Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Yom Yerouchalayim : du don divin à notre part active

Le passage de Nissan (Dieu nous délivre) à Iyar (nous y prenons part), et ce que Yérouchalayim révèle de la Gueoula.

53 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Yerouchalayim, entre idéal d'en haut et réalité d'en bas, 53 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Introduction

Ça marche ? Tov. Shalom à tous. Les adachem, aujourd'hui nous allons, puisque nous sommes très proches de Yom Yerouchalayim, le jour de la libération de Yerouchalayim, Ir HaKodesh, Jérusalem, qui a eu lieu 19 ans après notre arrivée en Erets Israël dans les temps modernes que nous sommes en train de vivre. C'est-à-dire que lorsque l'État d'Israël a été proclamé, 19 ans plus tard seulement, nous avons eu Jérusalem. Nous sommes arrivés à l'endroit du Beit Hamikdash, et nous avons donc une fête spéciale pour ce jour, celui de l'arrivée des soldats d'Israël, et en réalité celui du mouvement du peuple lui-même dans ces lieux, dans ce lieu exceptionnel.

Nous devons remercier HaKadosh Baroukh Hou d'être revenus, après 2000 ans d'exil, à ce point de contact entre les mondes. C'est ce que nous allons essayer de voir aujourd'hui. J'ai écrit un petit texte pour ce shiour et nous allons essayer de le développer ensemble. Bechodesh Nissan hotsi Hachem et Bnei Yisrael mi-Mitsrayim: le mois de Nissan, le mois dernier, Dieu nous a fait sortir d'Égypte. La direction de cette délivrance était du haut vers le bas. C'est-à-dire que nous n'étions pas prêts, nous n'étions pas à la hauteur. Si on devait nous attendre par rapport à nos actions, à nos actes, nous serions encore là-bas. C'est pour cela que c'est Dieu lui-même qui est descendu, donc du haut vers le bas. C'est un mouvement spirituel, on est obligé de l'habiller dans des lettres, dans des mots.

Bien entendu, il ne s'agit pas de haut et de bas tels que nous les entendons, mais de l'intériorité de la vie vers l'extériorité. C'est-à-dire que c'est Dieu qui est intervenu dans ce monde d'une manière miraculeuse. C'est pour cela que le mot Nissan tire sa racine du mot Nes, un miracle. C'est donc une participation presque à 100 % divine. Nous n'avons fait qu'une seule chose: sortir, marcher, accomplir l'acte de sortir. Et pas tout le monde: 80 % d'entre nous sont restés là-bas. Mais toute cette délivrance est venue du haut vers le bas. Dieu est intervenu brutalement dans la nature, il a changé les règles de la nature pour nous faire sortir. Gueoula shelo ki-fi maasenu: c'est une délivrance qui n'était pas selon

notre mérite, selon nos actes, et c'est pour cela qu'elle s'est faite de manière très rapide, Bechipazon. Dieu agit très rapidement pour nous faire sortir de cet état d'exil, de cette prison mentale et physique. D'où je sais que nous n'étions pas prêts. Nous le lisons dans la Haggada de Pessa'h: la Haggada nous dit à l'assemblée d'Israël: tu étais nu, dévêtu, tu n'avais pas encore des actes qui représentent tes mesures, tes vertus, pour pouvoir sortir de toi-même. Et puisque tu étais nu, dénudé, moi, l'Éternel, je suis venu pour te délivrer, parce que de toi-même, tu serais encore là-bas, comme nous le disons aussi dans la Haggada de Pessa'h.

Et si Dieu n'avait pas fait sortir d'Égypte, nous serions encore là-bas jusqu'à aujourd'hui, nous, nos enfants, nos petits-enfants. Ça, c'est le mois de Nissan. Un mois plus tard, face à ce mois de Nissan, il y a quelque chose de nouveau. Quel est le nouveau dans le mois d'Iyar ? Qu'est-ce que le mois d'Iyar propose qu'il n'y avait pas dans le mois de Nissan ? L'intervention de l'homme. L'homme s'est réveillé. Il n'est plus passif comme il l'était lors de sa délivrance d'Égypte. Il devient actif, et donc il participe à cette délivrance qui, bien entendu, ne s'est pas terminée lors de la sortie d'Égypte. Elle continue de se faire.

Et là je fais une petite parenthèse: la délivrance n'a pas commencé le soir de Pessa'h et ne s'est pas terminée le soir de Pessa'h. Elle a bien commencé, mais elle continue de se développer jusqu'à la délivrance finale que nous attendons. Cela veut dire qu'en réalité, si la première partie de notre délivrance était une délivrance du haut vers le bas, de Dieu vers nous, dans la deuxième partie, nous sommes déjà associés. Nous ne sommes plus que des spectateurs: nous sommes aussi acteurs de notre propre délivrance. Et vous savez que dans la mitsva de tsedaka, il est plus important d'apprendre à quelqu'un à travailler que de lui donner de l'argent tous les mois. C'est-à-dire qu'il faut lui apprendre à s'en sortir lui-même, et ne pas le laisser dans sa nature de quelqu'un qui n'arrive pas, en exagérant cette nature

en lui donnant quelque chose gratuitement, qui ne le poussera jamais à se développer lui-même. De la même manière, HaKadosh Baroukh Hou a fait avec nous: la première impulsion, la première aide est venue d'en haut, mais tout de suite Dieu nous lâche la main, comme un papa qui veut apprendre à son fils à marcher. Au début, il lui touche la main, et à un moment donné, il lâche la main pour permettre à l'enfant de faire des efforts afin qu'il marche de lui-même. C'est exactement ce qui s'est passé dans le mois d'Iyar.

Vous savez que les initiales du mois d'Iyar, c'est Ani Hachem Rofekha, « Je suis l'Éternel, ton guérisseur ». Et justement, la guérison consiste à permettre au malade lui-même de participer à sa guérison, et non à lui fournir des médicaments extérieurs à sa nature, sans laisser son propre corps agir et surmonter la maladie. C'est la véritable guérison, celle qui permet à l'homme d'être associé et de sortir de sa maladie. Et c'est exactement ce qui s'est passé dans le mois d'Iyar. Oubné Israël Mamtsi'im HaKadosh: à tel point que les enfants d'Israël, maintenant acteurs, inventent une nouvelle fête, qui n'était pas prévue. Quelle est cette fête inventée par les hommes, qui n'était pas, entre guillemets, prévue ? Pessa'h Cheni, le deuxième Pessa'h.

Vous connaissez Pessa'h Cheni ? Le 14 du mois d'Iyar, exactement un mois jour pour jour après la délivrance de Nissan, il y a ce qu'on appelle Pessa'h Cheni. À la demande de qui ? De ceux, parmi les enfants d'Israël, qui n'étaient pas présents lors du Pessa'h Richon, du premier Pessa'h, et qui demandent à HaKadosh Baroukh Hou: nous aussi, nous voulons faire partie de cette délivrance. Aucun problème, dit HaKadosh Baroukh Hou. Vous avez gagné, vous avez inventé une nouvelle fête, le deuxième Pessa'h. La différence est claire. Dans le premier Pessa'h, c'est Dieu qui vient, on subit notre délivrance. Dans Pessa'h Cheni, il y a déjà une participation: ce sont nous-mêmes qui inventons cette fête. « Pas présents », cela veut dire qu'ils étaient impurs ou loin en chemin, c'est ce qui est écrit. Ayou tme'im: en réalité on parle de ceux

qui étaient les deux enfants d'Aaron, qui étaient morts, et qui étaient impurs, qui ne pouvaient pas participer au seder de Pessa'h et qui étaient donc, entre guillemets, exclus de cette délivrance. Ils ont demandé à HaKadosh Baroukh Hou: nous aussi, nous voulons faire partie de ce peuple, donne-nous quelque chose. Il y a donc une réinvention de cette fête, avec une image humaine, qui s'appelle Pessa'h Cheni, à la différence de Pessa'h Richon qui est Pessa'h

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

Dans la même série

  1. 1
    Yom Yerouchalayim : du don divin à notre part active
    Le passage de Nissan (Dieu nous délivre) à Iyar (nous y prenons part), et ce que Yérouchalayim révèle de la Gueoula.
    En cours de lecture
  2. 2
    Yerouchalayim, entre idéal d'en haut et réalité d'en bas
    Pourquoi Yerouchalayim est un pluriel, et comment rapprocher la réalité de l'idéal divin qu'elle porte.
    53 min
  3. 3
    Yom Yerouchalayim : Yerouchalayim, lieu de l'éternité
    Le verset de David « Vayévarèkh » lu comme un appel à faire descendre l'infini dans ce monde.
    55 min
  4. 4
    Yérouchalayim, Chamaïm et Erets : l'équilibre de la Torah
    Le rav relit le verset de David sur la grandeur divine : bonté, mesure et équilibre, et pourquoi Yérouchalayim est au pluriel.
    54 min
  5. 5
    Yerouchalayim, lien entre Dieu et la terre d'Israël
    Le roi David, les sept attributs divins et le retour du peuple à Yerouchalayim en 1967.
    54 min

Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav