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Pessah, la sortie d'Egypte comme lumière qui ne s'éteint pas

Pourquoi la sortie d'Egypte reste active aujourd'hui, et comment savoir recevoir cette lumière divine.

55 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Pessah : sortir de la prison de son identité, 4 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous continuons notre développement concernant la sortie d'Égypte. Nous sommes arrivés la dernière fois à la compréhension que le printemps d'Israël, la fête du printemps, c'est-à-dire Pessa'h, a été et restera le printemps de l'humanité tout entière. Autrement dit, sans la sortie d'Égypte, sans la sortie d'Israël du pays d'Égypte, avec tout ce que cela comprend dans le sens profond de cette sortie, de cette libération, le monde entier resterait dans son exil, qui n'a pas de fin. Et donc je reprends à cette étape-là.

Sans la sortie d'Israël du contexte d'Égypte, le monde serait resté indéfiniment dans un degré d'exil. La raison en est que, pour la première fois dans l'histoire, un fondement libérateur, c'est-à-dire une intervention divine dans le monde, s'est manifesté. Et ce fondement a commencé à se mettre en marche. Pour Israël, il a été utilisé pour la première fois. Et par rapport à cette sortie d'Israël, ce fonctionnement marchera aussi à la fin des temps pour les nations du monde.

Qu'est-ce que cela veut dire, sortir d'Égypte ? Sortir de l'esclavage physique et mental. Sortir du contexte de la nature qui étouffe l'homme dans son essence. Cela veut dire qu'Israël a été libéré de ce contexte naturel qui l'étouffe. Israël peut, à partir de la sortie d'Égypte, voir que la nature n'est pas limitée à ce qu'elle dévoile au niveau extérieur, superficiel. Qu'il y a dans ce monde naturel des valeurs supérieures, des valeurs divines, une éthique divine, une morale divine, et que le monde doit un jour arriver à vivre selon ce degré-là. Cela, c'est ce qui a été dévoilé à Israël. Eh bien, ce même dévoilement, ce même fonctionnement a été mis en route une fois, et il reste en cours, en route pour tous les temps.

C'est-à-dire que la sortie d'Égypte n'est pas un degré ponctuel dans l'histoire. Ce n'est pas une fois. On n'est pas sorti une fois d'Égypte. On est sorti une fois pour toutes les sorties. Il y a une règle chez nos sages: il n'y a pas de manque au niveau de ce que Hakadosh Baroukh Hou dévoile. C'est-à-dire que si Hakadosh Baroukh Hou est un jour descendu sur le mont Sinaï, cela veut dire qu'il descend toujours. Si un jour Dieu a donné la Torah, alors il la donne toujours. C'est pour cela que nous disons dans la berakha: ce n'est pas une fois dans le passé, mais tous les jours dans le présent continu. Et tout ce que Hakadosh Baroukh Hou fait, en réalité, il le fait continuellement.

Seulement, pourquoi ne le reçoit-on pas continuellement ? Cela dépend de l'ustensile que l'on présente pour recevoir ce qu'Hakadosh Baroukh Hou donne continuellement. Autrement dit, Hakadosh Baroukh Hou nous fait sortir d'Égypte constamment. Mais il faut savoir où je me trouve, en tant qu'individu, pour écouter, pour entendre et utiliser cette sortie. Ou alors cela ne m'intéresse pas du tout. Je sais qu'un jour il y a eu la sortie d'Égypte, mais je ne profite pas de cette impulsion. C'est-à-dire que je ne comprends pas que cette histoire est actuelle et que je peux utiliser la même puissance qui s'est créée là-bas, et qui continue jusqu'à aujourd'hui, et même plus tard.

On n'a pas reçu, elle a été donnée, mais on n'a pas reçu. Cela n'a aucun rapport avec la Torah. Cela a un rapport avec le lieu dans lequel Hakadosh Baroukh Hou s'est dévoilé, c'est-à-dire le degré dans lequel nous sommes arrivés à l'unité. Donc le lieu en lui-même ne représente pas grand-chose à ce moment-là, seulement ponctuellement ou à l'instant. Mais la valeur que nous avons reçue est une valeur qui nous reste à vie. Cela veut dire que c'est Israël qui doit arriver à un degré de réception.

Je vous ai déjà dit une fois que la partie que Dieu donne, c'est sa partie à lui. Mais la partie qui nous incombe, c'est la partie où je suis capable, moi, de recevoir. Ça, c'est une autre histoire. Lui, c'est un donneur, c'est sûr, c'est sa nature de donner. Mais moi, est-ce que j'ai développé une qualité de récepteur ? Est-ce que j'ai une parabole, une antenne qui me permet d'écouter, d'entendre et d'assimiler toutes ces valeurs ? Ça, c'est déjà une autre histoire. Ici, c'est un problème seulement de réception. Ceux qui ne savent pas réceptionner la lumière la ratent constamment, et ceux qui savent la réceptionner la reçoivent, tout simplement.

Et c'est pour cela qu'on doit étudier, en fait, la réception. C'est ça, notre étude: comment recevoir. En hébreu, cela s'appelle, c'est-à-dire qu'on doit étudier la Kabbale. La Kabbale, c'est comment recevoir la lumière divine. Ce ne sont pas des mots qui font peur. Encore une fois, quand tu as ton étude, même à n'importe quel degré de ton étude, tes maîtres ont déjà assimilé, sont déjà versés dans cette étude. Donc même lorsque tu étudies quelque chose d'autre, tes maîtres te font passer à l'intérieur de cette étude. Même quand tu étudies la Michna, ils te font passer ces valeurs qu'eux ont déjà étudiées. Donc tu t'imprègnes déjà de cette étude, peut-être même sans le savoir.

Donc la sortie d'Égypte est la preuve que Hakadosh Baroukh Hou peut dominer l'impureté. J'ai traduit ici « impureté », mais en réalité le mot touma veut dire l'imperméabilité. Tamé vient du mot Atoum, qui veut dire « bouché ». En hébreu, quelqu'un qui est bouché, c'est quelqu'un dont la lumière ne peut pas pénétrer. Donc il est tamé. Tamé ne veut pas dire « impur ». « Impur » ne veut rien dire en hébreu. Le mot tamé veut dire qu'il n'est pas capable de recevoir, donc il a un problème de réception de la lumière divine. Pourquoi ? Parce qu'il a créé autour de lui une écorce qui s'appelle la touma.

Et donc Hakadosh Baroukh Hou, lorsqu'il nous fait sortir d'Égypte, prouve qu'aucune touma dans le monde ne peut nous arrêter, nous bloquer. C'est-à-dire qu'il y a une intervention divine sur cette touma. Il y a une domination divine sur la touma, qui fait qu'on arrive à sortir d'Égypte malgré notre état lamentable de 49 degrés de cette impureté. Cela veut dire que là naît une notion très optimiste du judaïsme: le mal peut être dominé. Cela veut dire qu'en réalité le bien gagne toujours, en fin de compte. Même si, sur le chemin, tu as l'impression que le mal se développe, c'est le bien qui gagne à la fin. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'Hakadosh Baroukh Hou ne rate pas le monde qu'il a créé. Et donc il n'y a aucune force qui puisse aller contre.

Elle peut juste retarder certains degrés, cacher certains degrés, mais jamais aller contre la lumière divine. Donc Hakadosh Baroukh Hou nous montre ici un degré optimiste, et nous devons acquérir ce degré optimiste. Cela veut dire qu'il n'y a rien dans la vie qui peut éteindre ma volonté de me rapprocher, de dévoiler la lumière divine dans ce monde. En hébreu, il y a une expression: si on a réussi à passer la klipa qui s'appelle Paro, on peut passer n'importe quoi dans ce monde. Et c'est vrai, c'est une expression vraie. …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

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