Le nationalisme juif, Israël et la mission divine
Le rôle d'Israël comme canal de la morale divine pour les nations, et pourquoi la Torah doit s'incarner dans une royauté sur la terre.
Rav Yoël Benharrouche
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Bonjour à tous.
plus conscients. Certains d'entre nous ont peur de ce programme, puisque ce programme introduit quelque chose de très grand, de très divin qui descend dans le monde. Et donc c'est difficile pour nous de réaliser, d'avoir cette responsabilité vis-à-vis des nations. Et donc certains d'entre nous choisissent de sortir un petit peu du contexte en se disant: moi, je ne veux pas me prendre cette responsabilité dans le monde.
Bien qu'à l'intérieur de moi, je ressente le degré qu'effectivement j'ai quelque chose à donner, quelque chose qui ne vient pas de ce monde, qui ne vient pas de l'humain, mais qui vient d'une force divine que nous avons reçue en prophétie au mont Sinaï. Et pour faire ce travail, il faut qu'on revienne sur notre terre. Donc les nations du monde, dès que nous sommes revenus sur notre terre, se réveille chez elles une certaine angoisse.
L'angoisse qui provient du fait que, si effectivement, peut-être qu'effectivement Israël a raison. Est-ce que nous nous sommes trompés vis-à-vis d'Israël ? Peut-être qu'Israël a effectivement un rôle à jouer dans ce monde. Et maintenant qu'ils sont revenus sur leur terre, eh bien ça va détruire en fait toutes les notions de toutes les religions qui ont bafoué le programme d'Israël dans le monde.
Alors qu'est-ce qu'on va essayer de faire à partir de maintenant ? C'est intuitif. On va essayer de salir l'image de la nation d'Israël sur sa terre. Donc tout ce qu'Israël va tenter de faire depuis son retour sur la terre d'Israël va rencontrer des obstacles, des difficultés que les nations du monde placent face à Israël pour essayer de faire tomber, de salir l'image d'Israël, pour nous dire, en d'autres termes: vous n'êtes pas les conducteurs de la lumière divine dans ce monde. Regardez, vous n'êtes pas mieux que les autres. Vous êtes aussi sales que toutes les nations du monde. Peut-être plus.
Nous sommes dans le péréguimel. Et le péréguimel, je résume juste la première partie: le peuple d'Israël ressent donc en lui que ce qu'il est en train de vouloir donner au monde ne vient pas d'un degré humain. Si ça venait d'un degré humain, ça aurait été subjectif.
Il n'y aurait pas eu véritablement de sens. Parce que chaque nation peut dire: moi, j'ai été doté d'une mission, et cette mission, je la réalise. Je réalise cette mission pour le bien de l'humanité tout entière. Mais qui me prouve que cette mission me vient d'Kadosh Baroukh Hou ? Eh bien, le peuple d'Israël sait, et c'est ce qu'il dit au monde, c'est ce que nous disons au monde,
que la mission d'Israël n'est pas une mission inventée par Israël, mais qu'en réalité c'est Kadosh Baroukh Hou qui a transmis cette mission divine, son but, le but même de la création, par le peuple d'Israël pour le monde entier. Alors, il ne faut pas se tromper: Dieu n'est pas le Dieu d'Israël seulement. Kadosh Baroukh Hou, c'est le Dieu du monde. Mais pour passer du divin à l'humain,
il y a un intermédiaire qui s'appelle Israël. Ce canal qu'Kadosh Baroukh Hou a choisi, qui a une capacité spéciale, une néchama spéciale, une âme spéciale, qui va lui permettre de traduire la pensée divine dans une morale qui va être donnée aux hommes. Mais pour que ça marche, il faut effectivement que ce soit vrai. C'est-à-dire qu'un jour dans l'histoire, Dieu est effectivement descendu vers le peuple d'Israël:
c'est ce qu'on appelle le don de la Torah, et qui nous a donné ce message. On ne peut pas inventer un message de morale pour le monde entier en disant que nous sommes la lumière des nations, mais une lumière inventée par nous-mêmes. Ça n'existe pas. Il faut qu'on vienne avec un message, et ce message est un message divin. Donc le moussar, la morale humaine, si elle n'est pas liée à la morale divine, n'existe pas. Tout ce qui n'est pas lié
à la morale divine, à la source divine des choses, ne peut pas exister. Ça n'existe pas. C'est toujours voué à l'échec. Mais Israël ne vient pas par une morale humaine, et c'est ça, la nouveauté. Israël vient donner une morale divine aux nations du monde. Mais pour donner cette morale divine aux nations du monde, il faut qu'Israël prenne conscience qu'effectivement tout ce degré vient du divin.
Alors lorsqu'Israël prend cette conscience, se réveille une autre difficulté: qui suis-je, moi, pour faire passer aux nations du monde cette valeur divine ? Je vais me conduire au même niveau que les nations du monde. Je n'ai pas besoin d'être supérieur. Comme ça, j'ai une tranquillité. J'évite la haine des nations, et j'évite de me prendre la tête avec un sujet qui est trop grand pour tout le monde et peut-être même pour Israël lui-même.
Ça, c'est la tête de certains, qui fonctionne de telle manière qu'elle pousse certains d'entre nous à sortir du jeu en se disant: écoutez, c'est trop compliqué, cette histoire. On ne peut pas faire passer un message qui vient de Dieu au monde entier. Peut-être que le monde n'est pas prêt, peut-être que nous ne sommes pas prêts, peut-être que c'est trop compliqué, trop grand pour nous. Malgré tout, le sujet reste toujours le même: nous avons un message qui vient de l'au-delà
à faire passer au monde de la matière. Ce n'est pas une invention humaine. Ce n'est pas subjectif. On n'a rien inventé. On ne s'est pas inventé une Bible, une Torah. C'est Dieu qui est descendu dans le monde, qui s'est dévoilé au monde à travers Israël. On n'a rien demandé pour ça. On a subi. Dieu nous a mis la montagne sur la tête. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est une expression. Ça veut dire qu'on est forcé de faire ce travail
malgré nous. Mais, d'un autre côté, on ne peut pas y échapper. C'est notre mission, c'est notre nature la plus profonde. Et lorsque nous nous recontactons avec cette nature-là, c'est ce qu'on trouve. Ça veut dire qu'à partir du moment où Israël revient à son véritable degré d'identité, il a un seul message qui apparaît: il doit faire ce travail vis-à-vis des nations. Malgré nous, on fait ce travail. Il faut comprendre.
Et intuitivement, les nations du monde comprennent aussi. Puisque tous les médias du monde, toutes les télévisions du monde, toutes les radios du monde sont à l'écoute de ce qui se passe en Israël. Pourquoi ? Parce qu'inconsciemment, à l'intérieur de ces nations, reste encore cette mémoire qu'effectivement Israël doit jouer ce rôle dans le monde. Donc tout le monde attend de savoir ce qui se passe ici,
avec une certaine envie, malgré tout, de salir un petit peu l'image d'Israël, pour dire: vous voyez, vous ne valez pas plus que les autres. Peut-être que Dieu ne passera plus par vous pour son message. Et donc on invente de nouvelles religions. À partir de ce degré-là, le peuple d'Israël ne se suffira jamais d'éléments qui soient des éléments petits, moyens. Le peuple d'Israël ne se suffit jamais du moyen. Le peuple d'Israël a toujours besoin du plus haut.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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