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Les cinq forces de l'âme selon le Rambam : le désir et l'intelligence

Maïmonide distingue les forces de l'âme qui agissent sans choix de celles qui relèvent du libre-arbitre.

59 min

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Ensuite : Guérir l'âme et corriger ses mauvaises midot selon le Rambam, 1 h 01

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

La semaine dernière, nous avions commencé le premier chapitre des Chemonah Peraqim de Maïmonide, et nous avions vu quelque chose de très connu chez le Rambam: la Nefesh, l'âme, est une. Même si la Nefesh accomplit beaucoup d'actions, il ne faut pas penser qu'on a plusieurs âmes, plusieurs sources de vie. Il n'y en a qu'une.

Je vais expliquer cela par rapport à la science. Les neuroscientifiques disent que le cerveau de l'homme est stratifié, avec différents « cerveaux » superposés: celui qui vient de l'époque des serpents, des reptiles, le cerveau reptilien, et ainsi de suite. On aurait donc pu penser que nous sommes déchirés par plusieurs personnalités, parce que notre intelligence humaine serait en contradiction avec le cerveau reptilien. On pourrait le dire, mais

selon la conception du Rambam, notre Nefesh est une, notre âme est une. C'est-à-dire que toutes nos forces viennent de la même source. Il n'y a donc aucune possibilité qu'il y ait un combat entre ces forces. On peut avoir l'impression qu'il y a un combat entre elles, mais en vérité il n'y en a pas. Si on met chaque force à sa place, elle peut se développer et agir d'une façon optimale, sans gêner les autres forces.

Une question a été posée la semaine dernière: dans la Kabbale, dans le Chabad, il y a aussi Nefesh, Nechama, il y a plusieurs niveaux. J'y ai réfléchi et je me suis dit que c'est exactement la même chose. La Nefesh, on ne va pas la définir, mais on peut dire que dans certaines sources il y a la Nechama, qui est au-dessus, puis il y a la Nefesh. On retrouve cela aussi chez d'autres personnes que les Juifs. Peut-être y a-t-il un écho, chez vous ou chez moi ? C'est bon, j'ai réglé. Il y avait un écho, et il n'y en a plus.

On pourrait donc comprendre qu'on est une stratification, qu'il y a le Juif qui est au-dessus de l'homme, et que tout cela se combat en nous. Non. Même si le Juif a une Nefesh, il faut comprendre que c'est la Nefesh d'un Juif, ce n'est pas celle d'un goy. Même si on va parler de la même chose pour les deux, de la même façon qu'on a dit qu'un cheval mange et qu'un homme mange: la façon de manger du cheval n'est pas la façon de manger de l'homme, parce que c'est l'âme du cheval qui mange, et c'est l'âme de l'homme qui mange. Même si, au niveau extérieur, il y a une ressemblance dans les actions, en vérité cela n'a aucun rapport, parce que cela vient d'une autre source.

Et on va continuer. Ça, c'est le Perek suivant. Donc, on avait commencé à dire, dans ce Perek, que comme un médecin apprend toutes les parties du corps pour pouvoir les guérir, nous aussi, puisque le Chemonah Peraqim est l'introduction aux Peraqim, c'est-à-dire au travail sur les Middot, c'est la première chose que fait le Rambam: il explique comment l'homme est construit et comment il fonctionne.

Quelles sont donc les cinq parties, les cinq forces de l'âme ? On avait dit qu'il y avait le Zan, le Margish, le Medaber, le Mitorer et le Sirni. Je pense qu'on a parlé des deux premières.

On a parlé du Zan: c'est tout ce qui est physique, toutes les fonctions que fait le corps, comme manger, digérer, grandir, donner naissance, vieillir. Ensuite, on avait vu le Hélek Hamargish. Le Hélek Hamargish, ce sont les cinq sens.

On avait aussi vu le Hélek Hamedameh, c'est l'imagination: celle qui nous permet de nous rappeler des choses passées et de les rassembler pour imaginer des choses nouvelles. Je pense qu'on est arrivé au Hélek Hamitorer, et au Hélek Hamitorer…

Y a-t-il des questions sur ce qu'on a déjà vu la semaine dernière ? Non ? On va continuer.

— Il faudrait agrandir le texte, s'il vous plaît.

Agrandir le texte, on va essayer. Comment on fait ça ? En bas de la feuille… Voilà, là. C'est mieux comme ça ? Vous le voyez agrandi ou pas ?

— Oui, oui.

Ok. C'est mieux ? C'est bien comme ça ?

— Oui, oui.

Ok. Donc, la partie qui se réveille. Voyons comment le Rambam la définit: c'est la force par laquelle l'homme désire quelque chose, ce qu'il aime. Il repousse ce qu'il n'aime pas, ce qui le dégoûte. De cette force vont venir les actions de demander quelque chose, ou de Nivrah, s'enfuir de quelque chose. Si, par exemple, je n'aime pas les épinards, je vais m'enfuir des épinards: je n'irai pas chez ma grand-mère qui me prépare des épinards. Si je sais que pour Chabbat elle me prépare des épinards, je n'irai pas. Ou si j'aime les glaces, j'irai vers là-bas. Et toutes sortes de choses. Quelqu'un qui aime quelque chose qu'il apprécie va essayer de l'acquérir, de se rapprocher de la chose. Et les choses qu'on n'aime pas, on va essayer de s'en enfuir, de s'en éloigner.

De cette force de l'éveil, on va choisir une chose ou s'éloigner d'une chose. Vous allez aussi y voir la colère, la joie, le fait d'accepter quelque chose, la peur. Aoz, c'est le courage, le contraire de la peur. Arzariout, la cruauté, et Rahmanout, la pitié, sont des contraires. Puis Ahava et Sinah, l'amour et la haine. Vearboe meiloulé mikrim: il y a beaucoup de cas, anavshihim, d'un effet de l'âme. Donc, d'après la définition du Rambam, on voit qu'il parle des sentiments, des sentiments qu'on a pour diverses choses. Cela peut aller jusqu'à la colère, cela peut aller jusqu'à la pitié. Tous les sentiments se trouvent dans cette force-là.

Pour rejoindre ce qu'on disait plus tôt: si on regarde des animaux, on peut parfois reconnaître chez eux de l'amour. Quelqu'un qui a un chien dira: mon chien m'aime. Quand je rentre, il est content; quand je m'en vais, il est triste. On pourra donc dire que c'est la même chose, pareil. On voit par exemple que les loups ont une compagne. On dira: c'est comme l'homme. Le loup aime sa compagne comme un homme aime sa femme. Ils restent ensemble toute leur vie, on dit parfois jusqu'à cinquante ans. On a donc un parallèle, quelque chose de commun entre les animaux et les hommes. Pareil pour l'amour d'une vache pour son veau: on pourrait le comparer à l'amour d'une mère pour son enfant.

Il faut se rappeler ce qu'on a dit tout à l'heure: l'amour, ou tout sentiment qu'on peut détecter chez un animal, sera un sentiment différent chez le Juif. On pourrait même aller plus loin et dire que tout sentiment qui se trouve chez le Juif sera différent d'un sentiment qui se trouve chez un goy, parce que c'est une autre sorte de Nechama.

— Comment cela va-t-il se dévoiler ?

Très bonne question, je l'ai dite la dernière fois. Quand on voit un cheval qui mange et un homme qui mange, on a parfois du mal à voir la différence. On a du mal à voir la différence entre le corps d'un goy et le corps d'un …

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