Hanna, la prière et la matrice de l'avenir
Le verset de Hanna lu comme un donner-recevoir : Hachem ferme la matrice pour qu'elle demande en vue de donner.
Orot veKelim
Ensuite : Le Rambam : la Torah orale, son origine et son rôle, 1 h 01
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Shalom, shalom. Bienvenue à l'Yeshiva de Online. On continue en direct de Yerouchalaïm. On a repris aussi la yeshiva au Mahonmir. Donc, moi, physiquement, je suis au Mahonmir, mais virtuellement je suis avec vous. On était en plein shiour sur Rosh Hashanah, sur l'étude de la préparation: qu'est-ce qu'on doit faire comme préparation pour le jour de Rosh Hashanah ? On a parlé du moed.
On avait parlé des rencontres avec Akadosh Baruch Hu, et on avait appris qu'en fait, la rencontre avec Akadosh Baruch Hu doit se préparer un mois avant la fête. Un mois avant la fête, on doit se préparer, parce qu'on doit réussir cette rencontre-là. Cette rencontre est une rencontre qui a pour but la hit'hadchout, le renouvellement.
Maintenant, juste, je veux faire un test. Quand j'écris en hébreu, vous voyez à l'endroit ou à l'envers ?
— Je ne vois rien. Vous voyez comment ?
— À l'endroit.
— Je ne vous vois pas. Comment il faut faire ? Envoyer à l'endroit ?
— Bien, non, correct. Envoie à l'endroit. Magnifique. Parce que moi, sur mon écran, je le vois à l'envers.
— Je ne pense pas.
— Ah, voilà. Donc, vous voyez là le mot ? Le mot veut dire renouvellement. Il vient du mot qui veut dire nouveauté, quelque chose de nouveau.
Maintenant, qu'est-ce qu'on doit faire ? Comme hit'hadchout, on va savoir de quel hit'hadchout on parle, de quel renouvellement on parle. Chaque mois, à Rosh Chodesh, on fait appel aussi au renouvellement, puisque chodesh veut dire mois, et rosh veut dire la tête. On dit donc Rosh Chodesh, c'est le renouvellement du mois. Le renouvellement du mois.
En fait, qu'est-ce qui se passe ? Chaque Rosh Chodesh, à chaque début de mois, on appelle un renouvellement, parce que c'est le renouvellement du cycle de la vie. Mais à Rosh Hashanah, quelle est la particularité du renouvellement ? C'est ça qu'on veut essayer de comprendre. Pour ça, on va reprendre les mekorot, les sources.
Est-ce qu'on avait commencé la Haftara ? Est-ce que vous vous rappelez si on avait commencé la Haftara ou pas ? Alors regardez. Je vous fais le partage d'écran. Vous avez travaillé sur le dernier verset du livre de Choftim, le livre des Juges ?
— Ok. On avait expliqué... Vous avez vu ? Vous voyez ici ? Et on a expliqué quelle est la signification du mot... Qu'est-ce que ça veut dire ? Je vous écoute.
— On a un examen aujourd'hui.
— Il n'y a pas. Il n'y a pas, d'accord ? Vous vous rappelez ça ? Et quand on lit ein, qu'est-ce que ça veut nous dire ? Qu'il y a quelque chose... Un verbe. Quelque chose qu'il n'y a pas. Quelque chose qu'il n'y a pas. Mais qu'est-ce qu'on avait appris ? On l'avait appris ou pas ?
— Oui. Vous avez introduit l'idée que le verset crie une réalité et ne décrit pas une réalité, et que c'était une invitation à...
—... ramener le roi qui était dans le champ, le ramener sur son trône. Exactement. Et on avait expliqué que le mot ein, en fait, ne veut pas dire « il n'y a pas », mais « il n'y a pas encore, mais il y aura ». Il y aura, voilà. D'accord ?
Et en fait, on avait exprimé que... Regardez, je vais vous montrer sur le tableau, comme ça ça ira plus vite. On avait exprimé que le mot haïn, je vais essayer de l'écrire d'une autre manière, d'accord ? Ce sont les lettres aleph, youd, noun. Cela veut dire « il n'y a pas encore, mais il y aura ». On peut former un nouveau mot: vous prenez les lettres et vous les changez dans tous les sens, vous allez avoir un nouveau mot. Qu'est-ce que ça veut dire, Ani ? « Moi. Je. » C'est-à-dire quelque chose de très spécial. Le mot qui veut dire haine... il n'y a pas... devient Ani. C'est-à-dire qu'on parle du néant, du haïn, du néant. Haïn, ce sont les mêmes lettres qui veulent dire néant. On parle du haïn, du néant, et du Ani.
— Oui, mais ce sont les séphirot. C'est Keter, quand on est à Keter, dans les séphirot.
— Mais même sans rentrer dans le côté, une dimension kabbalistique, on sait que le monde a été créé à partir de rien. D'accord ? Et on dit, en fait, que le monde vient du néant. Le néant, ça se dit Aïn. Et qu'est-ce qu'a fait Akadosh Baruch Hu ? Il a sorti du néant, il a sorti le yesh. Yesh, c'est « il y a », c'est la création, la chose concrète, la créature, le monde, l'homme, les animaux: le monde entier a été créé.
On dit qu'Akadosh Baruch Hu a créé à partir du néant, il a donné naissance à la création, au yesh. Yesh veut dire « il y a ». Moi, ce que je veux affirmer, c'est que le yesh, en fait, c'est égal au Ani, et ce sont les mêmes lettres que le haïn. C'est-à-dire qu'on pourrait exprimer tout le mois d'Eloul comme étant le haïn, le néant, pour redevenir le yesh, pour devenir le Ani.
— Est-ce que ça serait possible d'écrire en majuscules, pour d'autres fois ?
— Comment, en majuscules ? Ah, les lettres carrées. Voilà, les lettres carrées. Pardon, excusez-moi, je vais refaire ça. Yesh est égal à Ani. Ça va mieux comme ça ?
— Oui, merci. On appelle ça en français ex nihilo, qui est sorti à partir de rien.
Donc maintenant, regardez. On reprend à partir de la source. On a ici, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de roi. On doit sortir du néant, emmener le roi sur terre. Maintenant, comment emmener le roi sur terre ? On va nous raconter l'histoire de deux personnes qui ont réussi à emmener le roi sur terre. Qui sont ces deux personnes ? Elkanah et sa femme Hanna. Et l'histoire commence comme ça.
Maintenant, ce que je vais lire, c'est la Haftara du premier jour de Rosh Hashanah. En fait, c'est la Torah qui nous donne un exemple de comment réussir ce renouvellement, en particulier à Rosh Hashanah, mais c'est un renouvellement qu'on retrouvera aussi jusqu'à Kippour. Alors regardez ce qui est écrit: « Il était une fois un homme. » Ish veut dire homme. Mais sachez-le: à chaque fois que la Torah utilise le mot ish, cela veut dire un homme important. C'est un peu comme on dit mensh. Un mensh, c'est un homme, un homme dans toute sa grandeur et sa valeur.
Donc là, les prophètes nous disent: « Et ce fut un homme des hauteurs du Scopus, de la montagne d'Éphraïm. Son nom était Elkanah. » Le mot Elkanah veut dire Hachem, Dieu a acquis, Hachem a pris possession. C'est-à-dire que cet homme-là est une personne très proche des idéaux divins. Et on va voir de quelle manière et pourquoi on l'appelle Elkanah. « Ben Yeroham, fils de Yeroham. » Maintenant, en quoi c'est important de savoir que c'est le fils de Yeroham ? Quand la Torah précise l'ascendance, cela …
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