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La sainteté cachée dans la matière et le choix de l'homme

Pourquoi le monde reste voilé, comment l'homme développe sa segoula par l'émouna et ce que signifie manger la Torah.

54 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Les secrets de la terre d'Israel 9 - (Machon Meir) - Rav Yoel Ben Haroch, 55 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## La sainteté habillée dans la matière

Nous sommes dans la partie qui commence par HaKadosh Baroukh Hou, HaKadosh Baroukh Hou. C'est-à-dire, du côté droit, après le premier paragraphe, le deuxième paragraphe. Notre thème, c'est la sainteté qui s'habille dans la matière. Plus exactement, pas seulement celle qui s'habille dans la matière, mais celle qui se trouve dans la matière.

La sainteté qui est dans la matière est forcément une sainteté cachée, habillée. Qui dit habillée dit cachée, mais en même temps dévoilée: pour se dévoiler, on se cache. Quand je m'habille, je sors. Je me cache et je me dévoile. Les seules choses visibles dans notre monde sont donc, paradoxalement, les choses qui sont habillées. Vous comprenez ?

Une neshama qui n'est pas habillée dans un corps n'est pas visible. Mais puisque la neshama s'est habillée dans un corps, tu deviens visible. Pour ceux qui ont une vision de voir, c'est toujours un corps, un peu plus subtil, mais c'est toujours un corps. Tout ce qui n'est pas corporel, tout ce qui n'est pas habillé dans un vêtement, peu importe s'il est plus subtil ou moins subtil, n'est pas visible. On est d'accord.

Le fait d'être caché, c'est ce qui donne à l'homme la possibilité du choix. Si les choses étaient visibles, on n'aurait plus le choix. Le choix arrive parce que les choses ne sont pas claires, ne sont pas visibles. Donc je peux choisir. Si je vois la chose, elle m'oblige à accepter, parce que je n'ai plus le choix. J'ai vu.

L'association de l'homme au dévoilement de Dieu dans le monde vient parce qu'il a le choix de vouloir jouer le rôle de vecteur. S'il n'a pas ce choix, s'il est obligé de le faire, il devient comme une machine à réaliser le divin. Ça ne marche pas. Il est comme un robot, fabriqué pour dévoiler. Ce n'est pas le cas de l'homme.

La preuve, c'est que certains jouent le rôle et d'autres non. Autrement dit, le choix nous est donné de vivre selon ce que nous avons reçu à l'intérieur de notre segoula, de notre capacité, ou bien de refuser. On a reçu d'être homme, on a reçu d'être des hommes et des femmes qui font partie du peuple d'Israël. Ça, c'est un cadeau. Mais qu'est-ce que je fais avec ? Est-ce que j'ai le choix d'être un homme ou un animal ? Non. Mais j'ai le choix de me conduire comme un homme ou de me conduire comme un animal.

Donc le choix n'est pas dans la segoula. La segoula est innée, elle est au deuxième étage, à l'étage le plus bas, c'est-à-dire dans la bekhira. Nous avons donc deux étages dans notre vie. La segoula, c'est ce qu'on a reçu. Et la bekhira, c'est vouloir ou ne pas vouloir développer ce qu'on a reçu.

Dans ma neshama, HaKadosh Baroukh Hou m'a créé artiste. Je suis artiste dans ma neshama. Est-ce que j'ai le choix, dans ma vie, de ne pas développer ? Oui, il y a le choix. Mais est-ce que j'ai le choix d'avoir cette neshama d'artiste ou pas ? Non. Alors, qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour développer ce que j'ai reçu en cadeau ? Je dois m'entraîner. Comment dit-on s'entraîner en hébreu ? Leitamen, donc le mot émouna.

Le mot émouna, ce n'est pas la émouna, c'est la certification, l'entraînement pour dévoiler ce que HaKadosh Baroukh Hou a placé en moi. Donc plus je vais être mehaamin, plus je vais m'entraîner, plus je vais dévoiler ce qu'il m'a déjà créé. Il m'a créé artiste, je vais dévoiler ce qu'il a créé par mon art. Donc je dois m'entraîner beaucoup, avoir beaucoup de émouna, je certifie de plus en plus. Qui t'a dit qu'il n'a pas besoin de s'entraîner ?

## Recevoir pour donner

Mais je ne parle pas seulement de mitsvot maintenant. L'enfant va dévoiler une nature qui n'est pas encore la sienne, une nature globale. Lorsqu'il est petit, son but, c'est de manger pour vivre. Il ne va pas développer un idéal. Ce n'est pas de l'amour, c'est de l'égoïsme. Un enfant ne pense qu'à lui. Il ne donne pas, il prend. Nous non, à part toi.

Qu'est-ce qu'a dit le Rav Cherki ? Il a dit: à un enfant, il reçoit. Il reçoit, c'est tout. C'est ça, la petitesse. C'est exactement ce que je suis en train de te dire. C'est le premier niveau, le plus basique. Il est nécessaire chez cet enfant. Mais s'il continue et qu'il grandit avec cet élément-là, ça devient un rachat. L'enfant n'est fait que pour recevoir. Il est là pour recevoir. Si tu fais entrer un enfant quelque part, un tout petit garçon, une toute petite fille, il prend tout ce qu'il peut, il le met dans sa poche. Il prend tout.

Mais ce n'est pas à lui. « Laisse, non. Je prends, ce n'est pas moi. Tout est pour moi. » Il ne donne pas. Dans une deuxième étape, il va apprendre à partager. Pourquoi ? Parce qu'il voit des adultes. Mais ce n'est pas encore lui. C'est du mimétisme, c'est un perroquet. Le papa lui dit: il faut donner, tu sais, donne au monsieur. Et il se dit: mais je n'ai pas envie. Bien.

Demande à un enfant de te donner un bonbon. Quand il a reçu, il a couru à la synagogue, on dirait un commando… d'ouvrir des vannes. Il a reçu ce bonbon, demande-lui de le donner: il ne le donne pas. Mais quand le papa lui dit qu'il faut donner le bonbon au monsieur, il donne, mais son cœur est déchiré. Alors il apprend à donner. Mais ce n'est pas encore l'idéal. Il y a une troisième étape: donner pour donner.

Donner pour donner, c'est pire. Parce qu'en réalité, tu ne peux pas être dans cet état. Tu es un homme. Un homme est né naturellement en recevant, c'est sa nature. Donc l'idéal, c'est de recevoir pour donner. C'est tout. Ça, c'est une Torah du Rav Achlag: ce sont les quatre parties du Ratzon Lekabel, du Sulam, Baal HaSoulam. Vous faites une petite répétition. C'est-à-dire ? Vehou yitron ha-adam.

C'est l'avantage de l'homme qui marche par rapport aux anges, qui sont statiques. Qu'est-ce que ça veut dire, un ange ? Pourquoi dit-on que les anges n'ont pas de jambes, que leur jambe est droite ? Parce qu'ils sont statiques. Ils n'ont pas de genoux, donc il n'y a pas de possibilité de plier, donc ils ne peuvent pas avancer. C'est une métaphore. Les sages nous enseignent que l'ange ne peut pas évoluer dans sa vie. Il est créé X, il finira sa vie X. C'est tout. Tout ce qu'il a à faire dans ce monde, c'est X.

L'homme, non. L'homme peut avancer dans sa vie. Certes, il est toujours en déséquilibre, mais il avance. Le verset nous dit: je te donnerai une place pour avancer parmi ceux qui sont stables. Autrement dit, je t'ai fait homme et je ne t'ai pas fait ange. Donc tu dois te comporter comme un homme sur la terre, qui risque effectivement de tomber, mais qui en même temps avance. …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

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