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Le cheval et le lion : la double force d'Israël

Le Rav Kook oppose la force reçue du peuple à la force propre, et la Torah à la tefillah.

45 min

Rav Eytan Fiszon

Ensuite : L'exil, la présence divine et la douleur d'Hachem, 47 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à toutes et à tous, Chalom ou'Racha, Chavoua Tov. Nous revenons à notre étude d'Ein Haya. Nous étions à la page 9, exactement, c'est là, Pisqa Yod-Guimel. On se rappelle que nous sommes toujours dans les histoires du roi David et de ses nuits mouvementées.

Donc, on nous dit que depuis le coucher du soleil jusqu'au milieu de la nuit, David somnolait tel un cheval, et qu'ensuite, depuis Hatsot jusqu'au lever du soleil, il se renforçait tel un lion. Le Rav Kook essaye de nous dire que le fait d'avoir choisi ces deux comparaisons, ces deux animaux, ça veut dire quelque chose. Et voilà ce qu'il nous explique ici.

Ces deux animaux qui ont été choisis ont une particularité, nous dit le Rav Kook. Puisque ce sont les animaux comparés à la capacité qu'avait David à lutter contre le sommeil, cela veut dire que ce sont deux animaux qui ont un rôle à jouer dans le combat.

Mais, nous dit le Rav Kook, il y a une différence entre ces deux animaux. Le cheval sert à la guerre, mais il ne fait pas la guerre lui-même. Il n'est qu'un ustensile pour l'homme qui le chevauche, qui peut donc l'utiliser comme sa jeep. Le cheval, c'est la jeep de l'époque. Alors que le lion … il a besoin de personnes pour le monter, pour être capable d'infliger une correction à celui qui l'a embêté. On a donc deux dimensions de Gvoura, deux dimensions de vaillance.

De la même façon que chez le lion, il y a une force intrinsèque à lui-même, alors que le cheval n'est fort que parce qu'il est utilisé à bon escient. Dans l'homme, il y a également deux dimensions de puissance. Il y a une puissance intrinsèque à Israël.

Et nous dit le Rav Kook, de quoi s'agit-il ? C'est la Torah et la Téfila. Ce sont les choses qui sont propres à Israël.

D'un côté, il y a les individus, les Tsadikim, qui font la Torah, qui font des Tefilot extraordinaires et qui vont sauver plein de monde grâce à eux. Et il y a le Koa'h du Tsibour: la force et la vaillance de Klal Israël rejaillissent sur moi également. C'est comme le lion qui est tout seul et qui se bat tout seul, tels les Tsadikim, ou alors le cheval, qui est puissant lorsqu'il est monté par quelqu'un de plus grand que lui.

En gros, le lion, ce sont les Tsadikim, et le cheval, c'est l'homme israélien. D'accord ?

Et comme je l'ai dit dans le texte de l'Avot, l'idée c'est qu'à l'époque, comme je le sais, il y avait le pouvoir de David jusqu'à la chasse. Donc la force du roi David jusqu'à la chasse, c'était le pouvoir de la chasse, c'était la force du public.

C'est-à-dire qu'il ne s'occupait pas de lui-même. Toute sa force venait à ce moment-là du peuple d'Israël.

Résumons. L'âme israélienne a une puissance énorme qui rejaillit sur les individus, et les Tsadikim rejaillissent également sur les individus. L'âme israélienne se sert de la force du... enfin, moi et toi nous servons de la force du Klal, de la communauté.

Et les Tsadikim, c'est le lion. David, depuis le coucher du soleil jusqu'au milieu de la nuit, se sert de la force du peuple juif. Depuis Hatsot jusqu'au lever du soleil, c'est sa force à lui. D'accord ? Et maintenant, nous pouvons passer à la Pisqa suivante, mais avant, nous devons rentrer dans la Guemara.

— Pardon ? Oui ?

Et qu'est-ce que ça veut dire qu'il se sert de sa force à lui ? Pour quelle raison ? Pour servir Hachem ou pour se servir lui-même ?

— Les deux, les deux, mon capitaine. C'est-à-dire que c'est moi qui influence le peuple juif ? Oui. Ou est-ce que c'est le peuple juif qui m'influence ? Non, les deux. Alors, jusqu'à minuit, David puisait sa force du Klal Israël. À partir de minuit, il donnait sa force au Klal Israël. D'accord ?

— C'est là qu'il a écrit cette chose ?

Justement, maintenant nous allons voir ce qu'il faisait à ce moment-là. Allez, partons dans la Guemara.

Alors, tu as la page d'après ? Rabbi Yaakov… On a perdu Rabbi Yaakov.

— Tu veux dire la page d'avant ou la page d'après ?

— Je n'ai pas compris.

— D'après, d'après.

C'est là, j'ai tourné la page, c'est la Guemara, là.

— Non, tu n'as pas tourné la page. Quelle page ? On vient de terminer cette page-là. En bas, il y a écrit Oudallet, c'est bien ça ? Où tu vois Oudallet ? Là ? Ce n'est pas celle que tu nous montres, là ? Ah, peut-être que vous ne voyez pas… Je comprends. Tu n'as pas changé le partage. Là, c'est bon ?

Toujours pas. Pas encore. Vas-y, maintenant. Apparemment, ça ne s'est pas compris. Là, c'est bon ? Oui, mais là il faut le haut, en fait. Voilà. On va commencer depuis là-haut.

Messieurs, dames, nous voilà partis dans la Guemara. Je ne sais pas si nous aurons le temps aujourd'hui de voir une autre Pisqa du Rav Kook, parce que maintenant, pour comprendre ses explications, il faut d'abord connaître l'Aggada sur laquelle il va se baser. Or, c'est une longue Aggada. Venez, on va essayer de comprendre de quoi il s'agit.

Donc on lui dit: jusqu'à Hatsot, il étudiait la Torah. Il semble que cela ait un rapport avec les Tehillim, comme tu disais, Félicia. Maintenant, regardez, l'Aggada commence. Dans le verset, on avait lu il y a longtemps, et on va le revoir ici.

— Pourquoi tu dis ça ?

Peut-être que quand on lit le mot Nechef… ça ne veut pas dire que c'est la nuit, parce que c'est de là qu'on avait appris que David se réveillait pendant la nuit. Et là, on te dit: non, peut-être que Nechef veut dire le matin. Dans le livre de Chmouel, on nous dit: David était éveillé depuis le Nechef jusqu'au soir. Donc Nechef voudrait dire le matin, et non le soir.

On te répond non. En fait, cela veut dire que c'était de la nuit jusqu'à la nuit. En gros, David était réveillé 24 heures sur 24. Ce n'est pas qu'il était réveillé du matin au soir, ou du soir au matin, mais du soir au soir, il était réveillé.

Il y a deux dimensions de Nechef. Il y a une force particulière, une dimension particulière, qui est celle de la nuit, et celle du jour. Le fait que David, pendant les deux…

…utilisait ses forces pour s'accrocher à Kadosh Baroukh Hou, au peuple juif. C'est la grandeur de David. D'accord.

Et là, on nous demande: comment faisait-il pour savoir quand arrive Hatsot, pour passer du moment où il étudiait la Torah au moment où il dit Chirot et Tishbahot, ou alors, comme on vient de le comprendre, pour passer du moment où il puise ses forces du Klal Israël au moment où il donne ses forces au Klal Israël ? Comment sait-on quand arrive Hatsot, le milieu de la nuit ?

Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim

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