ça a marché. Ça a marché, puisque 2000 ans plus tard, on est revenu en Erets Israël. En passant par le baron de Rothschild et Herzl, on est revenu en Erets Israël. Ça a marché. Et la deuxième étape a marché également: à force de dire « l'an prochain à Jérusalem », nos parachutistes, pas religieux,
sont arrivés à Jérusalem et se sont mis à fondre en larmes au Kotel. Et on entend ces paroles à la radio pendant la guerre des Six Jours. …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
Dans la même série
- 1
Demander Sion : le cri que Dieu attend encoreRav Eytan Fiszon interroge l'étape après la Gueoula : monter sur le Mont du Temple et se prosterner. - 2
Du Temple au Dôme : l’histoire volée de Jérusalem - Rav Eytan Fiszon - 3
17 Tamouz : 5 fractures pour réparer le monde - 4
Korah, la sainteté du collectif face à l'individuPourquoi le Rav Kook parle de l'assemblée sainte alors que Korah parle de chacun, et ce que cela change pour l'unité d'Israël. - 5
Approfondissement du Psaume Si je t'oublie, Jérusalem avec le rav Fiszon - 6
Le Secret d’Israël : La Gvoura des Soldats, Clé du Don de la Torah - Rav Fiszon
Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos d'Orot veKelim ».
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav