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Kippour, la techouva collective et la techouva individuelle

Pourquoi le peuple demande la kapparah ensemble, et pourquoi la tahara passe par un travail personnel.

5 min

Rav Élie Kling

Ensuite : Kapara ou tahara : pardon collectif et purification personnelle à Kippour, 8 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Premièrement, reconnaître qu'il y a un problème: tu as fait quelque chose qu'il ne fallait pas. Quand on se fait pardonner nos fautes, il faut savoir comment on va se les faire pardonner, par quels moyens Dieu va décider que nos fautes seront pardonnées. Deuxièmement, regretter. C'est pour cela, en réalité, qu'on doit avoir une influence sur nos propres sentiments, pour arriver à s'améliorer. C'est ça le but de la techouva, et c'est ça qui est en train de se jouer. Et ensuite, prendre sur soi de ne pas le refaire.

Quelqu'un qui est agréable avec les créatures de Dieu, avec les autres hommes, est agréable aux yeux de Dieu. Il y a dans Kippour deux masloulim. Il y a deux voix: la voix de la techouva collective et la voix de la techouva individuelle. Celle qui a le plus de chances de réussir, c'est la techouva collective. Et les Juifs ont bien compris instinctivement, puisqu'ils viennent tous au Bet HaKnesset à Kippour. Si tu restes tout seul à la maison, tu risques de te faire remarquer.

Mais ce n'est peut-être pas le mieux à faire. Si tu viens avec tout le monde, tu es fondu dans la masse, et c'est en tant que peuple que tu demandes la Kapparah. Ce qu'il faut savoir, c'est que quand on vous dit « Ben Adam », les Khaveros, la priorité, c'est dans les familles. D'abord avec ses parents. D'abord avec ses enfants. Ne pas chercher l'erreur chez l'autre, comme l'a dit le Rav Atal au début. Chercher ce qui ne va pas chez nous. Alors ce qu'on demande à Kippour, ce n'est pas seulement la Kapparah. On demande aussi la Tahara. On demande de se sentir autre, lavé.

Différent. Mieux que ce qu'on était avant de commencer Kippour. La véritable techouva, c'est quand moi je vais me regarder dans le miroir et que je me dis: je dois changer des choses chez moi. La techouva collective du peuple juif ne suffit pas. Il faut une techouva individuelle. Plus dure, pas évidente, mais la seule qui peut amener à la Tahara. La seule qui peut amener à la Tahara. Mais la techouva est possible toute l'année. Toute l'année. Et chaque veille de Rosh Chodesh, on peut tout changer.

À travers une petite action, rien du tout. À travers une sédaka. À travers le fait de prendre sur soi, de dire les tehillim, d'arrêter de dire du lachon hara. Et il ne faut pas faire la techouva par crainte. Il y a la techouva qu'on fait parce qu'on a peur: on a peur de la punition, on a peur de ce que vont dire les autres. La Tahara, la purification, c'est la techouva, mais par ahava, seulement quand on fait une techouva par amour. Donc le fait d'habiter sur la terre d'Israël, c'est la plus grande ségoula pour la kapara 'avonot. Mais attention, le Rambam nous dit…

Ça ne suffit pas. Arba amot: tout le monde, quand il marche dans les arba amot, fait une mitsva. Mais si celui qui prend sur lui de faire Torah ou mitsvot, quand il est en train de marcher sur la terre d'Israël, celui-là, on lui pardonne ses fautes. Mais à un moment ou à un autre, on se regarde dans la glace, on se dit: « Qu'est-ce que je suis loin ! Qu'est-ce que je suis loin ! Ça me manque ! » Et au moment où on se dit « Qu'est-ce que je suis loin, ça me manque », on devient fou, comme mon copain. Et on se met à courir pour essayer de retrouver cette proximité-là.

Et on se demande où il est passé. Vous pouvez savoir si, à la fin de Kippour, quand le chofar retentit, chacun de nous peut savoir s'il est arrivé à la Tahara ou pas. Si à la fin de Kippour, au moment où le chofar retentit, vous vous sentez autre, vous vous sentez différent, vous vous sentez pur, vous vous sentez soulagé, vous vous dites: « Ah, quel Kippour j'ai passé ! » Alors là, vous savez, vous avez atteint là… Tahara.

Cours de la chaîne YouTube du Rav Élie Kling

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